j'ai déjà donné
J’ai déjà donné
Donner. N’est-il pas mot plus beau ? Oui, hein ! Eh ! bien, raye ce mot de ton vocabulaire, il n’a plus aucune raison d’y figurer.
Nous sommes tous des hypocrites, pour preuve, n’a-t-on jamais entendu, ou prononcé, cette expression ; « Je lui ai donné mon amitié, mon toit, mon amour, etc., et en échange que m’a-t-il (elle) donné ? »
Dans ces cas, innombrables, le mot « troqué » ne serait-il pas plus approprié ? J’ai donné aux pauvres, pour le Téléthon, pour le cancer, le SIDA, les « nègres » d'Éthiopie, au denier du culte, à mon syndicat, à la SPA. J’ai donné mon sang, mon sperme, mes organes, mon temps, mes vingt ans, ma vie, à l’amour, au patronat, à la République, à la Nation, pour des idées, des espérances.
Mais qu’attendons-nous en retour, de la reconnaissance, de la fidélité, des médailles, de la promotion, des distinctions, l’espoir d’être mieux soigné, d’avoir du sang aux Urgences, le pardon de Dieu, d’être aimé ? Parce que comme des cons nous ATTENDONS tous, toujours quelque chose en ECHANGE !... S’il existe un philanthrope qu’il me jette la première pierre. Aïe ! Putain, il y en avait un. (Tout n’est pas encore pourri, mettez-le dans un bocal, organisez une exposition, qu’on le voit, qu’il se fasse connaître !)
Le simple fait qu’un phénomène est perpétuellement renouvelable, vérifiable et universel comme le théorème de Pythagore, pour ne citer que lui, atteste de sa qualité de loi, d’axiome, de postulat scientifiquement prouvé. Je dis cela, car j’entends déjà, les intégristes, me prouver le contraire de ce que je vais dire en citant, bien sûr leurs propres exemples ou références. Comme je ne souhaite pas polémiquer, je leur dirai, tout simplement, que c’est l’exception, s’il y en a réellement une, qui confirme la règle.
Prenons par exemple, l’amour avec un grand tas. Tu souhaites prendre femme, je dis une femme, car la Providence m’aurait fait « femme », c’est le mot « homme » que j’aurais employé.
Je disais donc, tu souhaites prendre femme pour « faire » un couple, ce qui au demeurant est tout à fait normal. — n’en déplaise aux homosexuels, dont je respecte la sexualité, à condition qu’ils respectent la mienne. — Au début tu l’attires avec de l’humour, ta face visible et éclairée, ta culture (petite mais tellement étalée !), ta bouteille d’Orangina dans l'Éminence. Puis, tu vas tout lui « donner » et bien plus, je ne compte pas les restos, les cinés, le théâtre, les viquendes princiers, les petits cadeaux, etc., qui font que ton banquier te téléphone tous les jours pour savoir ce que l’on fait pour le découvert. En fait, tu ne lui as rien donné du tout. Tu n’as fait qu’échanger la liste, non exhaustive, ci-dessus, contre l’assurance de parties de cul plus ou moins bien réussies, des liquettes repassées à temps, le ménage, la bouffe, les corvées des gosses et la souffrance de les mettre au monde. De son côté, la femme a bien voulu que tu la touches. Elle t’a « donné » son corps, son âme il y a lurette qu’elle l’a vendue au diable. Toi, tu voulais un retour plus durable sur investissement. Ce qui est normal, vu que tu ne lui as rien donné. Donc te jugeant au départ, soit, « bon coup à tout point de vue », soit, « plus con que lui tu meurs ! », elle te concubine, te marie ou te pacsise, jusqu’au jour, que tu ne croyais jamais voir arriver, où l’on entend comme un écho, le cœur des lamentations, toi, au comptoir de la Solitude t’adressant au barman, elle, avant l’amour, à son nouvel amant, « Tu te rends compte, quelqu’un à qui j’ai tout donné ! »
Le miroir réfléchit notre image inversée, mais c’est notre image, il ne triche pas. Seul notre regard voit l’image du miroir, mais ce sont nos états d’âme qui en traduisent la beauté ou la laideur.
Le véritable amour est le don de soi. Il se partage mais ne s’échange pas.
Arrêtons d’être cons mes frères, et réapprenons la définition des verbes donner et aimer.
PS Ce n’était qu’un coup de gueule, je sais bien que vous n’êtes pas comme ça.
Donner. N’est-il pas mot plus beau ? Oui, hein ! Eh ! bien, raye ce mot de ton vocabulaire, il n’a plus aucune raison d’y figurer.
Nous sommes tous des hypocrites, pour preuve, n’a-t-on jamais entendu, ou prononcé, cette expression ; « Je lui ai donné mon amitié, mon toit, mon amour, etc., et en échange que m’a-t-il (elle) donné ? »
Dans ces cas, innombrables, le mot « troqué » ne serait-il pas plus approprié ? J’ai donné aux pauvres, pour le Téléthon, pour le cancer, le SIDA, les « nègres » d'Éthiopie, au denier du culte, à mon syndicat, à la SPA. J’ai donné mon sang, mon sperme, mes organes, mon temps, mes vingt ans, ma vie, à l’amour, au patronat, à la République, à la Nation, pour des idées, des espérances.
