Confinée
Le soir qui tombe annonce une nuit sans sommeil.
La lampe de l'ennui vacille sur novembre
Revêtu d’un tapis aux mornes couleurs d’ambre,
Oripeaux d’un été où s’épuise un soleil.
Des larmes ont lavé tes joues dès ton réveil.
L’odeur de nos ébats a déserté la chambre,
La poupée de chiffons s’affaisse et se démembre
Sur tes draps fatigués dans leur triste appareil.
Voici venir l’hiver. L’hiver couleur d’absence.
La crasse sur ta vitre anéantit l’espoir,
Tu te cognes partout en marchant dans le noir
Et les aspérités des journées de silence.
Car elle est sur le seuil de ta pièce exigüe
La horde délétère aux relents de cigüe.
La lampe de l'ennui vacille sur novembre
Revêtu d’un tapis aux mornes couleurs d’ambre,
Oripeaux d’un été où s’épuise un soleil.
Des larmes ont lavé tes joues dès ton réveil.
L’odeur de nos ébats a déserté la chambre,
La poupée de chiffons s’affaisse et se démembre
Sur tes draps fatigués dans leur triste appareil.
Voici venir l’hiver. L’hiver couleur d’absence.
La crasse sur ta vitre anéantit l’espoir,
Tu te cognes partout en marchant dans le noir
Et les aspérités des journées de silence.
Car elle est sur le seuil de ta pièce exigüe
La horde délétère aux relents de cigüe.
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2 commentaires
José · le dimanche 6 décembre 2020 à 10:06
Un beau poème sombre que j'ai aimé lire.
Bon dimanche.
louis · le mercredi 9 décembre 2020 à 09:59
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