MOMENT D'AMOUR
MOMENT D’AMOUR
Comme ils sont fugitifs les grands moments d’amour,
Et lorsque l’on se quitte on en souffre toujours !
Qui n’a jamais vécu de semblables aventures ?
Esprits et cœurs pourtant sont porteurs de blessures !
Il n’y a pas d’amour heureux !
Pour l’heure elle s’en va, m’enserre de son âme,
Vives sont ses caresses et ses yeux pleins de larmes ;
Quand elle s’enfouit au creux de mon épaule
Nos deux corps se nouent dans une amère ardeur,
Et pour sécher ses pleurs, quelques folles paroles
Tarissent son chagrin et parlent à son cœur.
La chute de ses reins d’habitude cambrée,
Se cambre plus encor’ ; son buste étant plaqué,
Sa poitrine est bien là, battant sous son corsage ;
Je connais son dessin et ses roses bien sages
Mais sans jamais songer à aller plus avant
Tant l’émoi est si fort et l’hymen est si grand.
Mais vite tout chavire et vite tout se pâme ;
Un doux gémissement, inspiré par l’ivresse,
Vient rompre le silence et rompre la tristesse ;
Le doux frémissement d’une effusion de l’âme,
Un murmure à la fois alangui et candide,
Chanté et transporté par un souffle rapide ;
Loin du ravissement des femmes et des filles
Enchantées ou heureuses, avenantes ou gentilles,
Ce doux murmure-là signait plutôt l’effroi
De devoir renoncer aux amours d’autrefois !
Je regrette toujours de n’avoir cette fois
Dérobé ni saisi ce grand moment d’émoi !
J’attends l’amour heureux !
MOMENT D'AMOUR
Comme ils sont fugitifs les grands moments d’amour,
Et lorsque l’on se quitte on en souffre toujours !
Qui n’a jamais vécu de semblables aventures ?
Esprits et cœurs pourtant sont porteurs de blessures !
Il n’y a pas d’amour heureux !
Pour l’heure elle s’en va, m’enserre de son âme,
Vives sont ses caresses et ses yeux pleins de larmes ;
Quand elle s’enfouit au creux de mon épaule
Nos deux corps se nouent dans une amère ardeur,
Et pour sécher ses pleurs, quelques folles paroles
Tarissent son chagrin et parlent à son cœur.
La chute de ses reins d’habitude cambrée,
Se cambre plus encor’ ; son buste étant plaqué,
Sa poitrine est bien là, battant sous son corsage ;
Je connais son dessin et ses roses bien sages
Mais sans jamais songer à aller plus avant
Tant l’émoi est si fort et l’hymen est si grand.
Mais vite tout chavire et vite tout se pâme ;
Un doux gémissement, inspiré par l’ivresse,
Vient rompre le silence et rompre la tristesse ;
Le doux frémissement d’une effusion de l’âme,
Un murmure à la fois alangui et candide,
Chanté et transporté par un souffle rapide ;
Loin du ravissement des femmes et des filles
Enchantées ou heureuses, avenantes ou gentilles,
Ce doux murmure-là signait plutôt l’effroi
De devoir renoncer aux amours d’autrefois !
Je regrette toujours de n’avoir cette fois
Dérobé ni saisi ce grand moment d’émoi !
J’attends l’amour heureux !
MOMENT D'AMOUR
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