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Grimoire

L' OUBLI

Le jeudi 20 octobre 2016 à 10:13, posté par richard · 337 lectures

Des larmes sur tes joues creusent un long sillon
Parmi les souvenirs agrégés sur ta face
Qui collent sur ta peau comme un linge en haillon
Que le vent des douleurs n’épargne ni n’efface.


Une histoire qu’emporte un mauvais tourbillon
S’échoue sur le mur noir dans le fond d’une impasse,
Et comme la tempête emporte un papillon,
Le train fou de la vie t’abandonne sur place.


Sur le quai, tu te fonds dans la foule innombrable.
Tu disparais là-bas dans l'épaisseur du soir,
Dans des bruits de ferraille et dans le désespoir,


Et même ton parfum qui m’était agréable,
Se fond dans la machine et dans ses grincements.
L’Oubli ! L’Oubli ! Cautère et infirmier du temps !
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5 commentaires

Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 20 octobre 2016 à 11:33

Re-bonjour Louis. Ah il faut que je me rappelle que Richard....c'est Louis. Ouf, je me le suis rappelé.
Mais, venons-en à ton poème.
Il a une touche romantique certaine. Faits de la délicatesse du choix des mots qui étreignent un peu le coeur, car ce poème c'est aussi la vie qui chemine, le temps qui passe. La recherche de l'oubli ? Oui, c'est parfois un havre que l'on recherche, pour gommer (un temps ou toujours) les cicatrices de ce temps marqué de l'empreinte des jours.
Très belle poésie, Louis et je suis sincère, crois-moi. Prends soin de toi. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

louis · le jeudi 20 octobre 2016 à 19:11

Merci cher ami pour la visite.
A bientôt de te lire encore.
Amitiés.

domidom · le vendredi 21 octobre 2016 à 14:35

J'aime beaucoup, du spleen, beaucoup de délicatesse...
Même si le train disparaît dans le brouillard, les souvenirs demeurent et l'oubli ne vient jamais...
J'ai adoré te lire.
Amitiés, Domie.

Constance · le dimanche 23 octobre 2016 à 19:57

Très beau poème, par le rythme qui évoque bien celui d'un train, un peu lancinant. Par les mots aussi bien sûr qui renvoient les uns aux autres comme autant d'images en miroir. Tout est gris, noir (sauf le papillon, peut-être ?), et le sentiment d'impuissance domine, que seul un Oubli salvateur pourrait annihiler ...

louis · le mercredi 11 janvier 2017 à 09:15

Un oubli salvateur ? Je dirais, pour paraphraser un de mes auteurs favoris : Il n'est de pires maux que de n'en point avoir !!

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