Si tu t'en vas...
Si tu t’en vas…
A mon ami Philip de Berg.
« …Convenez, Seigneur ! que c’est une chose bien triste de le voir qui s’en va… » (Victor Hugo).
C’est comme soudain un beau printemps sans arômes,
l’immensité de la mer bleue sans le bleu de ses embruns
l’ automne doux et serein sans pourtant le rouge de ses refrains,
le rossignol muet, soudain habité d’un long et étrange somme !...
C’est le grand hiver rude en une cabane vide et sans âtre,
c’est, au sortir d’une grande école, un tout petit enfant égaré,
c’est l’immense été sans le grand soleil d’un ciel étoilé,
la grande solitude, au soleil couchant, d’un misérable pâtre !..
C’est la nuit profonde et vide au fond d’un cœur esseulé,
la promenade triste et monotone d’un passant solitaire,
ah ! Chère grande âme, que n’as-tu donc évoqué Verlaine, Apollinaire,
que ne veillas-tu donc, toujours ivre de leurs douces strophes ailées !...
C’est l’amour, l’euphorie, la peine et le plaisir mais sans le grand Berg,
une toile blanche et bien triste pour nos cœurs désormais sans réelle ardeur
et, sans ta plume d’or qui miraculeusement nous mit tous en exergue
nous en serions tous hélas réduits à l’art de vouloir parodier toutes tes splendeurs !...
Alors, chère grande âme, conviens qu’il te faut défaire ta valise,
relever la tête et de nouveau respirer d’ici bas l’enivrante brise
que, pour toi et chastement, nos cœurs à l’unisson épanchent sur ton cœur
comme, en un jardin ravagé, soudain surgissent tant de beaux arbres en fleurs…
Slim le poète.
A mon ami Philip de Berg.
« …Convenez, Seigneur ! que c’est une chose bien triste de le voir qui s’en va… » (Victor Hugo).
C’est comme soudain un beau printemps sans arômes,
l’immensité de la mer bleue sans le bleu de ses embruns
l’ automne doux et serein sans pourtant le rouge de ses refrains,
le rossignol muet, soudain habité d’un long et étrange somme !...
C’est le grand hiver rude en une cabane vide et sans âtre,
c’est, au sortir d’une grande école, un tout petit enfant égaré,
c’est l’immense été sans le grand soleil d’un ciel étoilé,
la grande solitude, au soleil couchant, d’un misérable pâtre !..
C’est la nuit profonde et vide au fond d’un cœur esseulé,
la promenade triste et monotone d’un passant solitaire,
ah ! Chère grande âme, que n’as-tu donc évoqué Verlaine, Apollinaire,
que ne veillas-tu donc, toujours ivre de leurs douces strophes ailées !...
C’est l’amour, l’euphorie, la peine et le plaisir mais sans le grand Berg,
une toile blanche et bien triste pour nos cœurs désormais sans réelle ardeur
et, sans ta plume d’or qui miraculeusement nous mit tous en exergue
nous en serions tous hélas réduits à l’art de vouloir parodier toutes tes splendeurs !...
Alors, chère grande âme, conviens qu’il te faut défaire ta valise,
relever la tête et de nouveau respirer d’ici bas l’enivrante brise
que, pour toi et chastement, nos cœurs à l’unisson épanchent sur ton cœur
comme, en un jardin ravagé, soudain surgissent tant de beaux arbres en fleurs…
Slim le poète.
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13 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 15 novembre 2012 à 18:47
Maintenant, je voudrais te dire qu'il me tient à coeur, et je vois les choses comme cela, que les propos de ton poème, avec toute la bienveillance et la Beauté qu'il exprime soit aussi dédiés à une autre personne. Je relève la tête, pour vous donner encore et toujours ma chaleur de l'âme, mais ce n'est qu'une façade. Cette âme est brisée et pour longtemps. Et je n'accable personne. En tout cas, mille merci encore du fond du coeur. Salam, mon cher Slim. Philip.
