Rencontres nocturnes

Et battent les tambours des racines profondes
Ce voyage en Afrique, la matrice féconde,
Echauffe mon esprit et d'une joie m'inonde,
Comme un retour chez moi, aux origines du monde.
Gardée par une tour, elle apparaît enfin
Cette porte attendue qui ouvre le chemin
Sur un merveilleux monde de couleurs, de parfums
D'animaux exotiques protégés et sereins.
Et comme pour le prouver, avec un air hautain,
De grandes dames nous accueillent en ce petit matin.
J'ai vu des antilopes, des springboks chahuteurs,
Des koudous impériaux, des oryx enchanteurs,
J'ai vu des éléphants, tous à la queue leu leu
Trottiner vers la mare, pour un bain, pour des jeux.
J'ai encore le frisson au souvenir du lion
Qui dans les hautes herbes, suivait avec passion
Un petit animal, inconscient phacochère,
Dont le jeune félin, aurait fait bonne chaire
Mais qui fut alerté par des zèbres aux aguets
Et qui s'enfuie très vite la queue bien haut levée.
J'ai aussi vu les gnous qui allaient en troupeaux
Dans le petit matin aux différents points d'eau.
Mais c'est la nuit tombée que tout devient magique
Quand faiblement baignée de lumière électrique,
Une mare devient pour la nuit seulement
Théâtre d'émotions, rencontres du moment.
Il a fallu attendre, immobile, en silence
Voir les autres partir gagnés par l'impatience,
Pour seule distraction suivre un énorme criquet
Ou un renard furtif promptement s'abreuver,
Quand enfin tout à coup, des bruits, des craquements
Annoncent l'arrivée de celui qu'on attend :
C'est un rhinocéros, puis deux autres bientôt
Qui feront devant nous la tombée du rideau.
Que la nuit fut heureuse sous le ciel étoilé !
Une hyène trottine dans le jour retrouvé,
Un vautour se restaure d'une carcasse décharnée,
Et les cristaux de sel, sur le Pan déposés
Gardent en creux les traces des hôtes protégés
Qui dans nos souvenirs sont à jamais gravés.
Etosha (Namibie, juin 2001)
Ce voyage en Afrique, la matrice féconde,
Echauffe mon esprit et d'une joie m'inonde,
Comme un retour chez moi, aux origines du monde.
Gardée par une tour, elle apparaît enfin
Cette porte attendue qui ouvre le chemin
Sur un merveilleux monde de couleurs, de parfums
D'animaux exotiques protégés et sereins.
Et comme pour le prouver, avec un air hautain,
De grandes dames nous accueillent en ce petit matin.
J'ai vu des antilopes, des springboks chahuteurs,
Des koudous impériaux, des oryx enchanteurs,
J'ai vu des éléphants, tous à la queue leu leu
Trottiner vers la mare, pour un bain, pour des jeux.
J'ai encore le frisson au souvenir du lion
Qui dans les hautes herbes, suivait avec passion
Un petit animal, inconscient phacochère,
Dont le jeune félin, aurait fait bonne chaire
Mais qui fut alerté par des zèbres aux aguets
Et qui s'enfuie très vite la queue bien haut levée.
J'ai aussi vu les gnous qui allaient en troupeaux
Dans le petit matin aux différents points d'eau.
Mais c'est la nuit tombée que tout devient magique
Quand faiblement baignée de lumière électrique,
Une mare devient pour la nuit seulement
Théâtre d'émotions, rencontres du moment.
Il a fallu attendre, immobile, en silence
Voir les autres partir gagnés par l'impatience,
Pour seule distraction suivre un énorme criquet
Ou un renard furtif promptement s'abreuver,
Quand enfin tout à coup, des bruits, des craquements
Annoncent l'arrivée de celui qu'on attend :
C'est un rhinocéros, puis deux autres bientôt
Qui feront devant nous la tombée du rideau.
Que la nuit fut heureuse sous le ciel étoilé !
Une hyène trottine dans le jour retrouvé,
Un vautour se restaure d'une carcasse décharnée,
Et les cristaux de sel, sur le Pan déposés
Gardent en creux les traces des hôtes protégés
Qui dans nos souvenirs sont à jamais gravés.
Etosha (Namibie, juin 2001)
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4 commentaires
domidom · le mardi 3 juillet 2012 à 22:04
Mieux que des souvenirs, de magnifiques clichés qui je pense sont à jamais gravés dans ton esprit...
Au plaisir de te lire...
Amicalement....Domie...
José · le mercredi 4 juillet 2012 à 16:47
lasith · le vendredi 6 juillet 2012 à 17:28
Merci pour commentaires encourageants. Ce poème essaie de traduire ce que j'ai vraiement senti lorsque j'ai mis la première fois les pieds en Afrique : comme un retour en terre connue, un retour à la maison, un retour au vrai.
Merci pour vos lectures.
didou · le lundi 9 juillet 2012 à 14:38
amitié didou
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