Au Fil Du Souvenir
POÈMES AJOUTÉS
XXVI
AU FIL DU SOUVENIR
Amour, te souviens-tu du Jardin des Promesses
Où nous allions heureux, frissonnant d’espoir fou ?
Celui qui nous guidait vers le Pays des Liesses
D’où nous n’entrevoyions qu’un tableau un peu flou
De nos rêves plus chers, vierges de tous décombres,
Que nous avions avec, un soin jaloux, couvés !
Aussi, te souviens-tu de nos deux chères ombres
Qui toujours nous suivaient au cœur des chauds étés ?
Amour, te souviens-tu du Jardin des Délices
Où nous déambulions pétris d’un songe fou ?
Celui qui nous portait vers les doux sacrifices,
Multipliant nos joies en baisers dans le cou ?
Nos rires en écho, dans l’allée de mûriers,
Revenaient d’un lointain, tout envoûté de charmes,
Vibrant sous les rayons de soleils meurtriers,
L’écho que relayait les doux ménétriers ?
Vois aujourd’hui, Amour, ce vieux Jardin des Ombres !
L’air plus lourd a perdu ses savantes senteurs,
Comme le soleil a, négligeant les pénombres,
Forcé la cigale a se terrer dans ses peurs.
En mêlant, du métier, tous les fils d’ors et soies
De l’idéal Amour, scintillante beauté,
J’ai gardé du Jardin, aux serpentines voies,
Ce souvenir vibrant que mon cœur a choyé.
Page 30
Cannes, le 19 Février 2015
M.A.B.M.
Droits Réservés.
XXVI
AU FIL DU SOUVENIR
Amour, te souviens-tu du Jardin des Promesses
Où nous allions heureux, frissonnant d’espoir fou ?
Celui qui nous guidait vers le Pays des Liesses
D’où nous n’entrevoyions qu’un tableau un peu flou
De nos rêves plus chers, vierges de tous décombres,
Que nous avions avec, un soin jaloux, couvés !
Aussi, te souviens-tu de nos deux chères ombres
Qui toujours nous suivaient au cœur des chauds étés ?
Amour, te souviens-tu du Jardin des Délices
Où nous déambulions pétris d’un songe fou ?
Celui qui nous portait vers les doux sacrifices,
Multipliant nos joies en baisers dans le cou ?
Nos rires en écho, dans l’allée de mûriers,
Revenaient d’un lointain, tout envoûté de charmes,
Vibrant sous les rayons de soleils meurtriers,
L’écho que relayait les doux ménétriers ?
Vois aujourd’hui, Amour, ce vieux Jardin des Ombres !
L’air plus lourd a perdu ses savantes senteurs,
Comme le soleil a, négligeant les pénombres,
Forcé la cigale a se terrer dans ses peurs.
En mêlant, du métier, tous les fils d’ors et soies
De l’idéal Amour, scintillante beauté,
J’ai gardé du Jardin, aux serpentines voies,
Ce souvenir vibrant que mon cœur a choyé.
Page 30
Cannes, le 19 Février 2015
M.A.B.M.
Droits Réservés.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
14 commentaires
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 05:13
Merci de tout cœur et par avance !
Micheline.
guy · le mardi 24 février 2015 à 10:19
Du souvenir, ce fil arcane,
Sa douceur caressant le coeur,
Pastel au jardin de Toscane.
Amitiés. Guy
(je ne vois pas de problème à ce X)
imparfait · le mardi 24 février 2015 à 11:34
Amitiés Micheline
(Je dirais comme Guy, ton X est parfaitement visible sur ton poème)
domidom · le mardi 24 février 2015 à 17:13
Il semblerait qu'au cœur de la Toscane il fasse bon vivre, merci de nous entraîner au cœur de ce superbe pays, hélas, méconnu à mes yeux...
Au plaisir de vous lire....
Amitiés, Domie...
