Ma Douce
POÈMES À LA SUITE
XXXII
MA DOUCE
Petite féline, ma bien douce adorée,
Tu as laissé la place, et je suis dévastée
Par l’éperdu chagrin que je souffre à porter.
Ma toute mignonne, qu’il m’est dur de laisser
Aux pages ouvertes, notre conte enchanté !
Toi, mon précieux amour, qui m’a tant raconté
Par tes ronronnements, tes dos ronds, tes malices,
Tout ce que tu savais, cent et mille artifices,
Pour te laisser aimer, idolâtrer, bercer !
Et maintenant, encor, je ne puis que penser
À ton doux miaulement d’accueil quand je rentrais,
Puis, lorsque dans mes bras, vite je te prenais,
Un sourd ronronnement, me donnait récompense,
En coups de langue peu avares en dépense,
Sur la main ou le bras que tu accaparais,
Le temps utile que toi seule régentais !
Tu me donnais la joie, je t’étais dévouée,
Médusée, j’observais ta démarche feutrée,
Que mes yeux contemplaient surpris et amusés,
Quatre petits petons allant à pas comptés.
Tu me ravissais l’âme et m’émouvait le cœur.
Et parfois, mon regard fixant ton œil frondeur,
Retrouvait la lueur d’une pointe cruelle
Qu’un feulement plaintif en brisait l’étincelle.
Quatorze années d’amour ne peuvent s’oublier,
Ma très douce Patty ! Coule le sablier
Qui s’accommodera, aux heures sans envie,
À rythmer les journées et les nuits de ma vie.
Maintenant, tu ravis ton bel Ange du Ciel,
Et vas, déambulant à l’ombre de son aile.
Tout au bord d’un matin, et que Dieu seul connaît,
Dans son beau Paradis, je te retrouverai …
Page 35
Cannes, le 08 Mars 2013
M.A.B.M.
Droits Réservés
XXXII
MA DOUCE
Petite féline, ma bien douce adorée,
Tu as laissé la place, et je suis dévastée
Par l’éperdu chagrin que je souffre à porter.
Ma toute mignonne, qu’il m’est dur de laisser
Aux pages ouvertes, notre conte enchanté !
Toi, mon précieux amour, qui m’a tant raconté
Par tes ronronnements, tes dos ronds, tes malices,
Tout ce que tu savais, cent et mille artifices,
Pour te laisser aimer, idolâtrer, bercer !
Et maintenant, encor, je ne puis que penser
À ton doux miaulement d’accueil quand je rentrais,
Puis, lorsque dans mes bras, vite je te prenais,
Un sourd ronronnement, me donnait récompense,
En coups de langue peu avares en dépense,
Sur la main ou le bras que tu accaparais,
Le temps utile que toi seule régentais !
Tu me donnais la joie, je t’étais dévouée,
Médusée, j’observais ta démarche feutrée,
Que mes yeux contemplaient surpris et amusés,
Quatre petits petons allant à pas comptés.
Tu me ravissais l’âme et m’émouvait le cœur.
Et parfois, mon regard fixant ton œil frondeur,
Retrouvait la lueur d’une pointe cruelle
Qu’un feulement plaintif en brisait l’étincelle.
Quatorze années d’amour ne peuvent s’oublier,
Ma très douce Patty ! Coule le sablier
Qui s’accommodera, aux heures sans envie,
À rythmer les journées et les nuits de ma vie.
Maintenant, tu ravis ton bel Ange du Ciel,
Et vas, déambulant à l’ombre de son aile.
Tout au bord d’un matin, et que Dieu seul connaît,
Dans son beau Paradis, je te retrouverai …
Page 35
Cannes, le 08 Mars 2013
M.A.B.M.
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20 commentaires
louis · le vendredi 27 février 2015 à 08:28
(Pardon pour la plaisanterie)
Amitiés.
Cerise · le vendredi 27 février 2015 à 08:47
merci pour ce petit bijou de poésie et de tendresse.
Nos chers compagnons demeurent à jamais dans nos mémoires et nos coeurs.
amicalement
Béatrice
Micheline 1940 · le vendredi 27 février 2015 à 15:14
Amicalement, M.
Micheline 1940 · le vendredi 27 février 2015 à 15:25
Milkyway · le vendredi 27 février 2015 à 16:36
Bel hommage à nos animaux chéris :)
Amicalement,
Justin
domidom · le vendredi 27 février 2015 à 17:25
Votre poème m'a bouleversé...
