Du Rimbaud plein la tête

Un frémissement de blé, poudroie sous la vêprée
De mon lit d'étoiles
J'entends bruire au clocher des chênes
Le cri d'or des feuilles
La nuit agonise, blessée par quelques hirondelles
Dans les tessons de l'aube
Où s'habillent moult coquelicots
J'étreins la soie de l'eau
Au chevet des ramures
Le vent prie à genou
Puis le matin accueil la première jonquille
A l'orée du petit bois
Je quitte mon manteau de lierre
Mes poutres d'avril
En proie à mille senteurs
Au comble de la langueur
J'écume le duvet de mon rêve
J'ouvre grand les yeux
Heureuse et ensoleillée
Du Rimbaud plein la tête
Je marche vers ton aurore
De mon lit d'étoiles
J'entends bruire au clocher des chênes
Le cri d'or des feuilles
La nuit agonise, blessée par quelques hirondelles
Dans les tessons de l'aube
Où s'habillent moult coquelicots
J'étreins la soie de l'eau
Au chevet des ramures
Le vent prie à genou
Puis le matin accueil la première jonquille
A l'orée du petit bois
Je quitte mon manteau de lierre
Mes poutres d'avril
En proie à mille senteurs
Au comble de la langueur
J'écume le duvet de mon rêve
J'ouvre grand les yeux
Heureuse et ensoleillée
Du Rimbaud plein la tête
Je marche vers ton aurore
2 commentaires
Pierre · le dimanche 1 mai 2016 à 12:20
nous offrez, Marie, et j'ai du Rimbaud
plein la tête à la lecture de ce pur chef
d' œuvre !!!! Magnifique !!! Amitiés
Micheline 1940 · le samedi 7 mai 2016 à 11:08
Mes plus vifs compliments, chère Marie, et mes souhaits d'un heureux week-end !
Bien amicalement,
Micheline.
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