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 17:49
Merci pour vos jolis vers citant " un pastel au jardin de Toscane," qui ont insufflé en moi un souvenir prégnant de cet ineffable Jardin de Bomarzo, appelé aussi le Parc aux Monstres, où l'imagination débridée et combien fantasmagorique de l'homme s'exprime de façon extraordinaire ! J'ai rarement contemplé un lieu aussi magique, où l'art du Grotesque, du gigantisme et de la Rocaille donnent à la Nature une impression de "hors du Temps", d'intemporalité ... Un rêve éveillé que je recommande aux amoureux de la si parfaite et sublime Toscane !
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 18:06
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 18:15
Comme votre analyse est juste, et combien vous savez l'écrire précisément ! Merci pour votre lecture de mes lignes écrites dans un tourbillon de souvenirs heureux !
Amicalement, M.
Micheline 1940 · le mardi 24 février 2015 à 18:30
Bonne amitié de M.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 24 février 2015 à 20:43
Cerise · le mercredi 25 février 2015 à 11:26
C'est toujours avec beaucoup d'émotions que je parcours vos vers.
Des images d'une douce et nostalgique tendresse. J'aime vos ombres enlacées...sourire
Belle journée à vous
amicalement
Béatrice :) ce signe est un sourire et celui-ci est un clin d'oeil ; )
Micheline 1940 · le jeudi 26 février 2015 à 05:15
Ma bonne et sincère amitié et mes souhaits de vous voir réussir demain une merveilleuse journée ! M.
Micheline 1940 · le lundi 2 mars 2015 à 04:32
Mes bonnes amitiés,
M.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 2 mars 2015 à 07:01
J'ai bien fait de prendre mon temps pour lire et relire ce poème.
Je vais éviter le côté admiratif pour éviter de tomber dans le lieu commun de la flatterie, mais je te/vous dirai qu'il s'agit d'un écrit délicat.
Ton/votre style, ici, m'évoque cette délicate poétesse et femme de lettre de Delphine Gay de Girardin.
Dussiez-vous fuir le complément, mais dans ce "fil du souvenir" j'y retrouve un peu son style, les mots d'opale, fragiles mais pourtant si expressifs. Tu/vous sais combien je me régale de lire et commenter beaucoup de poèmes sur notre cher site. Je le fais sincèrement et je m'attache à essayer de comprendre, sans voyeurisme, l'âme de ceux et celles qui écrivent, à travers des styles d'écritures si différents. Depuis nos charmants échanges épistolaires, ce ton d'écriture que nous avons pris le parti de partager parait (volontairement), comme sur une vieille photo, teinté de couleurs un peu pâlies, surannées. Chacun de tes/vos quatrains, ici me transporte dans un Avant, que je n'ai pas connu, où, loin des tumultes, les esprits délicats savaient s'émerveiller du moindre parfum des fleurs ou du moindre chant du vent. Je retrouve tout cela dans ton/votre poème.
Je terminerai ma lettre en empruntant cette belle phrase à Delphine de Girardin, que j'ai évoqué :
""L'amour a de singulières terreurs et de pénibles caprices : c'est une étrange passion dont le premier mouvement est de fuir ce qu'elle cherche, et le second de regretter ce qu'elle a fui !"
Il me semble convenir à ce poème et au précédent "Toi". Bonne semaine ma bien chère Micheline. Amicalement, votre bien dévoué et attentionné, Philip.
(mespoemes.net/philip.chevalier)
Micheline 1940 · le lundi 2 mars 2015 à 15:37
Je viens de vous laisser sur "Ma Douce" après de douloureuses réminiscences, et me voilà en une conversation qui prolongera, en quelque sorte, le précédent écrit. Votre volonté de me charmer est évidente, mais je ne veux pas contrer votre amitié de trop vive façon ! C'est si gentil à vous de porter attention à mes textes ! J'en suis extrêmement touchée, et soyez en remercié. J'ai adoré la phrase de Delphine, écrite avec cette délicatesse mâtinée de force qui est un ravissement et d'une telle vérité ! Merci, cher Philippe pour tous vos bons mots et vos belles pensées!
Bien amicalement, M.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.