Le dernier pas.
Silence ! Tout est redevenu silence après le bruit de ton dernier pas !...
Où que j’aille, je ne puis, ô Seigneur, connaître pire abandon !...
Un pas…Un dernier pas dans cette grande enceinte étrangère au pardon
a subitement résonné dans mon cœur comme un amour qui passe à trépas…
Dire que ce soir la nuit est belle comme tes yeux l’ont souvent aimée,
Gerbe d’étoiles parsemées que je ne puis, de ma fenêtre, encore contempler,
Au-delà de tous les champs de thym et de bruyère, elles jalouseraient ton reflet,
Tu n’auras, te diraient elles, pas à prendre la beauté, elle est en toi enracinée…
Ivre de ton parfum, je pourrais sans doute parcourir tant de belles forêts
Pour peu qu’il ne réussisse à se dissiper par ces portes mal calfeutrées…
L’heure est venue, je crois, où, montant la haut dans la chambre du fond,
Tu voudrais rouvrir le livre secret d’une âme que tu aimes à lire souvent…
De sorte qu’au petit matin toute la nature sur ton beau visage transparait
Comme le regrettable reflet changeant et beau d’un firmament sur la marée,
Comme ces frêles esquifs que font les grands nénuphars blancs sur les étangs
Ou, en un clos vert, le vol moiré d’une abeille, par un doux soir de printemps…
Slim le poète.
Où que j’aille, je ne puis, ô Seigneur, connaître pire abandon !...
Un pas…Un dernier pas dans cette grande enceinte étrangère au pardon
a subitement résonné dans mon cœur comme un amour qui passe à trépas…
Dire que ce soir la nuit est belle comme tes yeux l’ont souvent aimée,
Gerbe d’étoiles parsemées que je ne puis, de ma fenêtre, encore contempler,
Au-delà de tous les champs de thym et de bruyère, elles jalouseraient ton reflet,
Tu n’auras, te diraient elles, pas à prendre la beauté, elle est en toi enracinée…
Ivre de ton parfum, je pourrais sans doute parcourir tant de belles forêts
Pour peu qu’il ne réussisse à se dissiper par ces portes mal calfeutrées…
L’heure est venue, je crois, où, montant la haut dans la chambre du fond,
Tu voudrais rouvrir le livre secret d’une âme que tu aimes à lire souvent…
De sorte qu’au petit matin toute la nature sur ton beau visage transparait
Comme le regrettable reflet changeant et beau d’un firmament sur la marée,
Comme ces frêles esquifs que font les grands nénuphars blancs sur les étangs
Ou, en un clos vert, le vol moiré d’une abeille, par un doux soir de printemps…
Slim le poète.
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17 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 10 février 2012 à 22:26
Comme ces mots sont beaux, apaisants. L'amour, la beauté sont d'intemporelles splendeurs qui, s'ils nourrissent notre nostalgie, ramènent comme une complainte familière ce que le regard de notre coeur a photographié à tout jamais. Des images qui ne s'effaceront jamais de la pellicule de nos souvenirs. A bientôt mon ami. Que la nuit soit apaisement et te retrouve demain toujours aussi émerveillé des beautés que nous donne l'âme si elle est pure, ce qui est sans conteste ton cas. Amitiés très sincères. Philip.
Agrippa (Thierry Demercastel) · le vendredi 10 février 2012 à 22:37
lilorev · le samedi 11 février 2012 à 01:54
Une belle poésie pleine de délicatesse. J'ai savourée ton premier vers "Silence ! Tout est redevenu silence après le bruit de ton dernier pas !.." ça résume bien le vide immense que peut laisser une personne derrière elle.
"Le silence creuse mes peines
En fait des gouffres ou je me perds
Si loin, si loin de toi.."
Douce nuit. Lilo
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 11 février 2012 à 10:22
oliverjane1950 · le samedi 11 février 2012 à 11:24
Au-delà de tous les champs de thym et de bruyère, elles jalouseraient ton reflet,
Quel amour ! C'est magnifique...
Dans ton dernier vers sur le poème interactif, serait-il un réel message de ton ressenti ou vient-il de l'imagination ?
Tes commentaires sur mes poésies sont toujours lus avec attention. Oui, j'aime voir s'écouler le temps...car il apaise... et sans effet secondaire néfaste à autrui ou moi-même. Quant à la guerre...La Liberté défendue est légitime..et qui ne la défend pas est un mort vivant. Mais quand les canons résonnent... la guérison est incertaine...Liberté/Amour est un noeud qui ne doit couler. Amitiés Slim.
