Les deux chimpanzés

La nuit était curieusement sombre, une douce chaleur les drapait
Ils s'éveillèrent à quelques minutes d'intervalle
Ils ne voyaient rien, pas un rai de lumière, aucune clarté
La lune et les étoiles avaient fui, étranges ténèbres estivales.
Leur instinct et leur flair ne pouvaient les duper
Frères, ils se discernaient d'une simple pensée.
Dans la noirceur, ils ressentaient leur proximité,
Gage d'un indéniable lien familial, d'un amour fraternel confirmé.
- "La nausée me gagne, une atroce migraine m'oppresse,
J'ai la fièvre et mon dynamisme est à la baisse.
Penses-tu que les fruits que nous avons ingérés hier
Puissent me rester sur l'estomac, me laisser au palais un goût amer ?"
- "J'éprouve d'identiques symptômes, je lutte contre tremblements et frissons,
De pénibles douleurs et maux m'étreignent sans façon,
Des tensions désagréables me déchirent le front.
Et pourquoi donc cette obscurité totale et inhabituelle pour la saison ?"
Un pas lourd se fait entendre, des voix humaines approchent.
Soudain l'éclairage aveuglant d'un laboratoire : promesse de cruauté majeure.
De leur forêt tropicale, de leur paradis terrestre, pas l'ombre d'une ébauche,
Et deux singes découvrant avec effroi leurs cerveaux mis à nu, percés de capteurs...
Ils s'éveillèrent à quelques minutes d'intervalle
Ils ne voyaient rien, pas un rai de lumière, aucune clarté
La lune et les étoiles avaient fui, étranges ténèbres estivales.
Leur instinct et leur flair ne pouvaient les duper
Frères, ils se discernaient d'une simple pensée.
Dans la noirceur, ils ressentaient leur proximité,
Gage d'un indéniable lien familial, d'un amour fraternel confirmé.
- "La nausée me gagne, une atroce migraine m'oppresse,
J'ai la fièvre et mon dynamisme est à la baisse.
Penses-tu que les fruits que nous avons ingérés hier
Puissent me rester sur l'estomac, me laisser au palais un goût amer ?"
- "J'éprouve d'identiques symptômes, je lutte contre tremblements et frissons,
De pénibles douleurs et maux m'étreignent sans façon,
Des tensions désagréables me déchirent le front.
Et pourquoi donc cette obscurité totale et inhabituelle pour la saison ?"
Un pas lourd se fait entendre, des voix humaines approchent.
Soudain l'éclairage aveuglant d'un laboratoire : promesse de cruauté majeure.
De leur forêt tropicale, de leur paradis terrestre, pas l'ombre d'une ébauche,
Et deux singes découvrant avec effroi leurs cerveaux mis à nu, percés de capteurs...
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2 commentaires
La Mouche Nounouche · le samedi 10 février 2018 à 23:41
Rêveuse · le dimanche 11 février 2018 à 10:44
Ton poème m'a "prise à la gorge", j'ai beaucoup d'admiration pour les singes...
et j'ai en horreur ceux qui font souffrir les autres, qu'ils soient humains ou animaux!
merci et belle journée!
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