Il Teatro
Dans les coulisses,
à l’envers du décor,
les comédiens s’affairent
Perçant l’angoisse et ses mystères,
Ils sentent la peur serrant leurs corps.
Tour à tour silencieux
ou de rien conversant,
complices et malicieux
comme des chats persans.
Et puis parfois, odieux
Capricieux, grimaçant
Ils trépignent et exigent,
c’en est même agaçant
hystériques, ils se figent
deviennent menaçant.
Comme cette Diva à Vienne
Hurlant et renversant
la porcelaine ancienne
Installée dans sa loge,
déchirant les persiennes,
s’emmêlant dans sa toge
Brisant carafes et cristal,
remplissant l’atmosphère
d’une ambiance infernale
On peut très bien transmettre
l’émotion d’une pure voix
Si le Diable est le maître
Qui obéit au doigt ?
Personne sur cette terre, n’est digne d’être roi !
L’Amour, la Compassion resteront les seules Lois.
Et le respect incline en ces lieux prestigieux
Le simple régisseur y fera de son mieux,
Si on sait lui sourire et parler à son cœur
Il œuvrera alors comme un membre de la troupe,
offrira ses talents à chacun de vos pas,
ouvrira cette espace qui accueille et regroupe
fera de ce spectacle, un rêve qu’on retiendra.
Révérences aux maquilleuses
Elles, qui révèlent l’Ame aux miroirs,
grossissent une ride rieuse,
l'estompent puis l'épaississent
ou adoucissent, ici
le profond désespoir
d’une tragédienne soucieuse
et la fardent ainsi
au plein phare des lumières
Serait-ce une femme, serait-ce une fille ?
Ou bien un gars dans cette guêpière
Sachez qu’un éphèbe peut paraitre vieillard
Que dissimule donc ce curieux teint de pierre ?
Un regard qui scintille,
Un être qui vacille
troublant ce séduisant brouillard
Les costumières ajustent
les petits fils de manches
Des habits sombres et clairs
sur ces bustes, sur ces hanches
leurs aiguilles scintillent
avec dextérité,
et la plus belle manière,
Habiles et précises dans cette obscurité,
D’invisibles lanières
Se faufilent en cadence.
Regards étranges, sourires complices
Le trac atroce des actrices
Leurs petites fesses provocatrices
ou leur pudeur et leurs caprices
C’est un monde reflet
qui se voudrait parfait
Sans doute, l’œuvre d’un génie
Qu’on le dise, qu’on le nie
Chacun y a sa part,
Chacun y tient son rôle
C’est comme un quai de gare
Le brouhaha d’un hall
Certains fous s’y égarent
mais c’est tellement drôle
Ça s’appelle Comédie !
à l’envers du décor,
les comédiens s’affairent
Perçant l’angoisse et ses mystères,
Ils sentent la peur serrant leurs corps.
Tour à tour silencieux
ou de rien conversant,
complices et malicieux
comme des chats persans.
Et puis parfois, odieux
Capricieux, grimaçant
Ils trépignent et exigent,
c’en est même agaçant
hystériques, ils se figent
deviennent menaçant.
Comme cette Diva à Vienne
Hurlant et renversant
la porcelaine ancienne
Installée dans sa loge,
déchirant les persiennes,
s’emmêlant dans sa toge
Brisant carafes et cristal,
remplissant l’atmosphère
d’une ambiance infernale
On peut très bien transmettre
l’émotion d’une pure voix
Si le Diable est le maître
Qui obéit au doigt ?
Personne sur cette terre, n’est digne d’être roi !
L’Amour, la Compassion resteront les seules Lois.
Et le respect incline en ces lieux prestigieux
Le simple régisseur y fera de son mieux,
Si on sait lui sourire et parler à son cœur
Il œuvrera alors comme un membre de la troupe,
offrira ses talents à chacun de vos pas,
ouvrira cette espace qui accueille et regroupe
fera de ce spectacle, un rêve qu’on retiendra.
Révérences aux maquilleuses
Elles, qui révèlent l’Ame aux miroirs,
grossissent une ride rieuse,
l'estompent puis l'épaississent
ou adoucissent, ici
le profond désespoir
d’une tragédienne soucieuse
et la fardent ainsi
au plein phare des lumières
Serait-ce une femme, serait-ce une fille ?
Ou bien un gars dans cette guêpière
Sachez qu’un éphèbe peut paraitre vieillard
Que dissimule donc ce curieux teint de pierre ?
Un regard qui scintille,
Un être qui vacille
troublant ce séduisant brouillard
Les costumières ajustent
les petits fils de manches
Des habits sombres et clairs
sur ces bustes, sur ces hanches
leurs aiguilles scintillent
avec dextérité,
et la plus belle manière,
Habiles et précises dans cette obscurité,
D’invisibles lanières
Se faufilent en cadence.
Regards étranges, sourires complices
Le trac atroce des actrices
Leurs petites fesses provocatrices
ou leur pudeur et leurs caprices
C’est un monde reflet
qui se voudrait parfait
Sans doute, l’œuvre d’un génie
Qu’on le dise, qu’on le nie
Chacun y a sa part,
Chacun y tient son rôle
C’est comme un quai de gare
Le brouhaha d’un hall
Certains fous s’y égarent
mais c’est tellement drôle
Ça s’appelle Comédie !

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2 commentaires
Loïc · le jeudi 3 juin 2010 à 23:09
Amitiés
alto · le samedi 5 juin 2010 à 13:40
pris en mauvais latin,(n'en connaissant pas une miette) et du théâtre ?en plusieurs actes...Je n'avais pas lu...(mea culpa )
C'est un peu long pour la capacité de mes facultés vieillissantes,il me semble y avoir retrouvé les trois unités , un bon trio !
J'y reviendrai ! Salut !
http://www.mespoemes.net/alto
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