L'éternité sans toi...
L’éternité du Fleuve,
Ce lieu où je m’abreuve,
Ce pays écumeux
A un cœur qui m’émeut,
L’éternité du Monde,
Sa quête vagabonde,
Arpente mes sous-bois
Et mes sentiers étroits,
L’éternité du Temps
Joue avec mon printemps
Comme un chat qui agace
La souris qu’il pourchasse,
L’éternité du Soir
Qui ombre mon miroir,
Agite le silence,
Gardien de ton absence,
L’éternité du Bruit
Qui brille dans la nuit
Trouble la déraison
Qu’abrite l’horizon,
L’éternité sans But,
Qui n’a point de début,
Qui n’a point de limite,
Erre loin de mon gîte,
L’éternité du Froid
Ne trouve point d’endroit
Pour réchauffer la peine
Qui m’étouffe et me gêne,
L’éternité du Tout,
Nulle part et partout,
Rôde comme un fantôme
Juste au creux de ma paume,
L’éternité du Beau
Promène son flambeau
Sur un bâti de chêne
Que l’illusion enchaîne,
L’éternité du Rêve
Que ma folie soulève
N’accoste plus au port,
Il a perdu le nord,
L’éternité des Mots
Est l’âme des hameaux
Flottants au crépuscule
Sur sa chaise à bascule,
L’éternité de Rien,
Ce vide aérien,
Est un pont qui traverse
Le ruisseau qui me berce,
L’éternité du Cœur
Cadenasse ma peur,
Elle est sans mot de passe
Pour taire mon angoisse,
L’éternité d’Aimer
Ne cesse d’exprimer
La douceur du nuage
Caressant mon rivage,
L’éternité des Fleurs
Qui consolent mes pleurs
Font s’ouvrir les pétales
Des roses matinales,
L’éternité sans Toi
C’est un havre sans toit,
Un écho sans réponse,
C’est un mûron sans ronce...
Ce lieu où je m’abreuve,
Ce pays écumeux
A un cœur qui m’émeut,
L’éternité du Monde,
Sa quête vagabonde,
Arpente mes sous-bois
Et mes sentiers étroits,
L’éternité du Temps
Joue avec mon printemps
Comme un chat qui agace
La souris qu’il pourchasse,
L’éternité du Soir
Qui ombre mon miroir,
Agite le silence,
Gardien de ton absence,
L’éternité du Bruit
Qui brille dans la nuit
Trouble la déraison
Qu’abrite l’horizon,
L’éternité sans But,
Qui n’a point de début,
Qui n’a point de limite,
Erre loin de mon gîte,
L’éternité du Froid
Ne trouve point d’endroit
Pour réchauffer la peine
Qui m’étouffe et me gêne,
L’éternité du Tout,
Nulle part et partout,
Rôde comme un fantôme
Juste au creux de ma paume,
L’éternité du Beau
Promène son flambeau
Sur un bâti de chêne
Que l’illusion enchaîne,
L’éternité du Rêve
Que ma folie soulève
N’accoste plus au port,
Il a perdu le nord,
L’éternité des Mots
Est l’âme des hameaux
Flottants au crépuscule
Sur sa chaise à bascule,
L’éternité de Rien,
Ce vide aérien,
Est un pont qui traverse
Le ruisseau qui me berce,
L’éternité du Cœur
Cadenasse ma peur,
Elle est sans mot de passe
Pour taire mon angoisse,
L’éternité d’Aimer
Ne cesse d’exprimer
La douceur du nuage
Caressant mon rivage,
L’éternité des Fleurs
Qui consolent mes pleurs
Font s’ouvrir les pétales
Des roses matinales,
L’éternité sans Toi
C’est un havre sans toit,
Un écho sans réponse,
C’est un mûron sans ronce...
10 commentaires
Pierre · le samedi 4 avril 2015 à 22:30
plu que je suis allé en lire 2 autres !!!
Je les lirai TOUS peu à peu ! Tu as un
grand talent ! Bravo ! Amitiés .
Salus · le samedi 4 avril 2015 à 23:52
Ont effacé, que je respire,
Cet oxygène encore pire,
La bouffée à mon air mité !
domi · le dimanche 5 avril 2015 à 07:30
très beau WE
Philip de Berg (JARDIN DE LUNES) · le dimanche 5 avril 2015 à 10:09
Dans les poèmes que j'écris, le mot "éternité' fait partie de mes récurrences lexicales. Je l'utilise d'ailleurs au pluriel "les Eternités".
Tu en donnes ici une magnifique déclinaison.
Le fleuve du tout début de ton poème, c'est ton cher Saint-Laurent ? Amitiés chère Lucille. Take it easy ! Prneds ça facile ! Philip.
imparfait · le dimanche 5 avril 2015 à 13:31
C'est très beau avec beaucoup de rythme et un grand travail de recherche pour des vers qui collent parfaitement les uns avec les autres.
J'ai beaucoup aimé la fluidité de ton
poème et la douceur de sa chute.
Bon week-end à toi Lucille
Amitiés
domidom · le dimanche 5 avril 2015 à 22:19
Tout a été dit il me semble, alors, juste ce petit quatrain....
(L'éternité après la mort,
Faut-il vraiment y croire encore?
On voudrait connaître son sort,
Lorsque le doute nous dévore.)
Au bonheur de te lire..... Domino/pour Domie...
Lucille · le lundi 6 avril 2015 à 14:37
Oui Philip, il s'agit bien du fleuve St-Laurent dont les berges se trouvent à proximité de mon domicile.
Imparfait... le dernier quatrain résume et exprime quelque chose de très précieux...
Domino/Domie/DomiE/Domidom... tu es adorable qu'importe la façon dont tu exprimes ta personnalité!
Pierre, heureuse que ce texte ait pu te plaire autant.
Salus... Ô que dire à un talent aussi profond et à des connaissances aussi vastes (mais aussi énigmatiques) que les tiens?
Merci aussi à toi Domi...
Merci à vous tous, à bientôt!
Micheline 1940 · le lundi 13 avril 2015 à 18:17
Je regrette d'avoir pris tant de temps pour ouvrir votre page ! Je me suis laissée emporter par le rythme délicieux de vos écrits et toute la poésie qu'ils véhiculent de façon si évidente et si gracieuse. Comme vous parlez bien d'éternité ! Et je goûte parfaitement et tout particulièrement ce "mot sésame " qui me délivrera peut-être un soir, ou bien un jour ! Mes plus vifs compliments pour votre production poétique, et bien sincèrement votre,
M.
Lucille · le mardi 14 avril 2015 à 23:02
Micheline 1940 · le samedi 30 mai 2015 à 04:10
M.
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