Le blues du vagabond (extrait)
Il y a quelques temps, j'ai écrit une nouvelle:"Le blues du vagabond". Au hasard des chemins, Camille, le vagabond, rencontre Gustav, un vieux funambule, et Jasmin, son drôle de compagnon à quatre pattes.
Gustav propose à Camille de rester vivre avec eux.
Ce dernier hésite puis...
L’hiver sera bientôt là et moi je me fais vieux.
Mon cœur bat la breloque sous mes haillons miteux.
Mon pas se fait pesant, mes souliers prennent l’eau.
Mon maigre baluchon me devient un fardeau.
Et pourquoi le cacher, je les aime bien ces deux-là,
Gustav et puis Jasmin.
C’est bon, je vais rester.
J’aurai chaud auprès d’eux et tout ce que je risque
c’est d’attraper la joie comme d’autres prennent froid.
L’été je dormirai dehors, dans le foin, avec Jasmin.
On se lèvera tôt voir le soleil sortir de derrière la colline.
Le soir on fera du feu pour griller des tartines
qu’on mangera doucement avec du miel dessus
en écoutant le vent.
On repeindra la cabane, on plantera des fleurs
aux parfums inconnus, des légumes aussi.
Et, la saison venue, on cueillera des fruits
en chantant à tue-tête des ballades légères
et des chansons de charme et des chansons
sans larmes et des chants de marins.
Je leur dirai des poèmes de Villon, Vian, Prévert.
Et avec un peu de chance ce sera comme ça tout le temps,
tout le temps qu’on sera vivants, Gustav, Jasmin et moi…
Gustav propose à Camille de rester vivre avec eux.
Ce dernier hésite puis...
L’hiver sera bientôt là et moi je me fais vieux.
Mon cœur bat la breloque sous mes haillons miteux.
Mon pas se fait pesant, mes souliers prennent l’eau.
Mon maigre baluchon me devient un fardeau.
Et pourquoi le cacher, je les aime bien ces deux-là,
Gustav et puis Jasmin.
C’est bon, je vais rester.
J’aurai chaud auprès d’eux et tout ce que je risque
c’est d’attraper la joie comme d’autres prennent froid.
L’été je dormirai dehors, dans le foin, avec Jasmin.
On se lèvera tôt voir le soleil sortir de derrière la colline.
Le soir on fera du feu pour griller des tartines
qu’on mangera doucement avec du miel dessus
en écoutant le vent.
On repeindra la cabane, on plantera des fleurs
aux parfums inconnus, des légumes aussi.
Et, la saison venue, on cueillera des fruits
en chantant à tue-tête des ballades légères
et des chansons de charme et des chansons
sans larmes et des chants de marins.
Je leur dirai des poèmes de Villon, Vian, Prévert.
Et avec un peu de chance ce sera comme ça tout le temps,
tout le temps qu’on sera vivants, Gustav, Jasmin et moi…
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2 commentaires
domidom · le lundi 30 avril 2012 à 18:13
Un texte bien imaginer, le poète passe une partie de sa vie à rêver, et c'est tout simplement merveilleux, comme se serait bon de vivre au rythme ce tes vers....
Au plaisir de te lire....
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
franek · le vendredi 22 juin 2012 à 11:16
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