lesprosesdeslim · le jeudi 15 novembre 2012 à 19:17
même avec ce sentiment de vivre avec une "âme brisée et pour longtemps," tu n'as nullement le droit de t'accabler davantage. Et pour cause, regarde un peu tous les commentaires sur ton poème"Merci" qui prouvent, si besoin est, toute l'affection que l'on te porte. Il n'existe pas de coeur sans faute. L'important est de repartir de nouveau, investi de la force nouvelle que nous lègue l'expérience vécue car après tout, reconnaître une faute est déjà une façon de la payer, toute proportion gardée. Tel que j'ai eu le plaisir de te connaître, je pense que tu sauras en tirer une leçon. Les propos de ce poème sont également dédiés à cette autre personne selon ta volonté. Ton ami slim
bluegirl · le jeudi 15 novembre 2012 à 22:28
t'as bien raison, que l'on ai fait une erreur ou qu'on ai laissé une erreur submerger sa sphère, s'accabler ou songer à fuir est inutile...mieux vaut en tirer des leçons!
au passage je voulais t'exprimer mon incompréhention sur ton com sur mon poème "séduction et mensonge".
je t'envoie un mail dans la soirée au sujet de ma nouvelle.
amitiés Slim.
larose · le vendredi 16 novembre 2012 à 11:25
Toujours aussi beau tes écrits, tu n'as pas seulement une belle plume,mais en plus tu as une belle âme, c'est super sympa de penser aux amis!!! Attention!! Philip ne pleure pas, je sais que ça te touche énormement!!! Les erreurs on les fait tous, c'est la vie!!! Merci pour ce beau partage!!! Bonne journée à toi cher poète!!!Amitiés
oliverjane1950 · le vendredi 16 novembre 2012 à 22:58
Amitiés, Slim et bonne nuit...
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 17 novembre 2012 à 08:29
Merci, mon cher Oliver. Et ici, c'est en effet surtout la générosité de notre cher Slim qu'il faut remercier. Que lui aussi ne quitte pas le site. Amitiés. Philip.
lesprosesdeslim · le samedi 17 novembre 2012 à 19:38
l'important comme tu le dis est de sortir indemne des erreurs que l'on peut commettre, dans le sens où chaque fois on n'en ressort grandis grâce à l'expérience dont on est enrichis. Je suis content que mon poème ait pu te plaire. Je te remercie beaucoup pour ton commentaire. Amicalement. Slim.
lesprosesdeslim · le samedi 17 novembre 2012 à 20:06
merci beaucoup pour la générosité romantique que tu me prêtes et je t'avoue que je ne me doutais pas que mon poème allait susciter un aussi gentil commentaire. Nous commettons tous des erreurs et quand un ami t’offre une épaule pour t’y épancher, la paix soudainement que tu y trouves s’habille très vite de délivrance et de sérénité. C'est un peu cela le message que je voulais transmettre dans mon poème. Merci infiniment mon cher ami. Amitiés. Slim
lesprosesdeslim · le samedi 17 novembre 2012 à 20:38
j'ai lu ton commentaire et tu as raison de souligner qu'au grand jamais on ne doit laisser une erreur transformer notre quotidien. L'important vois-tu est de toujours reconnaître nos impairs. C'est la seule condition de pouvoir continuer de nouveau son petit bonhomme de chemin, quelqu'en soient les diverses appréciations. Soulager sa conscience est toujours une façon nouvelle de tourner une page triste de sa vie et je pense que tu es de mon avis. Amicalement. Slim.
Agrippa (Thierry Demercastel) · le samedi 17 novembre 2012 à 22:52
domidom · le dimanche 18 novembre 2012 à 15:30
Pour revenir sur les erreurs ,qui peut se vanter de n'en n'avoir jamais commises, c'est un peu le propre de l'être humain, mais ne dit-on pas que, ( faute avouée et moitié pardonnée)...
Reconnaître ces erreurs , c'est faire preuve d'une grande humilité, ceci fait partie des enseignements de la vie....
Mes amitiés mon cher Slim....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
lesprosesdeslim · le dimanche 18 novembre 2012 à 19:47
Merci pour ton gentil commentaire.
Amitiés. Slim.
lesprosesdeslim · le dimanche 18 novembre 2012 à 19:57
ton commentaire, entier et spontané, me va droit au coeur car il émane de cette honnêteté et cette grande bravoure qui te caractérisent si bien.
Tu as tout à fait raison de nous rappeler qu'il n'existe pas d'être humain sans faute et que le plus important est de toujours reconnaître ses erreurs. Ce n'est qu'à cette condition que l'homme peut se vanter de toujours grandir aux yeux de l'humanité. Amicalement. Slim.
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