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La Porte des Enfers

Le mardi 3 juillet 2012 à 17:43, posté par lasith · 93 lectures

Illustration du poème « La Porte des Enfers »
Les dieux étaient partis, chassés et oubliés,
Jehova, dieu jaloux, les avaient renversés
Et les pierres des temples par les hommes étaient prises
Pour construire à sa gloire, cathédrales et églises.
Même Zeus le vieux roi, avait dû à ce dieu
Laisser son trône libre sans larmes ni adieux.

Lui qui n'était alors qu'un simple serviteur,
Un employé obscur, un être de labeur,
Il était resté là, et son chien avec lui.
Mais depuis ce moment où les dieux avaient fui,
Il n'y avait plus d'âmes pour payer le passage
Et lui pauvre passeur attendait au péage.

Du Panthéon ancien, seul le dieu des enfers
Par-devers lui garda son royaume sous terre.
Mais à ces temps nouveaux il avait dû pourtant,
Sacrifier ses coutumes, prendre pour nom Satan,
Il n'y eut plus dès lors de Styx à traverser
La porte des enfers par d'autres fut gardée.

Sa barque maintenant, n'est plus qu'un souvenir,
Les scellés sur la porte ne peuvent plus tenir,
Et qu'importe après tout, qui donc connaît encor
Le chemin qui menait au monde après la mort ?
Mais les fumées fétides des flammes des enfers
Enveloppent à jamais, et Caron et Cerbère.



White Island (Nouvelle-Zélande, janvier 1998)
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3 commentaires

domidom · le mercredi 4 juillet 2012 à 21:41

Un petit tour dans la mythologie, je suis émerveillée par tes connaissances....
Un poème hors du commun, Satan aurait il perdu les clés qui ouvrent les portes de l'enfer ???
La lecture de ce poème me plonge dans une profonde méditation...
Mes amitiés cher Lasith....
Domie...

lasith · le vendredi 6 juillet 2012 à 17:25

Domie, merci pour ce commentaire si gentil. Je n'ai pas de connaissances particulièrement aigües sur la mythologie grecque, c'était juste un fort intérêt lorsque j'étais adolescent. Alors, lorsque j'étais sur "White Island", une petite île volcanique à quelques encablures de la Nouvelle Zélande, lorsque je me promenais dans les vapeurs souffrées, un casque sur la tête, un masque sur le visage et des protections aux pieds, l'association Volcans et bouches des enfers a été une évidence et j'ai donc imaginé que c'est ici que les braves âmes rencontraient Caron et son chien à trois têtes.
Je te remercie pour ta lecture.

didou · le lundi 9 juillet 2012 à 14:41

Avec ce poème c'est l'enfer qui brule aux bruissons, qui enflamme l'étendue de cet horizon BRAVOR encor une fois, ce voyage est fort en rebondissement il ne manque ni décor , ni de scène avant la vie qui trépigne après la mort...

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