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Les fenêtres de l'âme

l'arbre

Le dimanche 13 janvier 2013 à 09:38, posté par michel · 163 lectures

L’arbre



J’étais presque centenaire.
Je portais des branches sûres et un cœur vert.
Préservé, pour ma santé, du gui et du lierre,
Je vivais heureux au grand air.

Bientôt je ne serais plus que sciure
Planches et papier
Sur lequel le poète rature,
L’ai-je mérité ?

Dans mes branches qui touchaient le ciel
Venaient nicher les oiseaux,
Se reposer l’hirondelle,
Et s’aimer les passereaux.

Mes racines habillées de mousse
Tremblaient aux premiers frimas
Je libérais alors mes feuilles rousses
Que le vent portait là-bas.

Je ne verrais pas l’été,
Je n’ai pas eu la chance de naître
En dehors du tracé.

Ce poème me fera connaître
A ceux qui n’ont pas pensé
Qu’à l’heure de disparaître
Un chêne aussi pouvait pleurer.
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1 commentaire

luneenreve · le dimanche 13 janvier 2013 à 17:36

C'est beau et juste. j'aime beaucoup. Amicalement.

http://www.mespoemes.net/luneenreve

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