Mélancolie
Non, je ne voudrais nullement m’arrêter sur le chemin, me retourner et embrasser d’un regard triste et monotone un monde qui me refuse car je lui suis désormais inutile et impur.
J’ignore le nombre d’années que porte mon dos vouté et déjà, balancé au gré du vent comme un roseau frêle et presque déraciné, je me sens tantôt soumis aux affres de la plus grande souffrance morale tantôt presque mort…
Pourtant, je respire toujours l’air frais et parfumé du printemps, je vois toujours le soleil inonder de sa chaude lumière les jardins verts aux feuillages bruissant et enfin, comme un adolescent, je pourrais offrir mon âme à tous les plaisirs du monde…
Je pourrais, bien qu’impotent, parcourir l’univers et vous décrire, à mon retour et avec l’émerveillement d’un enfant, toutes les couleurs des astres à partir du rouge vermeil qui ravit la vue jusqu’au noir d’ébène qui désole la pensée…
Et ce ne serait pas tout ! Je pourrais, à la nuit tombante, tandis-que vous iriez sur la plage écouter les rumeurs des vagues, mêler à cette douce musique les notes de ma vieille guitare, témoin de ma jeunesse, dont la mélodie habillera d’harmonie ma triste voix enrouée…
Je vous raconterais enfin tous les rêves que vécut ma lointaine jeunesse et, pareil à cette âme qu’effleura la muse dans un ultime vol céleste et qui découvrit l’ivresse de la vie pour la toute première fois, j’improviserais des poèmes d’amour qui seraient parés par tant de lumières et de chants magiques que leurs échos éblouiraient même le rêve innocent d’un oiseau endormi…
O, ce n’est pas tout, si vous ne me laissez pas tout seul, si vous ne partez pas encore, je vous dirai enfin l’histoire profonde et belle de mon premier amour…
Ecoutez-moi donc, je vous en prie, écoutez-moi donc, ne partez pas encore…
Slim le poète
J’ignore le nombre d’années que porte mon dos vouté et déjà, balancé au gré du vent comme un roseau frêle et presque déraciné, je me sens tantôt soumis aux affres de la plus grande souffrance morale tantôt presque mort…
Pourtant, je respire toujours l’air frais et parfumé du printemps, je vois toujours le soleil inonder de sa chaude lumière les jardins verts aux feuillages bruissant et enfin, comme un adolescent, je pourrais offrir mon âme à tous les plaisirs du monde…
Je pourrais, bien qu’impotent, parcourir l’univers et vous décrire, à mon retour et avec l’émerveillement d’un enfant, toutes les couleurs des astres à partir du rouge vermeil qui ravit la vue jusqu’au noir d’ébène qui désole la pensée…
Et ce ne serait pas tout ! Je pourrais, à la nuit tombante, tandis-que vous iriez sur la plage écouter les rumeurs des vagues, mêler à cette douce musique les notes de ma vieille guitare, témoin de ma jeunesse, dont la mélodie habillera d’harmonie ma triste voix enrouée…
Je vous raconterais enfin tous les rêves que vécut ma lointaine jeunesse et, pareil à cette âme qu’effleura la muse dans un ultime vol céleste et qui découvrit l’ivresse de la vie pour la toute première fois, j’improviserais des poèmes d’amour qui seraient parés par tant de lumières et de chants magiques que leurs échos éblouiraient même le rêve innocent d’un oiseau endormi…
O, ce n’est pas tout, si vous ne me laissez pas tout seul, si vous ne partez pas encore, je vous dirai enfin l’histoire profonde et belle de mon premier amour…
Ecoutez-moi donc, je vous en prie, écoutez-moi donc, ne partez pas encore…
Slim le poète
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13 commentaires
worrell02 · le mercredi 11 avril 2012 à 21:20
Je suis tout ouïe, pour la suite !
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
bluegirl · le mercredi 11 avril 2012 à 22:10
propres à ton univers, ou ton regard se porte aussi bien vers le passé que l'avenir...
je te souhaite que ton présent soit aussi riche que ces terres ou tu portes ton regard.
sincères amitiés Slim.
lilorev · le mercredi 11 avril 2012 à 22:58
Pris par la magie de tes mots je me prends à mettre mes pas dans les tiens avec une aisance déconcertante. Je ne demande qu’à te suivre encore sur ces chemins de « tous les possible » et je ne suis pas la seule.
Alors emmène-nous encore là où ton esprit s’évade, loin de nos corps fragiles…
Amitiés. Lilo
oliverjane1950 · le mercredi 11 avril 2012 à 23:41
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
larose · le jeudi 12 avril 2012 à 09:55
Je suis prete à te suivre sur le chemin chatoyant de ton soleil ardent!!! LOL
Merci pour ce beau partage cher poète
Bonne journée à toi
Amitiés
domidom · le jeudi 12 avril 2012 à 20:53
Ce poème construit sur une base mélancolique, ouvre à chaque vers un regard sur l'avenir et sur l'espoir....
Non , nous ne voulons pas te quitter, raconte-nous encore et encore tes souvenirs et l'histoire de ta première rencontre...
Un récit qui vous enlace et vous projette dans le lointain....
Au plaisir de te lire....
