La douleur du partir
Il est, me dit- on, de beaux soleils couchants chez vous
et j’aimerais tant les voir inonder vos cœurs, je vous l’avoue,
en ces moments suaves où, au terme de leurs longs crépuscules,
toutes les ombres infâmes, à votre passage, soudainement reculent…
Les rues sont bien désertes en cette fin journée d’automne
Si bien que la chanson triste que les feuilles mortes fredonnent
semble un long sanglot en ces lieux de grande solitude
et jamais, à mon gré, votre absence ne me fut aussi rude !...
Oh ! Ce soir j’ai le cœur bien lourd et l’âme tellement vide !
Que de souvenirs auxquels vais-je encore devoir toujours boire ?
Aucun son ne sort de ma bouche sèche, aucun appel ne m’invite
aux rêveries que je connus jadis à force encore d’y croire…
Qu’entre deux tempêtes apparaissent les douloureuses embellies
ou qu’au fait des arbres d’hiver se torturent des moineaux fatigués,
cela m’importe peu puisque le cœur du poète las n’est plus aux aguets
et puisque mes élans sincères parfois s’apparentent aux viles manies !...
Point n’est besoin d’être ce vieil Hugo en ce bas monde
ni de devenir cet ange dont le front éblouit le firmament
pour écrire sur cette page où manque la vérité immonde
toute l’amertume de vos visages en ces derniers moments.
Et pourtant, au fond, je caresse l’espoir de toujours vous revoir
car il est de nobles sentiments que nul raisonnement n’efface
et si vous me reveniez un jour après votre long et cruel départ
Je vivrais les froids à venir avec moins d’amertume, hélas !
Slim le poète.
et j’aimerais tant les voir inonder vos cœurs, je vous l’avoue,
en ces moments suaves où, au terme de leurs longs crépuscules,
toutes les ombres infâmes, à votre passage, soudainement reculent…
Les rues sont bien désertes en cette fin journée d’automne
Si bien que la chanson triste que les feuilles mortes fredonnent
semble un long sanglot en ces lieux de grande solitude
et jamais, à mon gré, votre absence ne me fut aussi rude !...
Oh ! Ce soir j’ai le cœur bien lourd et l’âme tellement vide !
Que de souvenirs auxquels vais-je encore devoir toujours boire ?
Aucun son ne sort de ma bouche sèche, aucun appel ne m’invite
aux rêveries que je connus jadis à force encore d’y croire…
Qu’entre deux tempêtes apparaissent les douloureuses embellies
ou qu’au fait des arbres d’hiver se torturent des moineaux fatigués,
cela m’importe peu puisque le cœur du poète las n’est plus aux aguets
et puisque mes élans sincères parfois s’apparentent aux viles manies !...
Point n’est besoin d’être ce vieil Hugo en ce bas monde
ni de devenir cet ange dont le front éblouit le firmament
pour écrire sur cette page où manque la vérité immonde
toute l’amertume de vos visages en ces derniers moments.
Et pourtant, au fond, je caresse l’espoir de toujours vous revoir
car il est de nobles sentiments que nul raisonnement n’efface
et si vous me reveniez un jour après votre long et cruel départ
Je vivrais les froids à venir avec moins d’amertume, hélas !
Slim le poète.
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16 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 30 mars 2012 à 20:14
Je profite de ce commentaire pour te dire deux choses :
- la première : je te remercie du fond du coeur pour les mots de réconfort que tu as écrit à Lola en ces douloureux moments qu'elle a vécu.
- la deuxième, si tu venais à être de passage à Paris, c'est avec très grand plaisir que nous te rencontrerions.
A bientôt, mon ami. Salam. Philip.
lesprosesdeslim · le vendredi 30 mars 2012 à 20:29
ta sensibilité me touche à un plus haut point, la preuve c'est que tu as été le premier à m'avoir commenté. La grande amitié qui te lie à Lola reste pour moi un signal fort de ce que, en matière d'humanisme et de philanthropie, tu peux réellement représenter aux yeux de tous les poètes qui animent si bien ce grand site.
Je te remercie beaucoup de vouloir me rencontrer. Cette perspective me réjouit à double titre car non seulement je serai fier de te connaître mais cela me permettra aussi d'aller rendre visite à mon fils ainé actuellement à Strasbourg pour un master en archéologie. Encore une fois un grand merci. Ton ami Slim.
worrell02 · le vendredi 30 mars 2012 à 22:59
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
Loïc · le samedi 31 mars 2012 à 00:30
J'aime l'avant-dernier quatrain : en effet, "Point n'est besoin d'être"... Le talent des Grands leur permet peut-être de mieux dire les choses, mais va savoir si on ne ressent pas les choses mieux qu'eux ! La valeur est partout pour qui sait la voir, même au-delà de la possible maladresse des mots.
Ce poème est dans le ton du "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" de Lamartine, mais j'aime autant quand c'est toi qui en parles. En te souhaitant non pas un retour de l'être aimé (il semble que ce ne soit qu'une rêverie, d'après les termes employés), mais une vie intérieure toujours féconde, quelle que soit sa source.
