CORROSION
Le ciel était semblable à des fumées d’usine
Chargé d’inquiétude. On eut dit d’un linceul
Jeté sur les chemins silencieux. Et seul,
J’égarais mes pas dans la ramée purpurine.
Déjà, quelques frimas avaient taché de rouille
Le feuillage alangui tombant comme des pleurs ;
Des regrets, aux aguets, retenaient leurs douleurs,
Mais où donc est l’amour ? Où donc est sa dépouille ?
Et l’horizon drapait d’immense solitude
L’Azur tel un suaire en des cieux éplorés,
Sur la fresque du temps aux reflets mordorés
Des pâles destinées et de leur finitude.
Tout se corrode, les êtres, les choses, tout !
C’est la saison des murs abandonnant leur croûte
Et leurs gravats le long d’une improbable route
Aux larges nids de poule, allant on ne sait où.
Chargé d’inquiétude. On eut dit d’un linceul
Jeté sur les chemins silencieux. Et seul,
J’égarais mes pas dans la ramée purpurine.
Déjà, quelques frimas avaient taché de rouille
Le feuillage alangui tombant comme des pleurs ;
Des regrets, aux aguets, retenaient leurs douleurs,
Mais où donc est l’amour ? Où donc est sa dépouille ?
Et l’horizon drapait d’immense solitude
L’Azur tel un suaire en des cieux éplorés,
Sur la fresque du temps aux reflets mordorés
Des pâles destinées et de leur finitude.
Tout se corrode, les êtres, les choses, tout !
C’est la saison des murs abandonnant leur croûte
Et leurs gravats le long d’une improbable route
Aux larges nids de poule, allant on ne sait où.
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5 commentaires
domidom · le mardi 25 octobre 2016 à 16:42
Amitiés poétiques, Domie
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 26 octobre 2016 à 12:46
Un temps limité aujourd'hui, me contraint à être plus bref qu'à l'ordinaire !!!!
Je dirai donc : un mélange très réussi d"émotion propre à la saison qui s'installe, mêlé de métaphores très fortes, d'associations (Corrosion, amour....).
Ce poème a une très forte résonance. Amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philip.chevalier)
louis · le mardi 1 novembre 2016 à 21:35
mespoemes.net/louis/
Lucille · le jeudi 10 novembre 2016 à 21:29
louis · le mercredi 11 janvier 2017 à 09:05
Dans ce poème, il y a quand même, au 4eme quatrain, une faute de versification en poésie classique, à savoir qu'une consonne ne peut rimer avec une voyelle ("tout" et "on ne sait où"), mais j'assume.
Bonne année poétique 2017 !!
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