Le sphynx, le chameau et la limace

A l'orée d'un petit bosquet, sur un sentier caillouteux
Errait un minet dépourvu de poils, hagard et souffreteux
Subissant sa peine, visiblement malade et nauséeux
Maigrichon, pâlot, pleurant de ses yeux caverneux.
Croisant soudainement une bête inattendue
Le sphynx ravala sa tristesse plus vite qu'il n'aurait cru
Ne voulant dévoiler son désarroi à l'animal inconnu,
Surpris de l'existence de ce mammifère bossu.
Entamant une courtoise discussion, le chat et le chameau
Ne virent pas de suite la limace les écoutant sans culot.
Encouragé par le camélidé, le chat parvenait enfin à s'exprimer,
Divulguant honteusement le mal et le chagrin qui le rongeaient.
Sa santé déclinait, ses jours étaient comptés
Une profonde mélancolie l'envahissait, la peur le paralysait,
Son aspect physique changeait, il perdait sa vitalité
Mais c'est avant tout le regard des autres et leur pitié qui le dérangeaient.
Il restait pourtant le même et se vexait d'être jugé
Il avait juste besoin de soutien, de réconfort et d'amitié.
Le chameau ne comprenait que trop bien ce que le sphynx éprouvait :
Ses deux bosses n'étaient-elles pas à l'origine de moqueries et de rejet ?
C'est alors que la limace approcha des deux compères :
- "Je n'ai ni bras, ni jambes, j'ai ma part de railleries et de galère,
La maladie, le handicap, ça apitoie, ça fait peur, ça fait se moquer
Rien n'est plus désagréable que les oeillades en coin, les niaiseries et la lâcheté !
Gardez la tête haute, faites de votre différence une puissance,
C'est de votre coeur que vous puiserez force et résistance !"
Errait un minet dépourvu de poils, hagard et souffreteux
Subissant sa peine, visiblement malade et nauséeux
Maigrichon, pâlot, pleurant de ses yeux caverneux.
Croisant soudainement une bête inattendue
Le sphynx ravala sa tristesse plus vite qu'il n'aurait cru
Ne voulant dévoiler son désarroi à l'animal inconnu,
Surpris de l'existence de ce mammifère bossu.
Entamant une courtoise discussion, le chat et le chameau
Ne virent pas de suite la limace les écoutant sans culot.
Encouragé par le camélidé, le chat parvenait enfin à s'exprimer,
Divulguant honteusement le mal et le chagrin qui le rongeaient.
Sa santé déclinait, ses jours étaient comptés
Une profonde mélancolie l'envahissait, la peur le paralysait,
Son aspect physique changeait, il perdait sa vitalité
Mais c'est avant tout le regard des autres et leur pitié qui le dérangeaient.
Il restait pourtant le même et se vexait d'être jugé
Il avait juste besoin de soutien, de réconfort et d'amitié.
Le chameau ne comprenait que trop bien ce que le sphynx éprouvait :
Ses deux bosses n'étaient-elles pas à l'origine de moqueries et de rejet ?
C'est alors que la limace approcha des deux compères :
- "Je n'ai ni bras, ni jambes, j'ai ma part de railleries et de galère,
La maladie, le handicap, ça apitoie, ça fait peur, ça fait se moquer
Rien n'est plus désagréable que les oeillades en coin, les niaiseries et la lâcheté !
Gardez la tête haute, faites de votre différence une puissance,
C'est de votre coeur que vous puiserez force et résistance !"
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1 commentaire
Susan (Coquelicot ) · le jeudi 8 février 2018 à 11:33
J'adore la façon que tu as d'écrire la poésie !
Tout d'abord on lit ton poème comme une histoire d'animaux ...Et ta poésie est très belle et subtile !
Tes vers fort bien écrits font passer de bien jolis messages ...Merci, pour ton partage poétique que j'ai beaucoup aimé.
Tu pourrais faire des livres pour enfant .
Bonne journée. Amitiés poétiques. Susan
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
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