J'ai toujours eu des petits chats, je l'ai ai aimé comme des bébés, aujourd'hui encore, je suis toute dévouée à mon petit Manouche, il est la prunelle de mes yeux, hélas, il est vieux et fatigué, quand je le vois s'amaigrissant, mon cœur se serre, juste à l'idée qu'il me quittera, je sais que je vais beaucoup, beaucoup pleurer...
Comme dit Charleps,(ainsi va la vie)....
Beaucoup d'émotions à travers vos vers....
Amitiés, Domie...
Micheline 1940 · le vendredi 27 février 2015 à 20:54
Vous aussi aimez nos petits amis à l'amour inconditionnel ? Ils nous adorent, et nous leur devons bien notre passion ! Aimer les animaux c'est nous sauver nous-même en nous oublions un peu !
Bonne fin de soirée à vous !
Mes amitiés, M.
Micheline 1940 · le samedi 28 février 2015 à 03:43
Hou ! la vilaine inattentive !!!
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 28 février 2015 à 19:33
Comment ne pas penser à Colette, la grande Colette, tellement éprise de la tendresse des félins.
Tu/vous sais, puisque je prône les sentiments humanistes, il va sans dire qu'il faut placer l'Homme au-dessus de tout. Alors combien de fois me suis-je senti gêné d'aimer les animaux que j'ai eu et de pleurer leur départ.
Par une merveilleuse et inouïe complicité animale, mon chat Choopy vient depuis toujours se lover contre moi, me regarder avec amour, oui, avec amour, et cette petite boule de poil me bouleverse. Enfant, il n'était pas question d'avoir un animal à la maison. Je te/vous ferai l'aveu, qu'enfant il me fallait travailler, travailler, étudier, le nez dans les livres, toujours, encore plus. Au point que je m'y suis noyé. Quelle ironie du sort : on me décernait "le prix de camaraderie" parce que j'étais gentil. Adolescent et adulte j'ai eu plein d'amis, trop à mon goût. Et mon regard s'est longtemps et toujours attardé sur nos petits animaux. Sensiblerie gâteuse ? Oh non. Récemment le législateur a considéré qu'un animal domestique est détenteur d'émotion (très rares sont les concepts d'émotion dans notre droit français) et - je ne parle pas de la violence aux animaux - pour la première fois, le chat et le chien ne sont plus juridiquement assimilés à des objets (des "biens meubles" comme on dit dans le code civil). Voilà ce dont je pouvais témoigner à la faveur de ton/votre délicat poème, chère Micheline. Avec mon amitié toujours renouvelée. Bien à toi/vous. Philip.
Guy · le samedi 28 février 2015 à 23:22
Micheline 1940 · le lundi 2 mars 2015 à 04:03
Le chat subjugue, et sait mettre de la distance, c'est en quoi il est un sujet fabuleux. Cependant sans prévenir, il peut vous faire mal, malgré tout votre amour, et vous laisser pantois ...
Le chien, tout autrement, sait aimer, de tout cœur, le fait parfaitement, et ce, quoiqu'il advienne. C'est un véritable compagnon qui ne déçoit jamais l'amour qu'on lui porte ! A contrario de vous, nous avons eu toujours beaucoup d'animaux autour de nous. Et je sais que, depuis toujours, ils ont une âme. Parfois, trop souvent même, on découvre combien l'homme est pervers envers les animaux ! C'en est affreux ! Et l’on ne peut placer toujours l’homme au-dessus de tout ! Aussi, ai-je été immensément heureuse que le législateur n'assimile plus nos amis à quatre pattes à des biens meubles ! Il ne faut pas considérer que l'humain est le seul à ressentir des émotions. Nous sommes loin du compte ! A un gorille recueilli bébé et à qui on avait appris le langage des signes, il raconta comment on avait tué sa mère, coupé la tête et les mains ! Et il disait son immense chagrin ! Voyez où nous en sommes ! Qui sont les bêtes dans ce cas précis ? Avez-vous vu ce film KOKO le singe qui parle ? Je vous le conseille expressément.
