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Grimoire

Le Poète Acrobate

Le vendredi 6 mars 2015 à 15:59, posté par richard · 313 lectures

Un poète souffrait atrocement du carpe.
Les chairs enveloppant ses os, tel un paquet,
S’enflaient et son radius commençait à s’arquer,

Au point qu’il délaissait et sa lyre et sa harpe :
Nonobstant qu’il passât de nombreux examens,
Ce poète marchait, tête en bas, sur les mains.

Mais alors tout son sang affluant au cerveau,
Il se plaignait souvent de céphalées et rhumes.
Pour dessert, il mangeait sa soupe de légumes
Et toujours, en entrée, une part de gâteau.

Il vivait à l'envers et dès qu'il faisait beau,
Il se mettait au lit dans des poses posthumes,
En dormant tout le jour sous son duvet de plumes,
Ne vivant que la nuit comme dans un caveau.
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4 commentaires

domidom · le vendredi 6 mars 2015 à 21:49

J'aime ce poème, quelle imagination mon cher Richard...
Marché sur les mains, c'est évident, que n'ayant plus les pieds sur terre la concentration doit être difficile, mais alors, quel bonheur!!!
Pouvoir marcher sur les mains, quand toutes vos articulations vous font souffrir...
Voilà une solution que j'aimerais adopter...
Amitiés, Domie...

louis · le samedi 7 mars 2015 à 08:29

Merci chère amie pour la visite.
Une légende veut que Dagobert 1er ait mis sa culotte à l'envers. Ici, le poète, quelque peu original, fait pire en enfilant son slip par dessus ses pantalons ! (Rions un peu !) Ceci afin d'insister sur la forme du sonnet, irrégulier au possible, où les tercets chevauchent les quatrains !

Sonnet loufoque et à l'envers.
Moi, dérangé ? Eh bien peut-être !
Mais je ne laisse rien paraître
Qu'au tournant m'attend Alzheimer !

Amitiés. Richard.

salus · le samedi 7 mars 2015 à 16:38

Sont certains sonnets qu'un aède inverse ;
Aurais-tu cru que c'est à ça que l’éden serve ?
Que ta verve adverse, aède, insiste donc, hein ?
Alzheimer est loin ! ...Comme le Tonkin !

louis · le samedi 7 mars 2015 à 21:12

L'aède ayant cassé son luth,
A la conscience abolie,
Frappé par l'âge ou le scorbut,
Se retranche dans la folie !

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