Il s'appelait Régis...
Il s'appelait Régis...
Je voyais grisonner cet homme au fil des ans
Sans savoir qu’il cachait des ennuis bien pesants.
Debout près du comptoir, ce client si fidèle
Me disait que sa vie était plaisante et belle;
Il tenait son bonheur dans le creux de sa main
L’éloignant de son mieux des travers du chemin.
Je voyais son visage orné d’un grand sourire
Sans même soupçonner qu’il s’y cachait le pire;
Puis, un de ces matins, je le vois soucieux,
Il m’annonce aussitôt qu’il me fait ses adieux,
Sa vie touche à sa fin, son mal inguérissable
Enténèbre ses jours d’une ombre ineffaçable.
J’imaginais son cœur souffrant et dévasté
Et je restais sans voix, le cœur si attristé,
Il faisait de son mieux pour cacher sa souffrance
Mais ses yeux trahissaient la peine et l’impuissance.
Au moment de partir, digne, droit, résigné,
Vers un endroit où nul ne peut l’accompagner,
J’ai vu dans son regard précédant ce voyage
Qu’il était malgré tout prêt pour l’autre rivage.
Lucille
Je voyais grisonner cet homme au fil des ans
Sans savoir qu’il cachait des ennuis bien pesants.
Debout près du comptoir, ce client si fidèle
Me disait que sa vie était plaisante et belle;
Il tenait son bonheur dans le creux de sa main
L’éloignant de son mieux des travers du chemin.
Je voyais son visage orné d’un grand sourire
Sans même soupçonner qu’il s’y cachait le pire;
Puis, un de ces matins, je le vois soucieux,
Il m’annonce aussitôt qu’il me fait ses adieux,
Sa vie touche à sa fin, son mal inguérissable
Enténèbre ses jours d’une ombre ineffaçable.
J’imaginais son cœur souffrant et dévasté
Et je restais sans voix, le cœur si attristé,
Il faisait de son mieux pour cacher sa souffrance
Mais ses yeux trahissaient la peine et l’impuissance.
Au moment de partir, digne, droit, résigné,
Vers un endroit où nul ne peut l’accompagner,
J’ai vu dans son regard précédant ce voyage
Qu’il était malgré tout prêt pour l’autre rivage.
Lucille
8 commentaires
Lucille · le jeudi 6 août 2015 à 15:36
cecile · le jeudi 6 août 2015 à 16:35
bravo à toi!
Guy · le jeudi 6 août 2015 à 17:03
La dignité de cet homme est admirable, mais peut-on réellement se préparer à ce voyage. On sent qu'il a sans doute pu le faire entouré de tendresse.
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 6 août 2015 à 17:28
Le plus souvent c'est la panique, et on peux le comprendre.
Mais il arrive parfois que des êtres demeurent sereins.
Peut-on réellement se préparer à ce voyage ? , demande Guy.
La réponse est oui. C'est possible.
Et si je suis aussi affirmatif c'est parce que j'ai eu des exemples bien concrets, et des témoignages tout à fait fiables.
La nature humaine est vaste ...
Amitié pour vous et compassion pour Régis et ses proches.
domi/amimots · le jeudi 6 août 2015 à 18:37
bel écrit Lucille, amitiés .
Lucille · le jeudi 6 août 2015 à 18:39
Cher Guy... Ta question est pertinente et je ne saurais y répondre. Je sais simplement que, dans son regard, j'ai vu ce que je crois être de la détermination...
Merci Michel... ton expérience en ce domaine dépasse la mienne... et je te crois. Comme tu dis, la nature humaine est vaste...
Micheline 1940 · le dimanche 9 août 2015 à 03:46
Votre poème hommage est magnifiquement écrit, et je dois vous avouer qu'il m'a été impossible de le lire sans trembler pour le rappel d'affreux moments de questionnements, d'incrédulité, de révolte, suivis de cet infini désespoir, du poids de l'impuissance et pour finir, du renoncement devant le départ de l'Être très cher... Il faut beaucoup d'empathie et d'amour pour écrire comme vous l'avez fait pour votre amie, et croyez à ma compassion pour son malheur ...
Bien amicalement,
M.
Lucille · le mercredi 12 août 2015 à 18:47
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