Scène de Vie
Un chemin, un banc vide, un arbre, un décor de paradis où chantent des oiseaux, au loin une forme avance lentement, c’est une jeune enfant vêtue de blanc.
Derrière elle s’obscurcie la nature, est elle folle, enfant du diable drapée d’un habit de fée. Ce n’est que la fin d’un film où ni le mal, ni le bien ne gagne, sur l’écran se dessinent, noms d’acteurs, réalisateurs, décorateurs, maquilleurs…. Et c’est alors qu’il se lève, seul dans cette sale, immense et froide, où seul son cœur battait devant des scènes d’effroi.
Alors il remet son manteau, cet énorme vêtement qui le protège cependant à peine du froid, enroule son écharpe et rentre chez lui…. Enfin puisqu’il doit l’appeler ainsi…
La rue est déserte, ville morte vêtue de la robe de la nuit, aucune lueur, aucune beauté, ville perdue, ville muette.
Et il pense à ce film si effrayant, si absurde, cette enfant, on dirait sa fille, il ne l’a pas vue depuis dix ans…Dix ans au trou, dix ans de honte, derrière les barreaux de la haine, derrière le tombeau de la peine. Depuis trois mois il est libre, depuis trois mois il est ivre, ivre de cette peur qui broie l’avenir, trop malade pour retrouver les siens.
Cette ville est comme un nouveau cachot, le silence des espaces, les inconnus qui à peine le regardent, loin de tout, loin d’eux, sa fille, sa femme, sa famille… Dix ans pour une sombre histoire à espérer un jour enfin les revoir, la liberté à un goût amer pour cet homme qui ne sait que faire…. Mille scénarios dans sa tête, je leur dirai «bonjour, je suis de retour…. J’ai payé mes fautes»… Ils croiraient que c’est la fin, mais ils verraient la pâleur de son teint, la maigreur de ses mains, son regard absent et si effrayant, il verraient écrit sur son front : Attention VIH… Dix ans d’absence, et il se meure, loin d’Elles, sa fille, sa femme, les plus belles… il en mourra de ne plus les revoir, se laissera mourir pour ne pas leur faire vivre le pire……….
Il ouvre une porte, petite pièce qui fait la morte, il s’allonge et s’endort, ce n’est que la fin d’une vie mais personne n’a écrit de script ni créé les décors.
The End.
Derrière elle s’obscurcie la nature, est elle folle, enfant du diable drapée d’un habit de fée. Ce n’est que la fin d’un film où ni le mal, ni le bien ne gagne, sur l’écran se dessinent, noms d’acteurs, réalisateurs, décorateurs, maquilleurs…. Et c’est alors qu’il se lève, seul dans cette sale, immense et froide, où seul son cœur battait devant des scènes d’effroi.
Alors il remet son manteau, cet énorme vêtement qui le protège cependant à peine du froid, enroule son écharpe et rentre chez lui…. Enfin puisqu’il doit l’appeler ainsi…
La rue est déserte, ville morte vêtue de la robe de la nuit, aucune lueur, aucune beauté, ville perdue, ville muette.
Et il pense à ce film si effrayant, si absurde, cette enfant, on dirait sa fille, il ne l’a pas vue depuis dix ans…Dix ans au trou, dix ans de honte, derrière les barreaux de la haine, derrière le tombeau de la peine. Depuis trois mois il est libre, depuis trois mois il est ivre, ivre de cette peur qui broie l’avenir, trop malade pour retrouver les siens.
Cette ville est comme un nouveau cachot, le silence des espaces, les inconnus qui à peine le regardent, loin de tout, loin d’eux, sa fille, sa femme, sa famille… Dix ans pour une sombre histoire à espérer un jour enfin les revoir, la liberté à un goût amer pour cet homme qui ne sait que faire…. Mille scénarios dans sa tête, je leur dirai «bonjour, je suis de retour…. J’ai payé mes fautes»… Ils croiraient que c’est la fin, mais ils verraient la pâleur de son teint, la maigreur de ses mains, son regard absent et si effrayant, il verraient écrit sur son front : Attention VIH… Dix ans d’absence, et il se meure, loin d’Elles, sa fille, sa femme, les plus belles… il en mourra de ne plus les revoir, se laissera mourir pour ne pas leur faire vivre le pire……….
Il ouvre une porte, petite pièce qui fait la morte, il s’allonge et s’endort, ce n’est que la fin d’une vie mais personne n’a écrit de script ni créé les décors.
The End.
1 commentaire
Panopa · le mercredi 15 décembre 2004 à 21:40
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