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
lesprosesdeslim · le vendredi 13 avril 2012 à 09:22
vos très gentils commentaires m'ont beaucoup touché. Je vous promets prochainement une suite à ce poème qui sera probablement un peu plus optimiste. Je vous remercie d'être restés à mes côtés et j'espère que vous saurez être patients. Amicalement. Slim.
oliverjane1950 · le vendredi 13 avril 2012 à 09:28
bluegirl · le vendredi 13 avril 2012 à 20:30
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 17 avril 2012 à 20:08
Tout d'abord, je te prie de m'excuser de mon retard à te commenter. Chacun de tes pas, sur le chemin du Temps que tu parcours d'un pas lent, mais en prenant la mesure de ce monde qui t'entoure, exacerbe ta grande sensibilité que tu nous fais partager. Vois-tu, je ne vois pas trop de mélancolie dans tes mots. La vie n'apporte pas que des joies. Mais quand on sait magnifier l'instant, celui qui nous émeut, qui a fait battre plus vite notre coeur. Comme le dit notre chère Lilo, tu empruntes alors le chemin de tous les possible, un chemin où l'on a intelligence de laisser sur les côtés ce qui sommes toute ne nous a pas grandi, pour ne marcher, pas après pas, sur ces pépites d'une intense richesse que j'appelle dans mon langage, "l'Or de la vie". Ce sont nos nobles sentiments, nos émotions collectées au fil des jours, au fil des rencontres et des échanges, des amours aussi..... Continues d'avancer sur ce chemin, mon ami. Nous serons, discrets et pudiques, humblement dans ton ombre. Amitiés sincères. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
lesprosesdeslim · le jeudi 19 avril 2012 à 19:12
"la mélancolie berce de doux chants
mon coeur qui s'oublie au soleil couchant..."( Paul Verlaine).
la prose, quand elle emprunte à la mélancolie les contours tellement subtils d'un ressenti au quotidien qui ne s'éloigne pas beaucoup de la solitude, joue aisément sur cette vaste palette qu'est la nuance. Il me semble à cet effet que tu as réellement bien cerné la portée de ce poème puisqu'en définitive tu ne l'as pas trouvé si mélancolique que ça. Ce qui est, du reste, très vrai.
Merci pour ton commentaire. Amitiés. Slim.
Loïc · le samedi 21 avril 2012 à 13:23
Le seul lien mélancolique que je vois entre tes deux proses, c'est ce fameux "premier amour" évoqué deux fois. Et les deux fois, à la fin, en chute, comme si tout le reste n'avait été écrit que pour en arriver à cette évocation, que tu ne développes pas mais qui paraît être le point d'orgue des deux écrits (donc sans doute leur point de départ, leur déclencheur d'inspiration).
Ne recule pas devant la tâche ! Cet amour que tu "pourrais nous décrire" (et TE décrire), décris-le ! On est toujours là. En ce qui me concerne, c'est déjà fait, à travers plusieurs poèmes postés ici ; je ne sais pas pour toi, mais j'ai eu la "chance" de connaître mon premier véritable amour à une époque où j'écrivais déjà de la poésie... j'ai donc pu faire des poèmes écrits "en live", et les relire me ramène à cette époque...
Les différences entre "Mélancolie I et II", je les vois surtout dans le fait qu'ici, le début est réellement mélancolique, voire très noir et même défaitiste (ce qui est progressivement équilibré par la beauté au fur et à mesure), et aussi dans le fait que le I présente une autre façon de "donner à l'autre" que le II. Les souvenirs sont difficiles à transmettre fidèlement, mais c'est plus aisé que l'amour universel évoqué dans le II...
Finalement j'ai bien fait de commenter les deux le même jour ; ils forment un tout qui donnent une impression d'errance rêveuse débridée, dans laquelle tu te cherches sans savoir exactement par où commencer, sans savoir ce que tu VEUX dire, ce que tu PEUX dire, et avec un peu de peur de ne pas SAVOIR le dire. Nul doute que de la gare géante que tu viens d'esquisser surgiront de nombreux trains, et de nombreux poèmes.
Amitiés Slim !
lesprosesdeslim · le lundi 23 avril 2012 à 11:05
tout d'abord, je tiens à te remercier de m'avoir lu et d'avoir donné une appréciation à mes deux poèmes qui est loin d'être erronée.
L'évocation de mon premier amour, du fait même qu'il obéit à mon besoin de l'exprimer, ne pouvait se faire que dans ce grand imbroglio emotionnel qui, de fait, ne pouvait imprimer à ma prose un sens relativement rationnel aux yeux de ceux qui me lisent.
Je ne m’imposai aucune directive dès l’instant où je commençai à composer cette prose et cela très probablement contribua beaucoup à ce que je ne fusse pas très clair dans mes insolites cheminements lyriques.
N'est-ce pas là, si je devais exclure tout l'aspect mystérieux (qui releverait de ma part, par endroit, d'une forme d'égoïsme du reste productive pour les besoins de ma cause) que réside sans doute toute la mystérieuse richesse de mes écrits? Obéir aveuglément à une inspiration, fût -elle furtive et peut être inappropriée à certains égards, reste à mon sens l'essence même d'un poème réussi...
Il est vrai que, à tête reposée, dans le fond je ne sais vraiment pas ce que je Veux et encore moins ce que je Peux dire. En revanche, je reste particulièrement serein quant à Savoir ce qu'à travers la suite à donner à Mélancolie II je me dois de vous révéler. Vois-tu cher Loïc, tes interrogations, bien que très à propos, m'encouragent davantage à entretenir ce mystère de l'incompréhension qui est même au coeur de tout l'interêt qu'à ma grande joie vous semblez tous porter à "ce premier amour."
Ce flou et ce grand brouillard émaillant mon inspiration égarée est, n'est-ce pas cher Loïc, ce qui pimente encore davantage votre charmante attente sans pour autant que vous perdiez de vue cette étrange mélancolie qui, pour le moment, vogue toujours aussi allegrement sur un bateau ivre...
Puisse-t-elle accoster à bon port. Amitiés. Slim.
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