Silence !

Silence inquiétant derrière des murs morts
Fissures assassines ornent et font le décore
Toiles d’araignées sur un vide voilé
Il est l’heure triste des âmes oubliées
Ombres du passé en ces lieux abandonnés
Chantent têtes courbées qu’on la leur a volé
Leur existence fluide, leur destin de damnés
Comme on vole aux poupées leur éternité
Il est là le poète tentant de capturer
Ce qu’il ne sait pas, ce qu’il a deviné
Dans le froid, le trépas d’autres lui susurrent
Pour ses mots et rimes de nouvelles aventures
Il embrasse le sol inerte et perdu
Ressent la détresse, la peur inattendue
Chancelle en ces lieux obscurs
Les contemple, les conjugue à son futur
Il y est presque dans son habit de mort
Sentant la haine, le trouble très fort
Comme cet homme jadis poignardé
Comme cette femme un jour violée
Il puise dans les abîmes du monde
Le plus beau, le dur l’immonde
Il est l’artiste qui se perd
Et fait des mots sa guerre
Fissures assassines ornent et font le décore
Toiles d’araignées sur un vide voilé
Il est l’heure triste des âmes oubliées
Ombres du passé en ces lieux abandonnés
Chantent têtes courbées qu’on la leur a volé
Leur existence fluide, leur destin de damnés
Comme on vole aux poupées leur éternité
Il est là le poète tentant de capturer
Ce qu’il ne sait pas, ce qu’il a deviné
Dans le froid, le trépas d’autres lui susurrent
Pour ses mots et rimes de nouvelles aventures
Il embrasse le sol inerte et perdu
Ressent la détresse, la peur inattendue
Chancelle en ces lieux obscurs
Les contemple, les conjugue à son futur
Il y est presque dans son habit de mort
Sentant la haine, le trouble très fort
Comme cet homme jadis poignardé
Comme cette femme un jour violée
Il puise dans les abîmes du monde
Le plus beau, le dur l’immonde
Il est l’artiste qui se perd
Et fait des mots sa guerre
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