En Souvenir Des Grâces
POÈMES AJOUTÉS
XXV
EN SOUVENIR DES GRÂCES
Nul ne pourra trouver âme et tête bien faites
Dans cet affreux maelstrom du monde d’aujourd’hui.
Si cet être existait, bien malheureux serait
De vivre dans l’abîme aux monstres des abysses !
Revenez-nous, ô Temps de nos anciens Passés,
Merveilleux jours où l’Homme était bel et courtois,
Où Dame promenait dans ses plus beaux atours,
Prince Chevalier l’honorant chaque jour,
Où vielle n’accrochait pas encor les tympans,
Et miel adoucissait nourritures terrestres …
Où chercher ce beau Temps quand l’hydromel scellait
Les accordailles des jouvenceaux éblouis,
Aux yeux émerveillés, aux sourires fleuris ?
Je sais des blancs longs lys, aujourd’hui délaissés,
Dans des urnes pleurant sur des marbres d'autels,
Fleurs toutes dédiées aux Vierges des chapelles,
Et qui, tout aussi bien, goûteraient la gaieté
De la nappe aux fils d’or et de soie d’une noce …
Je sais des baladins qui auraient su me plaire,
Des harpes féeriques aux cordes séraphiques,
Qui m’eussent charmé cœur, et l’oreille enchantée
Sur fond de château fort aux remparts crénelés !
Je sais le Chevalier, beau preux qui m’emporta
Sur son grand destrier, au doux pays de fées.
Prose Alexandrine
Page 29
Cannes, le 15 Février 2015
M.A.B.M.
Droits réservés
XXV
EN SOUVENIR DES GRÂCES
Nul ne pourra trouver âme et tête bien faites
Dans cet affreux maelstrom du monde d’aujourd’hui.
Si cet être existait, bien malheureux serait
De vivre dans l’abîme aux monstres des abysses !
Revenez-nous, ô Temps de nos anciens Passés,
Merveilleux jours où l’Homme était bel et courtois,
Où Dame promenait dans ses plus beaux atours,
Prince Chevalier l’honorant chaque jour,
Où vielle n’accrochait pas encor les tympans,
Et miel adoucissait nourritures terrestres …
Où chercher ce beau Temps quand l’hydromel scellait
Les accordailles des jouvenceaux éblouis,
Aux yeux émerveillés, aux sourires fleuris ?
Je sais des blancs longs lys, aujourd’hui délaissés,
Dans des urnes pleurant sur des marbres d'autels,
Fleurs toutes dédiées aux Vierges des chapelles,
Et qui, tout aussi bien, goûteraient la gaieté
De la nappe aux fils d’or et de soie d’une noce …
Je sais des baladins qui auraient su me plaire,
Des harpes féeriques aux cordes séraphiques,
Qui m’eussent charmé cœur, et l’oreille enchantée
Sur fond de château fort aux remparts crénelés !
Je sais le Chevalier, beau preux qui m’emporta
Sur son grand destrier, au doux pays de fées.
Prose Alexandrine
Page 29
Cannes, le 15 Février 2015
M.A.B.M.
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9 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 16 février 2015 à 11:17
D'abord, je ne m'aventurerai pas à te/vous dire "Ah voici un poème posté au petit matin, heure propice de l'éveil où l'âme et les sens sont en vif émoi", car il serait possible que tu/vous me répondes : "Eh bien non, ce n'était que l'heure où je me suis couché".
Et me voici à vous écrire cette lettre sur votre dernier poème (oui, je dis bien « lettre » pour conserver le caractère….. « sacré » de l’échange, comme au temps où recevoir quelques mots écrits sur une feuille, après avoir ouvert l’enveloppe, était un moment important.
Ma remarque me semble opportune, car tout dans ton/votre poème rappelle des temps souvent révolus où les belles valeurs de l’être humain fleurissaient.
Malgré ce qu’avec beaucoup de vanité j’appelle parfois mon « dandysme » (c’est à moitié la réalité, à moitié une façade ») dont je donne à ce mot la définition suivante ; le raffinement de l’attitude sociale », croyez que je ne suis nullement de ces « âmes et têtes bien faites » que tu/vous évoquez au début du poème. Oui je suis courtois, chaleureux et plein d’empathie, cela ne fait pas de doute. Mais si j’ai peu failli dans ma vie, j’ai failli cependant et ainsi perdu beaucoup de ma dignité. J’ai scrupule à confier un peu de ma vie, surtout en public, aussi je m’arrêterai là, quant à ma petite personne. Ce n’était que pour te/vous dire que je ne suis qu’un être humain, un pauvre être humain comme nous tous. Blessure cependant, de te voir, à la faveur de ce poème évoquer cette figure de noblesse d’âme et d’esprit que le Chevalier, le Prince Chevalier. Si j’ai pris ce pseudonyme un peu précieux de Philip de Berg (Monsieur De Berg était le nom d’un ami de mon père, un sage et un érudit), mon patronyme est…. Chevalier. Longtemps, dans ma vie, l’on me fit l’honneur de me dire que mon nom correspondait bien avec cette image. On me donne encore cet attribut parfois, aujourd’hui, mais ce n’est que chimère, un faux semblant. Une ombre creuse et transparente (« hollow shade » est en anglais l’expression la plus appropriée)
Dans ton/votre poème, tu/vous implores ces temps passés.
Sans flatterie ni galanterie, je me permettrai de te/vous dire que cette méditation épistolaire – ce poème est comme une lettre – m’évoque le regard clair et l’irréelle pureté d’âme d’Yvonne de Gallais, la délicate héroïne du Grand Meaulnes.
Peut-être parce que ton/votre poème est empreint de brume et de lys, d’une irréelle intemporalité où l’on s’attend avec voir surgir des songes une licorne, ces vers sont nimbées de couleurs délicates et frêles.
Ah, tout cela se déroule dans un ailleurs dont nous ne savons si nous l’avons rêvé ou vécu un jour. Je m’aperçois que j’ai utilisé deux fois l’adjectif « irréel ». Cela confirme bien l’esprit à la fois laudatif et chargé de regrets de tes/vos vers.
Bah, mon commentaire n’est rien qu’un jeu, bien agréable, qui l’espace d’un instant, figé dans les éternités que chacun de donne, auront permis le temps de l’écriture ou vous, de la lecture, rien d’autre qu’un moment agréable.
Je reste votre bien humble ami en poésie, chère Micheline.
A bientôt pour d’autres….. « lettres ». Philip.
mespoemes.net/philipchevalier
domidom · le lundi 16 février 2015 à 16:19
J'ai adoré entre autre votre deuxième strophe, j'y ai retrouvé les chevaliers des rêveries de mon enfance...
Quel talent!!
Vous lire est un formidable moment de plaisir et de détente...
Amitiés, Domie...
Guy · le lundi 16 février 2015 à 17:45
De plume nostalgique
Lire vos manuscrits
Réveille l'héroïque
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 04:32
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 04:35
Mais vous aurez corrigé par vous même !
Mille amitiés ! Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 04:41
Avec mon infinie amitié ! Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 04:46
Bien sincèrement et très amicalement,
Micheline.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 26 février 2015 à 09:05
Micheline 1940 · le lundi 2 mars 2015 à 04:52
A bientôt cher Philippe ! Vous lire me fût plaisir !
Bien amicalement, M.
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