Ferrade
Viens, froisse de tes pas les champs de salicornes.
Ici, la liberté fleurit dans les roseaux,
On y voit des flamants à côté des taureaux,
Fiers de leurs yeux noirs et de leurs belles cornes.
Le vent s’est engouffré jusque dans ta chemise
Et caresse la rose irisée de tes seins.
Le gardian, de sa botte, aiguillonne les reins
De sa monture blanche à la crinière grise.
Un habile lasso a terrassé l’anouble.
Des hommes beaux et forts le tiennent à l’arrêt.
L’un lui saisit la queue et l’autre le jarret,
Et les chairs sont marquées sans remords ni sans trouble,
Au milieu de l’enclos d’où monte une clameur.
Et toi, de quel fer rouge as-tu gravé mon cœur ?
Ici, la liberté fleurit dans les roseaux,
On y voit des flamants à côté des taureaux,
Fiers de leurs yeux noirs et de leurs belles cornes.
Le vent s’est engouffré jusque dans ta chemise
Et caresse la rose irisée de tes seins.
Le gardian, de sa botte, aiguillonne les reins
De sa monture blanche à la crinière grise.
Un habile lasso a terrassé l’anouble.
Des hommes beaux et forts le tiennent à l’arrêt.
L’un lui saisit la queue et l’autre le jarret,
Et les chairs sont marquées sans remords ni sans trouble,
Au milieu de l’enclos d’où monte une clameur.
Et toi, de quel fer rouge as-tu gravé mon cœur ?
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7 commentaires
yoh · le lundi 13 février 2017 à 20:20
Au 4ème vers, fiers est-il en diérèse ou manque-t-il un « de » avant leurs cornes ?
louis · le mardi 14 février 2017 à 08:27
Tu as, en toute rigueur, complétement raison.
Mon tableau de diphtongues m'indique que le groupe "iè" est en synérèse sauf dans "fier" (avec quelques autres).
J'aurais dû écrire alors:
"Fiers de leurs yeux noirs et de leurs belles cornes".
Je laisse le soin à chaque lecteur de lire le quatrain suivant levers ainsi corrigé.
Merci pour ta visite et ta perspicacité.
domidom · le mardi 14 février 2017 à 14:04
Une fois de plus, j'ai pris beaucoup de plaisir à décrypter ce superbe poème...
J'aime beaucoup...
A plus, Domie
louis · le vendredi 17 février 2017 à 20:30
J'ai effectivement mis "fiers" en diérèse.
Amitiés.
louis · le samedi 18 février 2017 à 08:29
Il ne s'agit en rien d'une corrida, puisque la bête n'est pas transpercée, mais simplement marquée aux fers.
Le veau rejoint ensuite sa manade d'un pas guilleret. Chez nous autres, les marques au fer rouge sont parfois moins visibles quoique souvent plus nombreuses et insidieuses et la bête humaine ne s'en relève jamais sans blessures profondes.
Merci pour ton amicale visite.
Micheline 1940 · le jeudi 23 février 2017 à 10:52
Quel merveilleux poème ! Et combien j'ai aimé votre " Et toi, de quel fer rouge as-tu gravé mon cœur ? " qui est un vers plus que magnifique ! Merci pour l'émoi qu'il éveilla en moi !!!
Mille amitiés,
Micheline.
Louis · le vendredi 24 février 2017 à 08:31
chacun de vos commentaires est un plaisir !
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