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Grimoire

L'ETENDOIR

Le jeudi 10 novembre 2016 à 19:51, posté par richard · 290 lectures

Les femmes maintenaient leurs robes à grand-peine,
S’acharnant à lutter en vain contre les vents,
L’œil hâve découvrant, dispersés dans la plaine,
Les vieux effets rongés par les pluies et les ans.


Comme un gouffre marin que secoue la tempête,
Le lavoir débordait se vidant de ses eaux
Et ces femmes, battant brusquement en retraite,
Fuyaient, terrorisées, vers les champs de roseaux.


Que craignaient-elles dans les cannes de Provence,
A l'âge où l'on oublie tous les chants de l'enfance?
Et ces draps qu’elles ont pendus à l’étendoir ?


Des suaires, sans doute, abîmés par l’orage,
S’effilochant comme aux griffes d’un laminoir,
Telles, sur les écueils, les voiles du naufrage.
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5 commentaires

yoh · le jeudi 10 novembre 2016 à 22:28

"grand-peine" a voulu se passer de son tiret pour que je l'utilise à souligner la belle qualité de l'écriture ; l'expression "beure rance" peut paraître excessive ou désobligeante mais elle est sans doute le lot de tous les aînés...
De la belle ouvrage
En toute cordialité

louis · le jeudi 10 novembre 2016 à 23:41

Merci pour la leçon, je corrige tout de suite.
Au plaisir de te lire.
Amitiés.

Myosotis · le mardi 15 novembre 2016 à 20:44

En lisant tes mots, un tableau de maître se dévoilait à mon imaginaire. Cela aurait fait un joli thème.
Très belle écriture

louis · le mercredi 7 décembre 2016 à 13:56

Merci à toutes et à tous.
Amitiés.

xedroom · le mercredi 28 décembre 2016 à 18:23

Très belle éloquence. Très descriptif et élégant. Parfait!

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