Le Ver
Le ver
Je suis un habitant des sols profonds et lourds,
Des jardins argileux ou des noires jachères,
Des landes envahies par des plantes amères
Où les adolescents camouflent leurs amours.
Je me plais dans la glaise où je creuse toujours
De vastes galeries ou des trous dans les terres
Tapissées de prairies, peuplées d’ombellifères,
Eternel compagnon des champs et des labours.
On m’appelle lombric ; d’autres, l’oligochète.
Pourtant, si d’aventure on me coupe la tête,
Comme jadis un roi, des français, mal aimé,
Je remue de plus belle et vis plus que jamais,
Pour offrir aux humains l’existence rampante
Qu’ils méprisent voyant leurs frères sous la tente.
R.D.
Je suis un habitant des sols profonds et lourds,
Des jardins argileux ou des noires jachères,
Des landes envahies par des plantes amères
Où les adolescents camouflent leurs amours.
Je me plais dans la glaise où je creuse toujours
De vastes galeries ou des trous dans les terres
Tapissées de prairies, peuplées d’ombellifères,
Eternel compagnon des champs et des labours.
On m’appelle lombric ; d’autres, l’oligochète.
Pourtant, si d’aventure on me coupe la tête,
Comme jadis un roi, des français, mal aimé,
Je remue de plus belle et vis plus que jamais,
Pour offrir aux humains l’existence rampante
Qu’ils méprisent voyant leurs frères sous la tente.
R.D.
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6 commentaires
Guy · le vendredi 27 juin 2014 à 16:50
Tu sais les faufiler aux détours du poème.
A me défiler pas, je te dirai que j'aime
Et qu'il serait sournois d'en écrire libelle !
Amitiés. Guy
http://www.mespoemes.net/renato
louis · le samedi 28 juin 2014 à 11:34
Concernant les lombrics, la "coupure" partageait rarement la bestiole en deux parties égales, chacune se tortillant de plus belle, bien évidemment. Par analogie, en ce qui me concerne, je ne suis pas un "fana" de la position de la césure. Les grands poètes post classiques, je ne t'apprends rien, ont souvent radicalement rompu avec les règles strictes édictées par Boileau, qui, à mon sens, donnent au vers une rythmique monotone, bien qu'il soit difficile d'y échapper dans la plupart des cas, pour les 12 pieds. Pour ma part, cela ne me gêne en rien de placer la césure n'importe où, même à l'intérieur d'un mot; je trouve même que le vers y gagne en pittoresque et tonicité. Dans le sonnet que je viens de proposer, ce choix n'apparaît pas de façon évidente, loin s'en faut, si ce n'est, partiellement, dans le dernier tercet.
Merci Guy pour ta visite éclairée et ton assiduité de commentateur. Richard.---
http://www.mespoemes.net/louis
micheline1940 · le dimanche 29 juin 2014 à 00:55
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Oh! Richard ! Cher Richard, comment avez-vous pu couper vivantes en deux
des bestioles de Dieu ? Les lombrics sont précieux, ameublissent la terre, l'aèrent bien à point pour accueillir la graine ! J'ai goûté au-delà de ce qui se peut dire, le récit de ce ver qui m'a donné sourire. Amicalement, Micheline
Ivy · le dimanche 29 juin 2014 à 16:21
Il y en a qui ont le verbe facile
D'autres qui ont du mal avec les vers
Et confondent même le ver et le verre
Un vers à l'endroit, un vers dit à l'envers
Et les larmes coulent dans le verre
Quand le poète déverse tous ses mots
Envers et contre tous, sans essuyer un revers
Mais le vers est-il le reflet du verbe
Ou verbe est-il à l'origine du vers
L'envers du décor ou le décor à l'envers
Voilà quelques questions,soulignées en vert
A classer dans la rubrique dite
"Divers"
Ivydall 17-07-07
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/worrell02
louis · le dimanche 29 juin 2014 à 20:56
http://www.mespoemes.net/louis
cerise · le lundi 30 juin 2014 à 09:30
J'ai beaucoup aimé cette histoire de ver. Il parait qu'ils sont beaucoup plus nombreux que nous. Leur rôle est très précieux.
Merci pour ce partage.
amitiés
Béatrice
http://www.mespoemes.net/cerise
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