Souvenir De Mon Amour
MÉLANCOLIES
LIV
SOUVENIR DE MON AMOUR
J’ai connu le Bonheur, les beaux Enchantements
Des si tendres regards, des ardentes caresses
D’époques heureuses, aujourd’hui révolues,
Qui me laissent aux bords d’interminables nuits.
Dans l’horrible tourment qui saccage mon cœur,
Je ne vois que chagrin, souffrances et regrets,
Et mon cœur, cet organe en lambeaux pantelants
Saigne fort dans mon sein ouvert à tous les vents.
Je t’implore, ô Seigneur, apaise ma douleur
Et donne moi l’oubli, comme un doux sacrement,
Afin que, jamais plus, ma mémoire profonde
Ne s’éveille et ne pleure aux images d’antan.
Rien n’est plus déchirant qu’un souvenir heureux !
Songez à ma douleur si je vous dis encore
Qu’en vingt années coulées, chaque seconde fut
Pure Extase et Bonheur dans l’Amour infini.
Vers Libres
Page 83
Cannes, le 21 Décembre 2008
M.A.B.M.
Droits Réservés
LIV
SOUVENIR DE MON AMOUR
J’ai connu le Bonheur, les beaux Enchantements
Des si tendres regards, des ardentes caresses
D’époques heureuses, aujourd’hui révolues,
Qui me laissent aux bords d’interminables nuits.
Dans l’horrible tourment qui saccage mon cœur,
Je ne vois que chagrin, souffrances et regrets,
Et mon cœur, cet organe en lambeaux pantelants
Saigne fort dans mon sein ouvert à tous les vents.
Je t’implore, ô Seigneur, apaise ma douleur
Et donne moi l’oubli, comme un doux sacrement,
Afin que, jamais plus, ma mémoire profonde
Ne s’éveille et ne pleure aux images d’antan.
Rien n’est plus déchirant qu’un souvenir heureux !
Songez à ma douleur si je vous dis encore
Qu’en vingt années coulées, chaque seconde fut
Pure Extase et Bonheur dans l’Amour infini.
Vers Libres
Page 83
Cannes, le 21 Décembre 2008
M.A.B.M.
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10 commentaires
imparfait · le mercredi 11 février 2015 à 10:59
Merci pour le partage de vos sentiments.
fokouajeancarlos · le mercredi 11 février 2015 à 11:37
J-C
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 11 février 2015 à 13:41
A peine achevé, sur mon site, le long remerciement que je t’(vous) fait à l’émouvant commentaire de ton/votre dernier poème, que je découvre vos vers chargés de soie et de brume, de douceur et de la griffure du temps qui s’est arrêté.
C’est un honneur de m’arroger aujourd’hui l’audace d’être près de vous, en tout bien tout honneur, c’est évident, ce confident ou ce témoin dévoué, comme il vous plaira, qui essaiera d’avoir la pudeur de ne pas retourner mes mots comme la pointe d’une épée qui rouvrirait vos blessures, mais essaiera de n’être que l’amicale et dévouée présence, l’espace d’un instant.
La lecture de ces extraits de tes/vos Mélancolies sont à la fois un déchirant murmure, où la douceur du verbe, extrême et sans pareil ne sais combler le vide de l’âme. Et, tout à la fois, une symphonie flamboyante à l’Absolu de l’Amour.
Déchirant, cependant. Oui, lorsque tu/vous dis(te) « rien n’est plus déchirant qu’un souvenir heureux », combien cela est vrai.
Alors à ces mots si beaux qui qui saignent encore de larmes que ne peut figer le Temps, j’irai puiser chez Goethe, l’un des plus beaux hymnes à l’amour que je ne connaisse pour vous conforter dans l’espérance de l’éternelle aimance ne celui qui n’a jamais quitté votre cœur :
« Des forces éternelles, le Temps et la distance
mystérieusement comme les étoiles,
Me versent dans le sang
Le baume de la paix.
Mon sentiment en devient plus tendre,
Mon cœur plus léger,
Et mon bonheur s’en accroit.
Nulle part, je ne puis l’oublier,
Et pourtant je puis diner tranquille.
Mon esprit est serein et libre,
Un délire inappréciable,
Fait de l’amour d’une vénération
Du désir d’une rêverie – Goethe »
Voilà mon amie.
Tu/vous auras(rez) remarqué que volontairement, par un jeu plaisant, je l’espère, auquel vous aurez quelque agrément ou quelque sourire, je vous écris à la manière épistolaire de ce XVIIIème siècle qui voyait pointer le romantisme dans la délicatesse du verbe. D’aucun verrons peut-être un ridicule et précieux bavardage. Si ces mots vous agréent, je continuerai à faire usage du style, tant ils appartiennent à un temps, sans doute révolu, où la délicatesse avec de beaux atours. Puisque j’ai la faveur de pouvoir écrire ainsi, je ne me priverai pas, sans basculer dans le ridicule, de souligner l’intérêt que je porte à votre poésie et plus encore, à l’humanité vraie qui s’en dégage pour, humblement, magnifier vos mots.
