Mélancolie ( convalescence d'un chagrin )
Mélancolie ( convalescence d’un chagrin)
Il pleut beaucoup ces derniers temps
Il pleut beaucoup et ça m’arrange
J’explore mon univers flottant
Je me nourri de ce mélange
De tiédeur et d’humidité
J’embrasse toutes mes défaites
A l’abri
De mon nid
J’inspecte les pauvres conquêtes
De mon humble inutilité
Propice à la mélancolie
La pluie honore cette paresse
Ma vie se dénoue dans l’ennui
Comme elle brillait dans son ivresse
Au temps des grandes illusions
Mais aujourd’hui il est trop tard
Le désir
L’avenir
Se sont défaits de tous leurs fards
Mettant à nu la dérision
Comme si le temps se déchirait
Entre le sommet et l’abîme
C’est dans cet interstice que j’ai
Trouver le passage vers l’intime
De mon histoire inachevée,
Privée de ses palpitations
Brusquement
Me laissant
Dans les délices et les poisons
Insidieux de la vacuité
Douce et lourde mélancolie
Où je côtoie enfin mon âme
Je me dévore sans alibis
Et mon ego qui se pavane
Dans ce décors voluptueux
Fleur étrange et narcissique
S’épanouit
Se nourrit
De mes délires poétiques
Et d’un marasme mélodieux
Il pleut beaucoup et ça m’arrange
Car la tristesse ne me sied guère
Mes larmes sont celles d’un ange
Privé de ses ailes naguère
Son ombre flotte autour de moi
Comme un parfum connu, lointain
Un passé
Oublié
Le souvenir d’un lourd chagrin
Un orage qui n’éclate pas
Ne pleure pas petite fille
Je pense à toi bien trop souvent
Mes mots retissent fil à fil
Ta virginité, ton talent
Tout ce qui t’a été volé
Au nom de la triste raison
Vouée au monde sans amour
Et grandir !
Découvrir
En te réveillant un beau jour
Que tout ça ne tourne pas rond
Dans le silence de ma retraite
Je tente de te rassurer
Et dans mon corps de femme, peut être
Trouveras tu les armes sacrées
Nécessaires à ta délivrance...
Cendrillon disperse les restes
De tes cendres
Et demande
A la sorcière ou à l’ogresse
Les clés d’une nouvelle errance
Car de toi viendra mon salut
Je le sais par tout ce qui hurle
Dans ma gorge muette, tendue
Encore plus sèche qu’une vulve
De nonne, morte, privée d’amant
Je le sais par tout ce qui brille
Dans mes yeux
Amoureux
Oui je le sais petite fille
Je dois t’aimer, il est grand temps.
Lilith
(De l'enfant intérieur )
Il pleut beaucoup ces derniers temps
Il pleut beaucoup et ça m’arrange
J’explore mon univers flottant
Je me nourri de ce mélange
De tiédeur et d’humidité
J’embrasse toutes mes défaites
A l’abri
De mon nid
J’inspecte les pauvres conquêtes
De mon humble inutilité
Propice à la mélancolie
La pluie honore cette paresse
Ma vie se dénoue dans l’ennui
Comme elle brillait dans son ivresse
Au temps des grandes illusions
Mais aujourd’hui il est trop tard
Le désir
L’avenir
Se sont défaits de tous leurs fards
Mettant à nu la dérision
Comme si le temps se déchirait
Entre le sommet et l’abîme
C’est dans cet interstice que j’ai
Trouver le passage vers l’intime
De mon histoire inachevée,
Privée de ses palpitations
Brusquement
Me laissant
Dans les délices et les poisons
Insidieux de la vacuité
Douce et lourde mélancolie
Où je côtoie enfin mon âme
Je me dévore sans alibis
Et mon ego qui se pavane
Dans ce décors voluptueux
Fleur étrange et narcissique
S’épanouit
Se nourrit
De mes délires poétiques
Et d’un marasme mélodieux
Il pleut beaucoup et ça m’arrange
Car la tristesse ne me sied guère
Mes larmes sont celles d’un ange
Privé de ses ailes naguère
Son ombre flotte autour de moi
Comme un parfum connu, lointain
Un passé
Oublié
Le souvenir d’un lourd chagrin
Un orage qui n’éclate pas
Ne pleure pas petite fille
Je pense à toi bien trop souvent
Mes mots retissent fil à fil
Ta virginité, ton talent
Tout ce qui t’a été volé
Au nom de la triste raison
Vouée au monde sans amour
Et grandir !
Découvrir
En te réveillant un beau jour
Que tout ça ne tourne pas rond
Dans le silence de ma retraite
Je tente de te rassurer
Et dans mon corps de femme, peut être
Trouveras tu les armes sacrées
Nécessaires à ta délivrance...
Cendrillon disperse les restes
De tes cendres
Et demande
A la sorcière ou à l’ogresse
Les clés d’une nouvelle errance
Car de toi viendra mon salut
Je le sais par tout ce qui hurle
Dans ma gorge muette, tendue
Encore plus sèche qu’une vulve
De nonne, morte, privée d’amant
Je le sais par tout ce qui brille
Dans mes yeux
Amoureux
Oui je le sais petite fille
Je dois t’aimer, il est grand temps.
Lilith
(De l'enfant intérieur )
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2 commentaires
Dago Laborel · le vendredi 20 juillet 2007 à 13:44
lilith · le vendredi 20 juillet 2007 à 14:50
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