L'INSTANT FUGACE
L’instant fugace avait altéré ton sourire,
L’heure ayant défleuri la rose sans un bruit.
Pourtant, des chemins clairs guident en pleine nuit,
Tes pas parmi la ronce et le roc de porphyre.
Et même quand ton long vêtement se déchire
Sous la lune qui prend ta lèvre pour un fruit,
Ton cœur toujours brûlant souffre de quelque ennui.
Cramponne-toi ! L’amour tangue comme un navire.
D’une tendresse de naufragée, tend tes bras :
Les anciens souvenirs habitent dans ta chambre
Où flotte le parfum du plaisir et de l’ambre,
Pour longtemps alangui dans le secret des draps.
Et garde-toi toujours, au pied du phytolaque,
De l’ombre où Cupidon trébuchait dans la flaque !
L’heure ayant défleuri la rose sans un bruit.
Pourtant, des chemins clairs guident en pleine nuit,
Tes pas parmi la ronce et le roc de porphyre.
Et même quand ton long vêtement se déchire
Sous la lune qui prend ta lèvre pour un fruit,
Ton cœur toujours brûlant souffre de quelque ennui.
Cramponne-toi ! L’amour tangue comme un navire.
D’une tendresse de naufragée, tend tes bras :
Les anciens souvenirs habitent dans ta chambre
Où flotte le parfum du plaisir et de l’ambre,
Pour longtemps alangui dans le secret des draps.
Et garde-toi toujours, au pied du phytolaque,
De l’ombre où Cupidon trébuchait dans la flaque !
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
6 commentaires
Constance · le samedi 8 octobre 2016 à 23:15
louis · le dimanche 9 octobre 2016 à 19:17
Merci Constance pour la visite.
domidom · le lundi 10 octobre 2016 à 16:10
Même si Cupidon trébuchait, il a toujours su se relever pour venir nous traverser le cœur de ses flèches...
Au bonheur de te lire...
Amitiés, Domie
louis · le mardi 18 octobre 2016 à 12:13
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 21 octobre 2016 à 09:43
Ah, le romantique que je suis est gâté ! Encore un délicat poème. Qu'est-ce que tu écris bien, mon ami, sans te flatter.
Les tendresses de naufragés (dans le plein sens du terme) sont peut-être les plus belles, même si elles sont douloureuse.
Ah, mais je m'aperçois à l'instant que Constance s'est, avant moi, attardé sur ce point.
Cupidon trébuchant ! Ah, ce *cupidon je le croise souvent dans les allées des parcs et châteaux, comme dans ce Jardin du Luxembourg à Paris que j'affectionne.
Pauvre Cupidon. Le Pierrot lunaire n'est pas en reste, sentimentalement.
A très bientôt Louis. Je vais me faire un plaisir de remonter le temps pour rattraper mon retard sur tes précédents poèmes que je n'avais pas encore lus ! (toujours cette sacrée confusion Louis/Richard !) Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
louis · le mercredi 11 janvier 2017 à 09:26
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.