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L'exil des oiseaux.

Fol épris, colle et bris

Le dimanche 15 mai 2016 à 19:18, posté par Julien · 189 lectures

Je m'enivre de ton corps, arrimé à ton être,
le cœur embrasé, puisant d’insouciances,
un amour lymphatique, coupable mais sans torts;

Que jamais le vent, chasseur de l'instant,
n'use les voiles des promesses d'allégresses;
à demi-mot perché, au couvent des étoiles,
Je me le jure;

Ces moments de grâces, aussi fugaces soient-ils,
sont autant tenaces, que le bonheur imbécile;
je t'aime d'un amour pugnaces, à m'en rendre fébrile;
alors qu'importe les traces, le cœur ferré docile,
je frappe a ta porte, et prorogerai à prix vil,
jusqu'à, si tu y consens, en épouser l'asile.
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2 commentaires

brouilleur59 · le dimanche 15 mai 2016 à 23:51

texte très puissant, la passion ravageuse ne risque-t-elle pas d'être destructrice, ou peut d'elle consumer en une flamme éternelle pour servir de guide dans un lointain tel un phare de l'incertitude

au plaisir de te relire
B59

Eugenio · le lundi 16 mai 2016 à 23:40

Poeme tres expressif de cette transe d'amour qui t'illumine de son incandescente lueur!.

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