Entre hier et demain
Entre petit matin et tombée de la nuit
entre clarté dorée et ombre qui s’avance
il y a le jour
le long fleuve des heures.
Entre le frais bouton où perle la rosée
et les pétales en lambeaux flétries fanées
il y a la rose
offerte aux baisers du soleil.
Entre le clair feuillage tout palpitant d’oiseaux
et l’arbre dénudé de ses feuilles tombées
il y a l’été
et ses rondeurs de fruits.
Entre l’herbe qui danse ondulant sous le vent
et le foin sec tombé odorant sur le pré
il y a la faux
et la main qui la tient.
Entre le cheval fou galopant dans les blés
et la rosse fourbue, tremblante sous l’orage
il y a la charrette
et la moisson rentrée.
Entre la joue si lisse, tendre, veloutée
et la tête chenue, fripée, parcheminée
il y a les années
le chemin parcouru.
Entre le verre plein d’une liqueur vermeille
et la coupe vide, abandonnée, brisée
il y a le buveur
et il y a l’ivresse.
Entre le froid silence et l’aveu murmuré
entre le doux serment et le cri proféré
il y a la parole
il y a nos dires.
Entre l’écorce et l’arbre nul ne peut se glisser
sous ma main qui tremble à ton cœur qui bat
il y a notre sang
il y a notre amour.
Entre hier et demain, si près, si loin
entre naissance et mort, entre cri et silence
il y a aujourd’hui
il y a la vie.
¤
(droits d'auteur réservés)
entre clarté dorée et ombre qui s’avance
il y a le jour
le long fleuve des heures.
Entre le frais bouton où perle la rosée
et les pétales en lambeaux flétries fanées
il y a la rose
offerte aux baisers du soleil.
Entre le clair feuillage tout palpitant d’oiseaux
et l’arbre dénudé de ses feuilles tombées
il y a l’été
et ses rondeurs de fruits.
Entre l’herbe qui danse ondulant sous le vent
et le foin sec tombé odorant sur le pré
il y a la faux
et la main qui la tient.
Entre le cheval fou galopant dans les blés
et la rosse fourbue, tremblante sous l’orage
il y a la charrette
et la moisson rentrée.
Entre la joue si lisse, tendre, veloutée
et la tête chenue, fripée, parcheminée
il y a les années
le chemin parcouru.
Entre le verre plein d’une liqueur vermeille
et la coupe vide, abandonnée, brisée
il y a le buveur
et il y a l’ivresse.
Entre le froid silence et l’aveu murmuré
entre le doux serment et le cri proféré
il y a la parole
il y a nos dires.
Entre l’écorce et l’arbre nul ne peut se glisser
sous ma main qui tremble à ton cœur qui bat
il y a notre sang
il y a notre amour.
Entre hier et demain, si près, si loin
entre naissance et mort, entre cri et silence
il y a aujourd’hui
il y a la vie.
¤
(droits d'auteur réservés)
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6 commentaires
philco78 · le lundi 30 avril 2012 à 12:19
domidom · le lundi 30 avril 2012 à 18:08
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
didou · le mardi 1 mai 2012 à 14:39
Michel (Signes de Vie) · le vendredi 22 juin 2012 à 20:44
La poésie est aussi dans le logo de ton site, très harmonieux ces pastels.
Amitié
marginart · le samedi 23 juin 2012 à 13:29
Je suis également peintre.
Je dirais même, je suis avant tout peintre et , ce que mes mots ne peuvent dire, je le confie à mes pinceaux, à mes couleurs...
Pour la petite histoire:
le logo de mon site est un détail d'un tableau intitulé "Tendresse", réalisé à l'acrylique sur papier à poncer.
http://www.mespoemes.net/marginart
Michel (Signes de Vie) · le samedi 23 juin 2012 à 18:14
Peut-être aurons-nous un jour la chance de voir la totalité de ce tableau dont nous ne voyons qu'un fragment.
En illustration d'un poème, par exemple.
Bon week-end et amitié
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