Bien amicalement, ma chère Micheline.
Je vous joins le lien Internet du Requiem de Fauré, si sublime, qui a accompgné ma réponse à votre commentaire et ces quelques mots sur votre poème.
Relisez votre poème « Souvenir de mon amour » ainsi que les quelques vers de Goethe, votre cœur saura s’émouvoir du souvenir vivant de votre cher Amour. Je vous en fait de tout cœur le souhait, Micheline
https://www.youtube.com/watch?v=8X5_j766tdc
(c’est un requiem, mais c’est un chant de joie, un chant d’amour. D’une puissance harmonique bouleversante)
Votre bien dévoué, Philip.
(mespoemes.net/philipchevalier)
José · le mercredi 11 février 2015 à 18:26
De superbes vers mélancoliques, entre éblouissants souvenirs d'un amour et vif désespoir de ne pouvoir l'oublier.
Amitiés.
domidom · le jeudi 12 février 2015 à 11:40
(Ô Seigneur donne-moi l'oubli)..
Je ne pense pas que vous seriez plus heureuse s'il vous été donnée d'oublier...
Dans ce panache de souvenirs, il y a le mauvais certes, mais il y a aussi le bon, vous ne pourrez jamais oublier l'un, sans penser à l'autre....
Je me répète sans doute, mais chacun de vos écrits est à mon cœur de douce émotions.....
Amitiés, Domie...
Micheline 1940 · le vendredi 13 février 2015 à 17:46
Micheline.
Micheline 1940 · le vendredi 13 février 2015 à 17:54
Micheline.
Micheline 1940 · le vendredi 13 février 2015 à 19:42
Il me faut le temps de me poser, de réfléchir pour vous répondre, m'imprégner de ce requiem de Fauré, et des vers de Goethe, replonger dans la dramaturgie de ces phrases musicales qui prennent le cœur et l'âme dans un tourbillon oppressant qui vous porte au presque désespoir tant la beauté en est toute séraphique. Comment imaginer vivre sans ces pures merveilles que sont les notes qui envoûtent et vous ôtent le pâle"respir". Je pense très sincèrement que la musique a donné à l'homme cette puissance de révélation des sentiments qui est un don divin! Mais en sommes-nous seulement dignes ? Les musiciens sont des ambassadeurs du ciel qui nous font toucher du doigt, aujourd’hui, les beautés qui nous raviront à l'extase dans notre future vie, celle qui sera de l'Éternité. Beaucoup ne pensent qu'au présent, sans imaginer que leur Futur sera plus important et bien plus long, qu'il est judicieux de le bien préparer ... Voyez les Égyptiens des Pyramides ! Comme pour certaines autres civilisations,
tout était fin prêt pour leur Vie dans l'Au- delà. Nourritures spirituelles et terrestres ... N'était-ce pas là montrer grande preuve de sagesse ? Notre époque ne me va guère, et je crois fermement qu'il nous faut tout revoir pour ne pas perdre cette belle et bonne Terre qui nous porte avec patience et nous apporte, malgré tout, tant de beautés et tant d'émotions .... Le simple fait de regarder son ciel piqué d'étoiles, n'est-ce pas là une de ces merveilles qui éblouissant l'âme, vous commande de versifier, ce qui vient tout naturellement, comme une chaleur qui vous envahit jusqu'à l'étourdissement ? Je sais combien toutes ces splendeurs des choses et des êtres sont vaines pour certains, et, à nos yeux, dramatiques pour eux, qui se privent de l'essence même de la beauté, de la paix, et des sources d'émotions qui feraient que tout irait merveilleusement mieux de par le vaste Monde ... J’ai réécouté, pour le souvenir, le Stabat mater de Rossini, très lyrique, que j’avais fait donner pour la cérémonie d’incinération de Maman, pour Elle qui aimait tant la musique ! Et celui plus compassé de Pergolèse que l’on pourrait rapprocher, à tout le moins et à son tout début, très facilement de la facture de Mozart. La musique sacrée, voilà un autre immense et très agréable point d’intérêt qui nous touchent.
Merci cher Philippe pour votre commentaire qui, comme vous le supposez bien, me va droit au cœur. Votre style épistolaire me plait infiniment, et avec grâce, je vous remercie d'y apporter tant de soin.
Croyez bien, cher ami, à ma fidèle amitié. Micheline.
Micheline 1940 · le vendredi 13 février 2015 à 19:48
je vous remercie de votre sensible ressenti sur ces tristes vers qui sont pour partie l'essence même de ma vie.
Amicalement, Micheline.
Micheline 1940 · le vendredi 13 février 2015 à 19:58
Avec ma plus vive amitié !
Micheline.
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