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
bluegirl · le samedi 11 février 2012 à 13:08
Je m'aprète à créer un second compte pour y écrire une nouvelle. Mais comme elle s'inspire de ton poème "l'absente", j'attends que tu m'autorises de poursuivre ta prose.
Je n'ose pas poster avant ta réponse que j'attends.
Amicalement Slim.
domidom · le samedi 11 février 2012 à 16:52
A mes yeux va briller cette gerbe d'étoiles, que j'aperçois par la fenêtre de mon âme restée entrouverte comme une porte, je vais respirer la douceur de tes vers et me laisser transporter dans un autre univers...
Ce poème, plein de douceur et de charme est un réel enchantement, il nous livre une joie mêlée de douce nostalgie, et dans le silence de tes pas, l'image féerique du bonheur....
Mes amitiés mon cher Slim et grand merci pour ce merveilleux poème....
Toutes mes amitiés...Domie...
domidom · le samedi 11 février 2012 à 16:54
lesprosesdeslim · le samedi 11 février 2012 à 22:24
de savoir que j'ai sans doute une imagination fertile comme tu sembles le croire, me comble d'une grande joie surtout que cette remarque me vient de toi. Je te remercie beaucoup pour ton commentaire et j'ai le plaisir d'apprendre que tu veux donner une suite à mon poème "l'absente". Cette louable perspective m'honore à un point que tu ne peux imaginer. J'attends avec impatience de lire cette heureuse suite que tu veux bien lui donner. Merci Lola pour ce beau cadeau que tu m'offres. Amitiés. Slim.
bluegirl · le samedi 11 février 2012 à 22:48
j'ai deja créé un nouveau compte, qui s'appelle mauvegirl, ma nouvelle s'appellera "l'absente", elle comportera plusieurs chapitres.
je vais de ce pas poster le début de la suite de ta prose, que je retoucherai peut être par la suite.
je te fais pas un cadeau là...non!...c'est un bel échange: je suis ravie moi aussi!!
tu verras que je ne me mesure pas à toi: j'ai des idées, mais pas des masses de vocabulaire.
amicalement Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 11 février 2012 à 22:50
je ne pouvais imaginer qu'un poème aussi simple que "le dernier pas" pouvait à ce point susciter autant d’intérêt. Cela ne va pas sans exhorter davantage mes inspirations futures toujours dans le sens d'une amélioration des vertus humaines.
Il est vrai mon cher frère que l'être humain nait fondamentalement bon. C'est l'environnement qui va par la suite, en grande partie, influer sur ses tendances. C'est en cela que les valeurs naturelles de l'homme qui sont traditionnellement altruistes sont appelées, via la poésie et surtout la solidarité, à venir au secours de tous les égarés. Encore une fois merci de nous avoir éclairés sur la magie de la solidarité et de son pouvoir à toujours réussir à fédérer en dépit de tout ce qui, visiblement, est en mesure de séparer. Amicalement. Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 11 février 2012 à 22:57
merci de m'avoir lu. Et d'avoir gratifié mon poème d'un tel superlatif m'emplit d'une grande joie. Amicalement Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 11 février 2012 à 23:11
L’évocation du partir un jour n'a jamais été pour moi un motif sérieux d'inspiration. Par contre, cela a depuis longtemps stimulé mon imagination.
Ton commentaire sur mon poème peut devenir en soi un autre poème tant tu as su l'orner de tes mots de poète. Amicalement. Slim
lesprosesdeslim · le samedi 11 février 2012 à 23:21
à travers le commentaire que tu m'as fait, je t'ai sentie profondément imprégnée d'une émotion forte, propre à tous les poètes qui savent se reconnaître entre eux. Ta sensibilité à fleur de peau a toujours été extrêmement touchante. Amitiés. Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 11 février 2012 à 23:34
ce n'est pas un commentaire que tu me fais, mais un véritable poème qui vient encore embellir le mien et lui donner un prolongement aussi heureux qu'inattendu. C'est vrai que je t'imagine bien, perdue dans ce champs de thym et de bruyère, rattrapée par un beau soir de printemps...Amicalement. Slim.
vesta · le lundi 13 février 2012 à 01:33
http://www.mespoemes.net/vesta
Le dernier quatrain est splendide mais le poème en entier est magnifique. Bravo. Et merci à vous. Amitiés
lesprosesdeslim · le lundi 13 février 2012 à 08:41
c'est un très gentil commentaire que vous me faites là d'autant, il est vrai, que le dernier quatrain semble avoir totalement échappé à mon inspiration. C'est sans doute pour cela qu'il vous a paru splendide. Merci pour votre commentaire. Amicalement. Slim.
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