SOIF
Quand, par les temps pluvieux et moroses d’automne,
La tristesse et l’ennui frappent de leur battoir,
L’aversion de la rue, sous un ciel en boue jaune,
M’entraine vers ces lieux où s’endort chaque soir
Le soleil affublé d’un halo monotone.
Et je fuis le troupeau des humains lourd et noir
Dont le pas fatigué sur le goudron résonne,
Imbibé d’une odeur acide d’urinoir.
Mais le vent de l’hiver a grincé sous des voûtes,
Son royaume est ailleurs et loin des avaloirs.
Et moi, hors des cités, en marchant sur les routes,
Dans l’écho lénitif de vagues nonchaloirs,
L’esprit enveloppé de la Béatitude,
Jusqu’à la nuit j’irai boire la solitude.
La tristesse et l’ennui frappent de leur battoir,
L’aversion de la rue, sous un ciel en boue jaune,
M’entraine vers ces lieux où s’endort chaque soir
Le soleil affublé d’un halo monotone.
Et je fuis le troupeau des humains lourd et noir
Dont le pas fatigué sur le goudron résonne,
Imbibé d’une odeur acide d’urinoir.
Mais le vent de l’hiver a grincé sous des voûtes,
Son royaume est ailleurs et loin des avaloirs.
Et moi, hors des cités, en marchant sur les routes,
Dans l’écho lénitif de vagues nonchaloirs,
L’esprit enveloppé de la Béatitude,
Jusqu’à la nuit j’irai boire la solitude.
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4 commentaires
Guy · le vendredi 26 décembre 2014 à 11:13
Plus que Jeune a aimé
Et nature a clamé,
Je parle d'Ancien Pline.
Désolé de cette mauvaise rime, l'année n'étant pas finie je n'ai pas encore pris de bonnes résolutions !
Amitiés
louis · le vendredi 26 décembre 2014 à 12:19
De revoir un peu qui fût Pline,
Bien que l'esprit dans la vapeur
Et mes nappes dans la soupline !
Amitiés.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 28 décembre 2014 à 19:31
Solitude du soir et du vent. Complainte mugissante de la morte saison que seul un....manteau d'hermine (ah, l'expression typique chère aux poètes) saurait égayer.
Mais, comme tu le dis pour clore ton poète, tu pars dans la nuit "boire" la solitude ! Un voyage choisi, doux et flou comme les limbes. Pour se sentir avec soi-même, dans le cocon qu'à choisi notre âme, à la mesure de nos envies. Amitiés, cher Richard. Philip
mespoemes.net/philipchevalier
Micheline 1940 · le lundi 29 décembre 2014 à 09:32
" Quand, par les temps pluvieux et moroses d’automne, " comme tous ceux qui suivent ... et je demeure dans le ravissement ... Merci Richard pour les riches émotions que vous nous offrez !
Mille amitiés,
Micheline.
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