Amitiés Slim !
oliverjane1950 · le samedi 31 mars 2012 à 09:55
bluegirl · le samedi 31 mars 2012 à 10:08
à la douleur du partir que tu décris avec une grande sensibilité, je t'évoquerai le bonheur du retour, indiscociable puisse-t-on y croire.
une fois de plus, me voila inspirée, et j'ai envie d'écrire une sorte de réponse à ton poème, même si je n'aurais pas la prétentention d'égaler ta très belle écriture.
...
c'est mon idée que Philip te demande si on peut se rencontrer...il a aimé, alors si tu es de passage à Paris, prévient nous si possible un peu à l'avance car je voudrais te louper pour rien au monde LOL...
amitiés Slim.
lilorev · le samedi 31 mars 2012 à 15:38
Tu nous dis avec merveille cette « douleur du partir ». La beauté réside là ou l’être aimé se trouve, s’il s’en va il l’emporte avec lui. Du moins on se persuade qu’il en est ainsi et on se retrouve à errer dans un monde gris et sans saveur. Car ce cœur avec lequel on voit le monde est en deuil, dès lors comment pourrait-on voir la moindre couleur ? Sentir la moindre chaleur ?
Tout cela vit dans ton beau poème de façon profonde et poétique !
Amitiés. Lilo
lesprosesdeslim · le samedi 31 mars 2012 à 20:49
et puisse-t-il se faire avec celui également de vous voir aimer davantage tout ce que je serais en mesure d'écrire. Amicalement. Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 31 mars 2012 à 21:09
un commentaire très opportun, touchant précisément au vif de ce thème profond et mélancolique que cette douleur du partir.
Merci pour ces jolis vers de Lamartine car en effet elle est bien profonde l’absence de l’être aimé. Il n’existe pas de mots pour la qualifier. Merci de m’avoir lu. Amitiés. Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 31 mars 2012 à 21:33
"on a beau faire, on a beau dire qu'un homme averti en vaut deux"(citation de Jacques Brel). Quand il s'agit de fortes et heureuses émotions, elles effacent en général d'un bloc toutes les rancœurs accumulées au plus profond de notre cœur qui a, fort heureusement ce terrible don de pouvoir renaitre de ces cendres et de tout recommencer comme si c'était à chaque fois la toute première fois. Ton commentaire est très touchant. Merci. Amitiés. Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 31 mars 2012 à 21:51
je suis extrêmement ravi de te savoir enfin de retour parmi nous et surtout avec un tel moral!
Et de savoir que tu ambitionnes de donner une réponse à mon poème m'emplit d'aise à un tel point que j'ai beaucoup de mal à t'exprimer mes remerciements.
Du reste, je vous promets de vous le faire savoir dés que j'arriverai en France. Amitiés. Slim.
domidom · le samedi 31 mars 2012 à 21:54
Nous ne le dirons jamais assez, la souffrance qu'engendre le départ d'un être cher est toujours comme une plaie profonde, difficile et longue à cicatriser, les pleurs nous soulagent et le temps fait le reste....
Le reste!.....
Ce sont tous ces souvenirs qui reviennent nous hanter, avec eux, on peut revivre les moments les plus formidables que la vie nous a fait traverser....
La mort est tristesse pour celui qui reste, mais peut être est-elle bonheur et délivrance pour celui qui part, ne dit on pas,(Lorsque l'on est bien quelque part, on ne revient jamais), alors, imaginons l'éternité...
Mes amitiés mon cher Slim....
Au plaisir de te lire....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
lesprosesdeslim · le samedi 31 mars 2012 à 22:04
il est vrai que l'amour nous réduit à un état de dépendance tel que l'on finit par ne regarder le monde qu'à travers le regard de l'autre...Alors, comme tu dis, que nous reste t'il donc quand, tel un couperet, vient cette séparation annonciatrice de l'immense abîme désormais unique habitant de notre coeur en déperdition?...Merci de m'avoir lu. Amicalement. Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 31 mars 2012 à 22:52
ton émouvant commentaire donne encore plus de sens à mon poème et lui suggère encore beaucoup de confessions que la douleur et l'émotion qui vont avec n'ont pas réussi à m'extirper. Ta délicatesse a réussi là où mon empressement a très vite échoué. Très facilement, avec des mots qui te sont particuliers et un style qui sied à ta personnalité, tu as donné à mon poème un visage plus réconfortant et surtout relativisé toute la tristesse qui semble l'habiter. Merci de m'avoir lu. Amitiés. Slim.
bluegirl · le dimanche 1 avril 2012 à 00:29
j'ai bricolé un petit poème sur le bonheur du retour mais il se trouve que mon bon moral s'est effrité dans le cours de la journée pour réaliser que l'amour est autant assujeti à l'éphémère et tient peu compte de moi.
domage.
worrell02 · le mercredi 11 avril 2012 à 21:25
Au plaisir du partage.
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
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