Mais qu’attendons-nous en retour, de la reconnaissance, de la fidélité, des médailles, de la promotion, des distinctions, l’espoir d’être mieux soigné, d’avoir du sang aux Urgences, le pardon de Dieu, d’être aimé ? Parce que comme des cons nous ATTENDONS tous, toujours quelque chose en ECHANGE !... S’il existe un philanthrope qu’il me jette la première pierre. Aïe ! Putain, il y en avait un. (Tout n’est pas encore pourri, mettez-le dans un bocal, organisez une exposition, qu’on le voit, qu’il se fasse connaître !)
Le simple fait qu’un phénomène est perpétuellement renouvelable, vérifiable et universel comme le théorème de Pythagore, pour ne citer que lui, atteste de sa qualité de loi, d’axiome, de postulat scientifiquement prouvé. Je dis cela, car j’entends déjà, les intégristes, me prouver le contraire de ce que je vais dire en citant, bien sûr leurs propres exemples ou références. Comme je ne souhaite pas polémiquer, je leur dirai, tout simplement, que c’est l’exception, s’il y en a réellement une, qui confirme la règle.
Prenons par exemple, l’amour avec un grand tas. Tu souhaites prendre femme, je dis une femme, car la Providence m’aurait fait « femme », c’est le mot « homme » que j’aurais employé.
Je disais donc, tu souhaites prendre femme pour « faire » un couple, ce qui au demeurant est tout à fait normal. — n’en déplaise aux homosexuels, dont je respecte la sexualité, à condition qu’ils respectent la mienne. — Au début tu l’attires avec de l’humour, ta face visible et éclairée, ta culture (petite mais tellement étalée !), ta bouteille d’Orangina dans l'Éminence. Puis, tu vas tout lui « donner » et bien plus, je ne compte pas les restos, les cinés, le théâtre, les viquendes princiers, les petits cadeaux, etc., qui font que ton banquier te téléphone tous les jours pour savoir ce que l’on fait pour le découvert. En fait, tu ne lui as rien donné du tout. Tu n’as fait qu’échanger la liste, non exhaustive, ci-dessus, contre l’assurance de parties de cul plus ou moins bien réussies, des liquettes repassées à temps, le ménage, la bouffe, les corvées des gosses et la souffrance de les mettre au monde. De son côté, la femme a bien voulu que tu la touches. Elle t’a « donné » son corps, son âme il y a lurette qu’elle l’a vendue au diable. Toi, tu voulais un retour plus durable sur investissement. Ce qui est normal, vu que tu ne lui as rien donné. Donc te jugeant au départ, soit, « bon coup à tout point de vue », soit, « plus con que lui tu meurs ! », elle te concubine, te marie ou te pacsise, jusqu’au jour, que tu ne croyais jamais voir arriver, où l’on entend comme un écho, le cœur des lamentations, toi, au comptoir de la Solitude t’adressant au barman, elle, avant l’amour, à son nouvel amant, « Tu te rends compte, quelqu’un à qui j’ai tout donné ! »
Le miroir réfléchit notre image inversée, mais c’est notre image, il ne triche pas. Seul notre regard voit l’image du miroir, mais ce sont nos états d’âme qui en traduisent la beauté ou la laideur.
Le véritable amour est le don de soi. Il se partage mais ne s’échange pas.
Arrêtons d’être cons mes frères, et réapprenons la définition des verbes donner et aimer.
PS Ce n’était qu’un coup de gueule, je sais bien que vous n’êtes pas comme ça.
Note : 10/10
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3 commentaires
Anachor · le jeudi 21 février 2013 à 09:52
Un coup de gueule plein de bon sens, de lucidité.
Une vision réfléchie et sans concessions sur laquelle celui qui n'est pas d'accord donne certainement beaucoup.
Je ne donne rien donc je n'attends rien mais si l'on me donne, on reçoit.
Non, je ne donne pas et surtout pas aux organisations que tu cites car elles permettent aux gouvernements de ne pas faire leur boulot et de continuer à vivre comme des princes.
D'ailleurs, ils savent que si ces gens fermaient leur portes une semaine, les magasins seraient pillés et qu'il y aurait une révolution alors ils les entretiennent.
Je continuerai donc à ne rien donner.
Excellent, je le répète, Michel.
Amitié
Anachor
mahon · le jeudi 21 février 2013 à 10:13
http://www.mespoemes.net/mahon
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 21 février 2013 à 14:49
Tantôt je crois lire San Antonio, tantôt Castaneda, et là je retrouve le mec avec ses coups de gueule ;)
Et pourtant, que de vérités dans ton texte ...
Amitié
http://www.mespoemes.net/signesdevie
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