ABSENCE
Dans le brouillard d’un matin dépoli,
Un aboiement, un coq qui s’époumone.
Là, dans ma chambre, une pendule sonne,
Dix heures et je suis encore au lit
Cuvant mon vin. L’alcool a démoli
Ma volonté dans les Côtes-du-Rhône :
A moi les murs ! La Terre m’abandonne !
Ne venez pas, je serais impoli.
En désespoir de me voir enfin sobre,
Tu me quittas par une nuit d’octobre ;
Tout l’oreiller sue notre amour défunt.
Sous les draps blancs froissés, ma main livide
Te cherche en vain en caressant le vide.
L’absence aussi peut avoir un parfum !
Un aboiement, un coq qui s’époumone.
Là, dans ma chambre, une pendule sonne,
Dix heures et je suis encore au lit
Cuvant mon vin. L’alcool a démoli
Ma volonté dans les Côtes-du-Rhône :
A moi les murs ! La Terre m’abandonne !
Ne venez pas, je serais impoli.
En désespoir de me voir enfin sobre,
Tu me quittas par une nuit d’octobre ;
Tout l’oreiller sue notre amour défunt.
Sous les draps blancs froissés, ma main livide
Te cherche en vain en caressant le vide.
L’absence aussi peut avoir un parfum !
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7 commentaires
misterb · le dimanche 26 octobre 2014 à 12:35
Guy · le dimanche 26 octobre 2014 à 18:36
"L’absence aussi peut avoir un parfum !" Quel beau vers, d'un sens profond !
Amicalement
louis · le dimanche 26 octobre 2014 à 19:02
Merci à toutes et à tous pour la visite.
Richard.
Lemecducerclezutique · le dimanche 26 octobre 2014 à 20:11
Amitiés Zutiques
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 27 octobre 2014 à 19:34
Allons-y :
De légers accents baudelairiens, mais d'une écriture poétique qui cependant t'est très personnelle. Agréable ! Un peu de dérision, une complainte un peu triste et ivre, comme un Pierrot lunaire un peu désemparé qui choisit ainsi la dérision. Mais dérision, que nenni....un sublime tercet final, ciselé et....émouvant. Que l'on n'oublie pas, comme.....le parfum de l'absence. Bien amicalement, Richard. Au grand plaisir de te lire. Philip.
domidom · le lundi 27 octobre 2014 à 21:01
Chaque chose flatte l'odorat, l'amour sent le bonheur, un naissance sent la joie, et la mort à le parfum des larmes...
(Cette caresse qui se perd dans le vide), on imagine fort bien ton ressenti....
Amitiés, Domie...
louis · le mardi 28 octobre 2014 à 23:43
Philip: Mon prénom est Richard, mon second prénom est Louis. J'ai donc choisi ce dernier comme loging, tout simplement. Je te remercie pour tes commentaires flatteurs, mais l'écriture de quelques poèmes n'est pour moi qu'une tentative( "Grimoire" ) qui meuble de temps à autre mes heures creuses de retraité. C'est là une activité où l'on peut donner libre cours aux exagérations et à la pure fiction, même si celle-ci trahit parfois les états d'âme les plus secrets.
Même si mes commentaires, comme pour bien d'autres, font souvent défaut,(Mespoèmes.net est un vaste monde), sache que je vais souvent sur ton site pour te lire et apprécier tout ce que tu peux nous apporter.
Amitiés. Richard.
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