MON ÂME DOLENTE
« Et je porte avec moi cette ardente souffrance »
Ce séisme profond venant de mon enfance,
Qui mon âme et mon cœur, pour toujours, a blessés,
Affectant, comme un mal, le champ de mes pensées.
Pareil à la source, jamais ne tarissant,
Mon esprit suinte du chagrin persistant.
Cette encre de ma plume et fluide de mes larmes,
Qui s'écoule sans fin et jamais ne désarme.
Et ce liquide amer distillé par mon être,
Cette bile, toujours, cause de mon mal-être,
Ne veux pas s'assécher pour apaiser mon âme,
Délivrant son aigreur telle une vive flamme.
Je ne vois dans les nues que de tristes tableaux,
Où, des enfants heureux y verraient des oiseaux.
Le couchant du soleil et ses mille couleurs,
Ne sont que voile noir, un linceul de douleur.
La plus belle des fleurs éclose en mon jardin,
Éveille vague à l'âme et ne crée que chagrin,
Au lieu que d'y porter de la félicité,
En transportant mon cœur de joie et volupté.
Mes balades aux champs ne sont rien que tourments,
Et le chant des oiseaux des cantiques dolents.
L'aurore du printemps réveille ma douleur,
Ses premiers doux rayons ne sont pour moi que pleurs.
Mes anciennes amours pareils à des ruptures,
Ont creusé le sillon de cette déchirure.
Rencontrerai-je un jour une douce ingénue,
Qui me procurera cette ivresse inconnue ?
Je cherche la lumière pour éclairer mon cœur,
Et remplacer l'ombre par sa douce lueur,
Afin que tous mes vers, chargés de désespoir,
Désertent leur berceau pour des mots pleins d'espoir.
Gérard Lorine.
Tous droits réservés.
Le premier vers de ce poème est de Guillaume Apollinaire dans « Calligrammes ». La suite est le fruit de mon imagination.
Ce séisme profond venant de mon enfance,
Qui mon âme et mon cœur, pour toujours, a blessés,
Affectant, comme un mal, le champ de mes pensées.
Pareil à la source, jamais ne tarissant,
Mon esprit suinte du chagrin persistant.
Cette encre de ma plume et fluide de mes larmes,
Qui s'écoule sans fin et jamais ne désarme.
Et ce liquide amer distillé par mon être,
Cette bile, toujours, cause de mon mal-être,
Ne veux pas s'assécher pour apaiser mon âme,
Délivrant son aigreur telle une vive flamme.
Je ne vois dans les nues que de tristes tableaux,
Où, des enfants heureux y verraient des oiseaux.
Le couchant du soleil et ses mille couleurs,
Ne sont que voile noir, un linceul de douleur.
La plus belle des fleurs éclose en mon jardin,
Éveille vague à l'âme et ne crée que chagrin,
Au lieu que d'y porter de la félicité,
En transportant mon cœur de joie et volupté.
Mes balades aux champs ne sont rien que tourments,
Et le chant des oiseaux des cantiques dolents.
L'aurore du printemps réveille ma douleur,
Ses premiers doux rayons ne sont pour moi que pleurs.
Mes anciennes amours pareils à des ruptures,
Ont creusé le sillon de cette déchirure.
Rencontrerai-je un jour une douce ingénue,
Qui me procurera cette ivresse inconnue ?
Je cherche la lumière pour éclairer mon cœur,
Et remplacer l'ombre par sa douce lueur,
Afin que tous mes vers, chargés de désespoir,
Désertent leur berceau pour des mots pleins d'espoir.
Gérard Lorine.
Tous droits réservés.
Le premier vers de ce poème est de Guillaume Apollinaire dans « Calligrammes ». La suite est le fruit de mon imagination.
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10 commentaires
larose · le jeudi 4 juillet 2013 à 10:31
En suivant ta belle plume je ne vois que des mots en fleurs mais c'est dommage leurs pétales tombent en suivant la source de ta plume, de rosées comme des larmes qui font seigner l'encre noirceur d'un poète en chagrin!!! Bravo, magnifique poème, merci!!! Bonne journée!! Amitiés
Gérard Lorine · le jeudi 4 juillet 2013 à 10:49
A te lire.
Amitiés
Gérard
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 4 juillet 2013 à 15:21
Bravo Gérard !
Amitié
http://www.mespoemes.net/signesdevie
Gérard Lorine · le jeudi 4 juillet 2013 à 15:35
Amitiés
Gérard
belespoirs · le jeudi 4 juillet 2013 à 15:53
http://www.mespoemes.net/belespoirs
bonjour
je trouve de la tristesse mais aussi de l'espoir dans ton poème et ça c'est merveilleux tu commences avec les larmes et tu finis avec l'espoir ! cela représente beaucoup ! j'aime lire et relire ce poème j'y reviendrai merci !
Amitiés
Gérard Lorine · le jeudi 4 juillet 2013 à 17:22
Merci de me lire et de me relire.
Amitiés
Gérard.
bluegirl · le jeudi 4 juillet 2013 à 19:56
Tu aimes Apollinaire, ou bien c'est cette phrase qui t'a si bien inspiré?
En tout cas, j'ai apprécié "l'exercice" dans la forme puisque j'aime les ateliers d'écriture. Et puis vient ce fond qui s'étire comme une triste destinée dont on ne sait s'échapper, et cet état d'esprit est vraiment bien décrit, comme "Je ne vois dans les nues que de tristes tableaux,
Où, des enfants heureux y verraient des oiseaux."
J'aime particulièrement ces 2
vers, car ils portent l'oubli du regard de l'enfance insouciante, et fait face à celle qui été trop affectée, tout comme celui qui chargé de désespoir, veut déserter le berceau de ses vers.
Amitiés poétiques.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Gérard Lorine · le vendredi 5 juillet 2013 à 10:04
Merci de me lire.
Amitiés.
Gérard.
José · le samedi 6 juillet 2013 à 06:56
Amitiés
Gérard Lorine · le samedi 6 juillet 2013 à 18:54
Amitiés
Gérard
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