Reflets
Le ciel est jaune tel un fantasme hépatique.
L’amour, que les ennuis plaquent comme un brouillard
Sur l’humus gras et lourd où se plaît le fayard,
Stagne, flasque, avachi, indolent, lymphatique.
Souviens-toi, dans l’hiver, de l’ombre aromatique,
Quand l’âtre, de tes chairs, abolissait le fard,
Ivresse de parfums suaves et de nard,
Reflets d’ambre embaumés de senteur exotique !
C’était hier. Départ pour un pays magique !
Cythère où les chemins ignorent le hasard !
Un Mirage guettait disant : “ il est trop tard,
L’histoire est achevée ; l’aventure, utopique ! ”
L’amour, que les ennuis plaquent comme un brouillard
Sur l’humus gras et lourd où se plaît le fayard,
Stagne, flasque, avachi, indolent, lymphatique.
Souviens-toi, dans l’hiver, de l’ombre aromatique,
Quand l’âtre, de tes chairs, abolissait le fard,
Ivresse de parfums suaves et de nard,
Reflets d’ambre embaumés de senteur exotique !
C’était hier. Départ pour un pays magique !
Cythère où les chemins ignorent le hasard !
Un Mirage guettait disant : “ il est trop tard,
L’histoire est achevée ; l’aventure, utopique ! ”
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2 commentaires
micheline1940 · le jeudi 26 novembre 2020 à 20:14
J'aime beaucoup votre texte absolument touchant, avec cette légère pointe de défaitisme qui plait aux romantiques que nous sommes !
Je ne vous lisais plus depuis bien longtemps. Aussi, je souhaite que votre santé n'en était point la cause, et vous augure un heureux retour parmi nous ! Avec ma parfaite amitié,
Micheline.
louis · le vendredi 27 novembre 2020 à 11:26
Oui, défaitisme est bien le mot qui convient par les temps qui courent. Comme une espèce de dégout qui annihile toute envie de croire et d'espérer.
Merci pour votre réconfort.
Richard.
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