Dans Le Jardin Secret
MÉLANCOLIES
LXVII
DANS LE JARDIN SECRET
Dans le jardin secret des pâles éplorées,
La fleur de l’hibiscus, tel un lys corseté,
Semble défier ciel de sa prime jeunesse,
Dressant bien hardiment son pistil vers l'azur.
Sa beauté saluée en vifs bruissements d’ailes,
Abeilles et bourdons n’osent s’en approcher.
Les papillons prudents effleurent sa corolle,
Voletant tout autour, en farandole heureuse.
Belle élégante fleur, tu te presses de vivre,
Les étapes, brûlant, le temps t’est mesuré…
Ô précieux instants qui te restent à vivre!
Éclose en frais matin, tu affrontes le jour,
Arbore ta couleur, violente ou ténue,
Rose ou lactescente et, telle vermillonnée,
En cloche de midi, frêle t’épanouis.
Au léger souffle d’air, tu t’inclines et balances,
T’enivrant aux senteurs de nos roses anciennes.
Or, déjà durement pèsent les heures chaudes.
Que cette libellule est un pesant fardeau!
Rassure-toi. Voilà l’ombre sage qui plonge,
Espère en son bienfait qui te ranimera,
T’apportant douce paix, souffle de plénitude,
Précieuse fraîcheur qui apaise et repose.
Mais l'ombre, à pas comptés, prévient l’unique nuit!
Car, dans ce même jour, tu éclos et te meurs,
Ô tragique destin, pour toi, beauté sur terre,
Qui ne vis que le temps compté d’un éphémère!
Prose Alexandrine
Page 98
Juillet 2010
M.A.B.M.
Droits Réservés
LXVII
DANS LE JARDIN SECRET
Dans le jardin secret des pâles éplorées,
La fleur de l’hibiscus, tel un lys corseté,
Semble défier ciel de sa prime jeunesse,
Dressant bien hardiment son pistil vers l'azur.
Sa beauté saluée en vifs bruissements d’ailes,
Abeilles et bourdons n’osent s’en approcher.
Les papillons prudents effleurent sa corolle,
Voletant tout autour, en farandole heureuse.
Belle élégante fleur, tu te presses de vivre,
Les étapes, brûlant, le temps t’est mesuré…
Ô précieux instants qui te restent à vivre!
Éclose en frais matin, tu affrontes le jour,
Arbore ta couleur, violente ou ténue,
Rose ou lactescente et, telle vermillonnée,
En cloche de midi, frêle t’épanouis.
Au léger souffle d’air, tu t’inclines et balances,
T’enivrant aux senteurs de nos roses anciennes.
Or, déjà durement pèsent les heures chaudes.
Que cette libellule est un pesant fardeau!
Rassure-toi. Voilà l’ombre sage qui plonge,
Espère en son bienfait qui te ranimera,
T’apportant douce paix, souffle de plénitude,
Précieuse fraîcheur qui apaise et repose.
Mais l'ombre, à pas comptés, prévient l’unique nuit!
Car, dans ce même jour, tu éclos et te meurs,
Ô tragique destin, pour toi, beauté sur terre,
Qui ne vis que le temps compté d’un éphémère!
Prose Alexandrine
Page 98
Juillet 2010
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4 commentaires
Guy · le lundi 28 avril 2014 à 11:34
Amitiés. Guy
http://www.mespoemes.net/renato
domidom · le lundi 28 avril 2014 à 14:17
Votre dernier quatrain est superbe....
Mes amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
larose · le lundi 28 avril 2014 à 17:08
Un beau jardin remplit de fleurs parfumées!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Biz
oliverjane1950 · le jeudi 1 mai 2014 à 07:35
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
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