L'eau verte 1
Une barque qui glisse lentement, en silence
Des rames qui caressent la surface de l'eau
Un chenal qui s'étire avec grande nonchalance,
Des trouées de lumière, de multiples halos,
Qui percent deci-delà, les hautes frondaisons
Et jettent dans l'eau sombre des paillettes dorées,
C'est là Tortuguero, à deux pas des marées,
Un vrai paradis vert qui défie les saisons.
Des jacinthes en nombre au gré de l'eau balancent
Le tapis de leurs feuilles qui forment des îlots
Et dans l'océan vert timidement élancent
Leurs fleurs d'un rose pâle et leurs maigres grelots.
Un papillon géant s'envole sans raison,
Magnifique morpho aux ailes chamarrées
Dans cette cathédrale sans prêtre ni curé
Il danse dans la lumière, ici est sa maison.
Il attend patiemment la venue du héron :
Le crocodile guette l'oiseau immaculé
Qui cherche les mollusques de son œil jaune et rond.
Là-bas un cormoran avant de s'envoler
Sèche ses ailes noires au soleil généreux.
Sur cette branche morte repose une tortue,
Plus haut c'est un toucan qui tout à coup s'est tu,
Et cache bien trop vite son bec si monstrueux.
Car les singes hurleurs sont les nouveaux patrons,
Leurs cris puissants et graves restent inégalés.
Ils vont de branche en branche et font les fanfarons
Ce sont les capucins qui tous s'en sont allés.
Sur le dos de sa mère, un jeune bienheureux,
Même endormi s'accroche inconscient et têtu.
Lové sur une branché et de jaune vêtu
Le serpent se révèle être très dangereux.
Tortuguero (Costa Rica, avril 2004)
Des rames qui caressent la surface de l'eau
Un chenal qui s'étire avec grande nonchalance,
Des trouées de lumière, de multiples halos,
Qui percent deci-delà, les hautes frondaisons
Et jettent dans l'eau sombre des paillettes dorées,
C'est là Tortuguero, à deux pas des marées,
Un vrai paradis vert qui défie les saisons.
Des jacinthes en nombre au gré de l'eau balancent
Le tapis de leurs feuilles qui forment des îlots
Et dans l'océan vert timidement élancent
Leurs fleurs d'un rose pâle et leurs maigres grelots.
Un papillon géant s'envole sans raison,
Magnifique morpho aux ailes chamarrées
Dans cette cathédrale sans prêtre ni curé
Il danse dans la lumière, ici est sa maison.
Il attend patiemment la venue du héron :
Le crocodile guette l'oiseau immaculé
Qui cherche les mollusques de son œil jaune et rond.
Là-bas un cormoran avant de s'envoler
Sèche ses ailes noires au soleil généreux.
Sur cette branche morte repose une tortue,
Plus haut c'est un toucan qui tout à coup s'est tu,
Et cache bien trop vite son bec si monstrueux.
Car les singes hurleurs sont les nouveaux patrons,
Leurs cris puissants et graves restent inégalés.
Ils vont de branche en branche et font les fanfarons
Ce sont les capucins qui tous s'en sont allés.
Sur le dos de sa mère, un jeune bienheureux,
Même endormi s'accroche inconscient et têtu.
Lové sur une branché et de jaune vêtu
Le serpent se révèle être très dangereux.
Tortuguero (Costa Rica, avril 2004)

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1 commentaire
domidom · le samedi 30 juin 2012 à 13:40
Au plaisir de te lire...
Amicalement....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
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