Le cygne et le corbeau

Nageant solennellement sur l'eau claire d'une rivière
Se pavanant, s'exhibant, orgueilleux, pimpant et fier,
Gonflant fort le jabot, paradant au milieu des roseaux,
Valorisant son blanc immaculé : un cygne faisait le beau.
Sur la berge voisine, se débattant avec une charogne
Un corbeau consommait son festin sans vergogne
Ne prêtant guère attention au volatile prétentieux
Qui manifestait de sa superbe à qui mieux-mieux.
Assuré de sa prestance, le cygne héla son sombre congénère :
- "Hey, oiseau à la robe d'ébène, au plumage de suie,
Comme tu es affreux, comme tu reflètes la misère !
Que ta couleur m'inspire le dégoût et le mépris !"
Non éhonté par ses propos haineux, prolongeant ses dires indécents :
- "Tes nuances de noir sont un outrage à mon blanc éclatant,
Tu déshonores notre espèce, tu discrédites l'humanité,
Tu souilles la planète, tu es faible et mauvais !"
Le corbeau, déconfit et attristé, prit alors son envol,
Tournoya au-dessus du cygne et lâcha une fiente molle :
- "A défaut de souiller la planète, vois comme je souille ton blanc éclatant
Et que ce précepte te serve à respecter la couleur de chacun dès à présent !"
Se pavanant, s'exhibant, orgueilleux, pimpant et fier,
Gonflant fort le jabot, paradant au milieu des roseaux,
Valorisant son blanc immaculé : un cygne faisait le beau.
Sur la berge voisine, se débattant avec une charogne
Un corbeau consommait son festin sans vergogne
Ne prêtant guère attention au volatile prétentieux
Qui manifestait de sa superbe à qui mieux-mieux.
Assuré de sa prestance, le cygne héla son sombre congénère :
- "Hey, oiseau à la robe d'ébène, au plumage de suie,
Comme tu es affreux, comme tu reflètes la misère !
Que ta couleur m'inspire le dégoût et le mépris !"
Non éhonté par ses propos haineux, prolongeant ses dires indécents :
- "Tes nuances de noir sont un outrage à mon blanc éclatant,
Tu déshonores notre espèce, tu discrédites l'humanité,
Tu souilles la planète, tu es faible et mauvais !"
Le corbeau, déconfit et attristé, prit alors son envol,
Tournoya au-dessus du cygne et lâcha une fiente molle :
- "A défaut de souiller la planète, vois comme je souille ton blanc éclatant
Et que ce précepte te serve à respecter la couleur de chacun dès à présent !"
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4 commentaires
Debbie · le lundi 5 février 2018 à 13:53
Bonne journée
Amitié poétique
Debbie http://www.mespoemes.net/debbie/
joey de Provence · le lundi 5 février 2018 à 15:13
Susan (Coquelicot ) · le mardi 6 février 2018 à 07:08
Merci pour ce joli partage !
J'ai pris plaisir à lire cette histoire , que tu as très bien contée .
Ton poème est une belle leçon sur les différences et le savoir vivre ensemble !
Bonne journée. Amitiés poétiques.Susan
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
bernyberny · le mardi 3 avril 2018 à 16:45
Très agréable à lire
Merci Berny
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