Un Rêve
POÈMES À LA SUITE
LIII
UN RÊVE
Je veux vous raconter mon rêve sibyllin
Alors que je voguais dans une nuit en plein.
Venez, vous entendrez situations curieuses
Et même, pourrez-vous les rendre lumineuses …
Dans cette nuit de peur, j’ai touché le mystère.
Sans trêve je plongeais au fond d’un gouffre amer.
Seules me consolaient des beautés éphémères,
Colonnes à la suite et portant des chimères.
Un immense Forum de tours en grand désordre,
Stèles clairsemées et qui semblaient se tordre,
D’antiques chapiteaux, des rinceaux et pilastres,
Donnaient l’illusion d’un Monde des Désastres.
N’y vivait, semblait-il, nul homme et nulle bête,
Ni ruisseau, ni verdure pour parfaire une fête.
Tout était minéral, d’un chatoiement poli,
Une diaprure douce et d’éclat bien joli.
Et tout, fatalement, plongeait sans rémission
Dans un bien fol élan, source d’affliction.
Une lueur sourdait de cette plaie cruelle,
Qui reculait d’autant que je tombais vers elle.
Et la peur ne me fut qu’une horrible compagne
En glissant brusquement d’un haut mât de cocagne.
Une chute terrible, habitée de silence,
Qui, couchée, me jeta dans un dédale immense,
Où d’antiques secrets résonnaient dans l’onyx
D’hiératiques statues, aux yeux de sardonyx.
Une vibration sourde mais continue,
D’une latente source, en tout point inconnue
Nageait, circonvenant l’espace enveloppé
D’un molleton ouaté finement découpé.
Et je ne pus, malgré mes efforts diligents,
Me relever de ces désordres aberrants .
Page 57
Le 25 Mai 2013
M.A.B.M.
Droits Réservés
LIII
UN RÊVE
Je veux vous raconter mon rêve sibyllin
Alors que je voguais dans une nuit en plein.
Venez, vous entendrez situations curieuses
Et même, pourrez-vous les rendre lumineuses …
Dans cette nuit de peur, j’ai touché le mystère.
Sans trêve je plongeais au fond d’un gouffre amer.
Seules me consolaient des beautés éphémères,
Colonnes à la suite et portant des chimères.
Un immense Forum de tours en grand désordre,
Stèles clairsemées et qui semblaient se tordre,
D’antiques chapiteaux, des rinceaux et pilastres,
Donnaient l’illusion d’un Monde des Désastres.
N’y vivait, semblait-il, nul homme et nulle bête,
Ni ruisseau, ni verdure pour parfaire une fête.
Tout était minéral, d’un chatoiement poli,
Une diaprure douce et d’éclat bien joli.
Et tout, fatalement, plongeait sans rémission
Dans un bien fol élan, source d’affliction.
Une lueur sourdait de cette plaie cruelle,
Qui reculait d’autant que je tombais vers elle.
Et la peur ne me fut qu’une horrible compagne
En glissant brusquement d’un haut mât de cocagne.
Une chute terrible, habitée de silence,
Qui, couchée, me jeta dans un dédale immense,
Où d’antiques secrets résonnaient dans l’onyx
D’hiératiques statues, aux yeux de sardonyx.
Une vibration sourde mais continue,
D’une latente source, en tout point inconnue
Nageait, circonvenant l’espace enveloppé
D’un molleton ouaté finement découpé.
Et je ne pus, malgré mes efforts diligents,
Me relever de ces désordres aberrants .
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8 commentaires
larose · le mercredi 30 avril 2014 à 12:29
Guy · le mercredi 30 avril 2014 à 14:06
Plus cauchemar que douce rêverie quand même.
Amicalement. Guy
http://www.mespoemes.net/renato
domidom · le mercredi 30 avril 2014 à 17:18
Malgré quelques sueurs froides, j'ai aimé vous lire....
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
micheline1940 · le jeudi 1 mai 2014 à 04:24
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Merci Chère Poétesse de votre toujours si charmant passage ! Amicalement, Micheline
micheline1940 · le jeudi 1 mai 2014 à 04:37
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Cette nuit me fut un cauchemar, et rien à voir vraiment avec le rêve de Baudelaire qui revenait sans cesse, et qui lui faisait écrire "Et qui n'est chaque fois, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre ...", enfin je crois ! Et c'est tout à fait juste, car combien de fois, j'ai vu des êtres que je reconnaissais mais qui étaient complètement différents, et des lieux que je reconnaissais, mais qui ne ressemblaient en rien à la réalité ! Et cela est tout à fait délirant !!! Merci de votre lecture Cher Guy, et veuillez croire à mes nocturnes salutations bien amicales. Micheline
micheline1940 · le jeudi 1 mai 2014 à 04:46
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Cela m'ennuie de vous avoir ainsi, et bien involontairement, provoqué des frissons, chair de poule et sueurs froides, et dans le même temps, vous me flattez d'avoir créé d'intenses émotions ! Comme l'écriture est amusante parfois ! Bien amicalement, Micheline
oliverjane1950 · le jeudi 1 mai 2014 à 07:22
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
micheline1940 · le vendredi 2 mai 2014 à 01:30
http://www.mespoemes.net/micheline1940
Pour Oliver ! Merci d'être passé me voir !
Bien amicalement, Micheline
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