Hope
Une aube nouvelle se lève,
empreinte d'un secret espoir.
enivrante comme la sève,
qui embrase mon cœur
telle une liqueur de poire
Je n’ai plus jamais faim
Je n’ai plus jamais froid
Tous vos rêves défunts,
Et vos idées de roi,
Tous vos sombres parfums,
Ne pourront la ravir,
Elle est ce que je crois
Ma barque et mon navire,
Eau de feu, eau de vie,
Aucun plaisir nouveau
Ne vaut tes yeux ravis
Je défie tout dévot
Hurlant sur le parvis
Les mâcheurs de coca
Les sages fumeurs d’opium
Tous ces indélicats
Rêvant à leur podium
Ou d’extase égoïste
Quand le mendiant succombe
Quand son être résiste
A la froideur du monde
Glacé comme une tombe
Seule, sa beauté persiste
Elle, seule, extravagante,
Ma belle impressionniste
Ma douce impertinente,
La muse surréaliste
Un joli pas de danse
Et un ultime abri,
Face à la suffisance
De tous ces vieux débris
Elle croque les instants
Comme on croque un doux fruit
Je lui suis résistant
Sauf quand vient la nuit
Sans jamais hésiter,
Et sans le moindre ennui,
Je la rejoins encore
Je traverse Shanghaï
toujours si loin d’Angkor,
de sa maison de thé
Ici l’Asie dévore
mon vieux rêve d’entêté
Comme un chant de sirène
Elle m’entraine au matin
Et me guide sans peine
En ce jour, je l’atteins
Elle, seule, guérit ma haine
Mon esprit tortueux, si souvent torturé
Je caresse sa peau
A la senteur papaye
Où que j’aille, face à Elle,
Nulle magie n’est de taille
Sans charme, elle m’ensorcelle,
Sans filtre de crapaud
Sans plume d’hirondelle
Je la couche sur la paille
D’une natte soyeuse
Son kimono défait,
Avant qu’elle ne défaille
Je la sens si joyeuse
Et son sourire parfait
Valait tous ces périples,
Ces matins de grisaille
Qui donc n’a pas cherché
Sa Madame Butterfly
Dans les ruines d’un clocher
Dans un feu de broussailles
A l’aube ou au coucher
Loin des phares de Cornouailles
Là dans ses bras
C’est bien moi qui chinoise
J’enlace sous les draps
Cette fée pékinoise
Sans l’ombre d’un remord
Sans prononcer de phrase
oubliant pour un temps les alizées du nord
Sur la mer turquoise des lointains archipels
Pour cette sublime aurore
Toutes ces vagues qui appellent
Toutes ces cartes au Trésor
La revanche de la Belle
Près de ma souveraine
Je ne me sens exilé
Je l’attendrai ici
O ! Berceau de tendresse
Et j’atteindrai ainsi
Sous sa voute aux étoiles
ce jours où le printemps
claquera dans mes voiles.
empreinte d'un secret espoir.
enivrante comme la sève,
qui embrase mon cœur
telle une liqueur de poire
Je n’ai plus jamais faim
Je n’ai plus jamais froid
Tous vos rêves défunts,
Et vos idées de roi,
Tous vos sombres parfums,
Ne pourront la ravir,
Elle est ce que je crois
Ma barque et mon navire,
Eau de feu, eau de vie,
Aucun plaisir nouveau
Ne vaut tes yeux ravis
Je défie tout dévot
Hurlant sur le parvis
Les mâcheurs de coca
Les sages fumeurs d’opium
Tous ces indélicats
Rêvant à leur podium
Ou d’extase égoïste
Quand le mendiant succombe
Quand son être résiste
A la froideur du monde
Glacé comme une tombe
Seule, sa beauté persiste
Elle, seule, extravagante,
Ma belle impressionniste
Ma douce impertinente,
La muse surréaliste
Un joli pas de danse
Et un ultime abri,
Face à la suffisance
De tous ces vieux débris
Elle croque les instants
Comme on croque un doux fruit
Je lui suis résistant
Sauf quand vient la nuit
Sans jamais hésiter,
Et sans le moindre ennui,
Je la rejoins encore
Je traverse Shanghaï
toujours si loin d’Angkor,
de sa maison de thé
Ici l’Asie dévore
mon vieux rêve d’entêté
Comme un chant de sirène
Elle m’entraine au matin
Et me guide sans peine
En ce jour, je l’atteins
Elle, seule, guérit ma haine
Mon esprit tortueux, si souvent torturé
Je caresse sa peau
A la senteur papaye
Où que j’aille, face à Elle,
Nulle magie n’est de taille
Sans charme, elle m’ensorcelle,
Sans filtre de crapaud
Sans plume d’hirondelle
Je la couche sur la paille
D’une natte soyeuse
Son kimono défait,
Avant qu’elle ne défaille
Je la sens si joyeuse
Et son sourire parfait
Valait tous ces périples,
Ces matins de grisaille
Qui donc n’a pas cherché
Sa Madame Butterfly
Dans les ruines d’un clocher
Dans un feu de broussailles
A l’aube ou au coucher
Loin des phares de Cornouailles
Là dans ses bras
C’est bien moi qui chinoise
J’enlace sous les draps
Cette fée pékinoise
Sans l’ombre d’un remord
Sans prononcer de phrase
oubliant pour un temps les alizées du nord
Sur la mer turquoise des lointains archipels
Pour cette sublime aurore
Toutes ces vagues qui appellent
Toutes ces cartes au Trésor
La revanche de la Belle
Près de ma souveraine
Je ne me sens exilé
Je l’attendrai ici
O ! Berceau de tendresse
Et j’atteindrai ainsi
Sous sa voute aux étoiles
ce jours où le printemps
claquera dans mes voiles.
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