L'ESCALE
Je tentai, hélas, l’ultime évasion à travers mes sempiternels poèmes
et, très souvent, emporté par l’avalanche de mes larmes en partance,
Je cherchai l’ivresse absolue en ces contrées que la muse encense
avant de m’assujettir aux affres d’un baiser sur des lèvres blêmes !...
Au creux d’un doux et petit val où mes strophes ailées me transportèrent,
j’aimai l’ombre douce qu’à mon âme les ronces drues accordèrent,
Je traversai, ainsi allongé, les rives enchantées d’un paradis retrouvé,
j’y décelai, enfin oh Seigneur ! L’âme d’un poème que jamais je n’achevai !...
Vieille plume d’où coulèrent, chaudes et abondantes, les larmes grenat de mon cœur,
Je ne pus te livrer aux folles tempêtes qui précédèrent mon ultime voyage
et, même en proie aux profonds délires qui dissipèrent toutes mes anciennes rancœurs,
doucement je te lavai de toute cette encre noire qui souilla mes frêles bagages !...
Ainsi libéré de cette vie amère, je planai, étrange oiseau des mers,
au dessus des eaux et des collines, sourd aux chants pathétiques des hommes,
ivre enfin de ce doux paradis que mes tristes vers stoïquement libérèrent
et je dormis, éveillé, du songe lumineux d’un ange à l’ombre d’un vieil orme…
Je revins, chancelant, parmi vous, las, comme un oiseau blessé,
vous me vîtes, chère âme, tentant vainement d’approcher mon pupitre déserté,
cherchant éperdument ma plume que tant de fois pourtant je caressai,
comme un aveugle désarçonné par le flot tumultueux des folles cités…
Slim le poète.
et, très souvent, emporté par l’avalanche de mes larmes en partance,
Je cherchai l’ivresse absolue en ces contrées que la muse encense
avant de m’assujettir aux affres d’un baiser sur des lèvres blêmes !...
Au creux d’un doux et petit val où mes strophes ailées me transportèrent,
j’aimai l’ombre douce qu’à mon âme les ronces drues accordèrent,
Je traversai, ainsi allongé, les rives enchantées d’un paradis retrouvé,
j’y décelai, enfin oh Seigneur ! L’âme d’un poème que jamais je n’achevai !...
Vieille plume d’où coulèrent, chaudes et abondantes, les larmes grenat de mon cœur,
Je ne pus te livrer aux folles tempêtes qui précédèrent mon ultime voyage
et, même en proie aux profonds délires qui dissipèrent toutes mes anciennes rancœurs,
doucement je te lavai de toute cette encre noire qui souilla mes frêles bagages !...
Ainsi libéré de cette vie amère, je planai, étrange oiseau des mers,
au dessus des eaux et des collines, sourd aux chants pathétiques des hommes,
ivre enfin de ce doux paradis que mes tristes vers stoïquement libérèrent
et je dormis, éveillé, du songe lumineux d’un ange à l’ombre d’un vieil orme…
Je revins, chancelant, parmi vous, las, comme un oiseau blessé,
vous me vîtes, chère âme, tentant vainement d’approcher mon pupitre déserté,
cherchant éperdument ma plume que tant de fois pourtant je caressai,
comme un aveugle désarçonné par le flot tumultueux des folles cités…
Slim le poète.
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14 commentaires
lesprosesdeslim · le jeudi 1 novembre 2012 à 16:59
J’ose espérer que ce poème vous plaira. Mes amitiés. Slim.
bluegirl · le jeudi 1 novembre 2012 à 19:00
j'ai pensé à toi ces temps ci de festivités, et bien contente que t'as remis pied à terre et main à la plume, fort en invocations de l'au delà.
ça fait 2 retours en une semaine avec Lilo, quel bonheur!
amitiés Slim.
lesprosesdeslim · le jeudi 1 novembre 2012 à 19:36
Merci pour ton commentaire. Toujours prompte à disserter comme à l’accoutumée, tu n’arrêteras jamais de me surprendre par ta gentillesse et ta fidélité. Amicalement. Slim.
lilorev · le jeudi 1 novembre 2012 à 21:39
« Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher »
Trop souvent nos blessures nous forces à l’exil, mais le pire qu’elle puisse faire c’est de nous enlever nos rimes, alors qu’importe nos errances et les épines qui couvrent nos corps, l’important c’est de pouvoir encore écrire, surtout quand on le fait si bien ! Merci pour cet agréable retour.
Amitiés, Lilo.
oliverjane1950 · le vendredi 2 novembre 2012 à 05:39
Toujours avec des mots simples tu vantes la poésie de ta prose musicale qui attire les poètes que nous sommes.
Ce congé sabbatique n'a pas affaibli ta plume qui comme l'albatros ne faiblit face aux tempêtes... humaines ?
Tes écrits sont souvent source d'inspiration.
Merci, Slim
Amitiés... Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 2 novembre 2012 à 06:55
lesprosesdeslim · le vendredi 2 novembre 2012 à 07:47
je te remercie pour les jolis vers de Beaudelaire car ils illustrent bien l'état d'âme particulièrement triste de mon poème. Le poète a ceci de particulier c'est qu'il use à souhait de son inspiration pour cet inépuisable essor à chaque fois qu'il aspire à un nouvel envol, et cela tu l'as parfaitement compris. Amitiés. Slim.
lesprosesdeslim · le vendredi 2 novembre 2012 à 08:00
j'ai été touché par ton dernier message, ce qui m'a valu l'écriture de ce poème.
"vous me vîtes, chère âme..."ce vers dans le dernier quatrain s'adresse à toi et c'est déjà si peu de chose au regard de ce que je te dois. Merci pour tes fidèles encouragements car tu restes toujours présent même quand je n'écris pas. Amitiés. Slim.
lesprosesdeslim · le vendredi 2 novembre 2012 à 08:14
je te remercie beaucoup pour cette grande marque de sympathie d'autant que je la sais profondément sincère. Que tu puisses m'assimiler à cette grande lumière sans laquelle la gigantesque roue de l'existence ne peut se mouvoir représente à mes yeux plus qu'un hommage, un sacerdoce auquel j'ai encore du mal à croire.
J'apprécie comme toujours la qualité de tes commentaires et t'adresse ma grande amitié. Slim.
worrell02 · le vendredi 2 novembre 2012 à 13:02
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
domidom · le lundi 5 novembre 2012 à 16:34
Il est bon quelquefois de se réfugier dans le silence, ainsi, nos muses se reposent aussi, elle ne viennent plus hanter notre cerveau afin de nous offrir un merveilleux retour...
Merci d'être à nouveau parmi nous...
Amitiés....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
oliverjane1950 · le lundi 5 novembre 2012 à 23:33
Je te remercie donc de cette reconnaissance à mon égard en espérant que ton goût de vivre se cristallise en ton cœur à tout jamais…
Toutes amitiés cher Slim
Oliver
lesprosesdeslim · le mercredi 7 novembre 2012 à 20:49
c'est également une grande joie pour moi de lire tes commentaires, connaissant ta sensibilité et ton inclinaison à la douce poésie. Amicalement. Slim.
lesprosesdeslim · le mercredi 7 novembre 2012 à 20:53
un chanteur disait:"Car le silence est souvent une façon d'aimer". Et il a sans doute raison, tout comme toi. Merci pour ton commentaire. Amicalement. Slim.
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