SOIR SUR LA VILLE
Soir sur la ville
La ville, sous un dais vaste et opalescent,
Dans la géométrie sordide des volumes,
S’endort dans un soupir malade et sénescent,
Tel un souffle affecté par l’étreinte des rhumes.
Rien ne s’anime dans cet été finissant,
Livide, tout empli de souvenirs posthumes,
Qu’un sommeil langoureux rend tout déliquescent,
Tandis que, lentement, les heures se consument.
Aucun vol ne traverse un ciel décoloré,
Etranger aux lueurs des horizons splendides ;
Mon rêve se limite au relief mordoré
De ces hautes parois qui longent les rues vides
Et dont l’ombre matraque avec un assommoir
Des êtres désoeuvrés, croulant de désespoir.
( 1981)
La ville, sous un dais vaste et opalescent,
Dans la géométrie sordide des volumes,
S’endort dans un soupir malade et sénescent,
Tel un souffle affecté par l’étreinte des rhumes.
Rien ne s’anime dans cet été finissant,
Livide, tout empli de souvenirs posthumes,
Qu’un sommeil langoureux rend tout déliquescent,
Tandis que, lentement, les heures se consument.
Aucun vol ne traverse un ciel décoloré,
Etranger aux lueurs des horizons splendides ;
Mon rêve se limite au relief mordoré
De ces hautes parois qui longent les rues vides
Et dont l’ombre matraque avec un assommoir
Des êtres désoeuvrés, croulant de désespoir.
( 1981)
Note : 10/10
(1 vote)
· connectez-vous pour noter
5 commentaires
bluegirl · le lundi 27 octobre 2014 à 21:59
J'ai beaucoup aimé "la géométrie sordide des volumes", ainsi que la troisième strophe qui s'apparente au ressenti que j'ai dans ma ville.
Amicalement, Lola.
Guy · le lundi 27 octobre 2014 à 23:18
Et le dernier vers n'est pas franchement optimiste !
Amitiés
louis · le mardi 28 octobre 2014 à 23:47
Amitiés.
domidom · le mercredi 29 octobre 2014 à 17:27
Je ferme les yeux, et j'imagine la valse des ombres, se profilant autour des réverbères....
Alors, je frisonne....
J'ai adoré...
A plus, Domie...
Micheline 1940 · le lundi 3 novembre 2014 à 05:38
Amicalement,
Micheline.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.