Il n'est pas honteux de pleurer la perte de son compagnon à quatre pattes, ou à deux ailes. Je sais que l'on vous dira que c'est hors des usages, de proportion, qu'il est de bon ton de modérer son chagrin! Des bêtises que tout cela ! Je me souviens du chagrin que nous eûmes avec mon mari, à la perte de notre teckel que nous avons gardé dix huit ans ! Pourtant, très malade dès sa première année, où il dût subir, après bien des examens qui ne donnèrent rien, une ablation de la rate qui s'était multipliée par cinq et l'empêchait de boire et de manger ... Ce teckel de race naine, dépassa la taille du chien courant, et vécut de poudre de rate tous les jours de sa vie! Le vétérinaire n'avait pas bon espoir de le garder en vie, et pourtant ! La tendresse et les soins l'ont conservé à notre dévotion. Il était amour, et nous l'adorions... Quant il partit, nous pleurions sans pouvoir nous arrêter, et lorsque mon époux rentrait, le soir, nous osions à peine nous regarder, car nous fondions aussitôt en larmes. Les clients pensant qu'un parent s'en était allé, présentaient des condoléances, car dans ce monde dur où le superficiel règne, comment avouer que l'on pleurait notre chien ?
J’ai eu du chagrin pour mes oiseaux exotiques, mon pigeon, les cochons d’Inde, angora ou pas, les écureuils de Corée, le lapin nain qui finit par devenir aussi grand qu’un garenne, les souris blanches qui filaient dans le ventre de l’aspiro-batteur Hoover pour en ressortir toute grises !
J’ouvrais tous les jours les cages et mettais ce petit monde en liberté ! Et c’était fabuleux !
Nos bêtes sont nos plus fidèles amies, nous donnant bien plus que nous leur apportons ! C’est dire que nous ne sommes pas perdants ! Je suis heureuse, cher Philippe, de vous savoir leur ami, et vous dis ici, avec sincérité, toute mon amitié. M.
Micheline 1940 · le lundi 2 mars 2015 à 04:16
Qui n'a pas aimé un de nos petits ou plus grands amis, ne peut pas dire connaître complètement l'amour. Dieu seul sait combien ils sont capables d'aimer, ces Êtres dévoués, et ce, sans condition aucune. J'ai eu l'amour de mes chiens, d’autres petits amours et d'une gazelle des sables, mais si violente, qu'il fallut la rendre ... Aussi, tous nous ont donné tant de joies ! comme autant de soucis ! Et les chagrins mis bout à bout ... Une grande misère que je ne souhaite à personne. Ma fille Murielle m'apportait un cochon d'Inde, et le lendemain nous avions cinq petits !
Alors que faire ? C'était amour que de les regarder ! Merci d’être passée me voir de si chaleureuse façon ! Avec toujours ma sincère amitié, M.
Micheline 1940 · le lundi 2 mars 2015 à 04:24
Distribuer de l'amour c'est en recevoir, et nous avons le cœur assez vaste pour le contenir n'est-ce pas ? Merci d'être passé me lire, et sachez que je suis ravie de votre visite !
Bien amicalement, M.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 2 mars 2015 à 06:41
Micheline 1940 · le lundi 2 mars 2015 à 15:09
Bien amicalement, M.
imparfaitlibre · le mardi 3 mars 2015 à 11:56
J'en suis à mon quatrième chat et à chaque fois que j'en perds un, je me dis que je n'en aurai plus car cela fait trop mal de voir un membre de la famille partir car pour moi, les animaux de compagnie sont des membres à part entière de la famille surtout que j'ai toujours refusé de voir les miens partir loin alors ils restent dans la cour fermée devant la maison.
J'avais signé la pétition pour que nos animaux ne soient plus considérés comme des meubles et encore, un meuble à plus de valeurs vis à vis de la loi qu'un chien ou un chat!
Ici j'ai la chance d'avoir des poules et j'ai même pleuré l'an passé lorsqu'une fouine est venue n'en décapiter 3. J'ai aussi 2 petites chèvres naines (Cerise et Prunelle) elles ont tout juste 1 an et pour leur confort, nous sommes en train de leur acheter une grande cabane de jardin car la leur est devenue un peu petite.
Nous avons aussi des vaches, veaux, taureau sans compter tous les animaux sauvages qui entourent la maison et que j'aime regarder comme les petits oiseaux qui me rappelle une femelle Padda que j'ai eu et que j'ai enterré dans son petit panier en osier sur les bord de la Loire, histoire que son esprit rejoigne la liberté sauvage de ce fleuve!
Je suis d'accord avec toi lorsque tu dis que certaine personnes ne peuvent pas comprendre tout l'attachement que l'on peut porter aux animaux, mais qu'en on comprend de quoi l'homme est capable sur cette terre, alors on préfère très vite la compagnie des bêtes même si parfois elles nous font mal!
Merci pour ce beau poème Micheline.
Amicalement
mespoémes.net//imparfaitlibre
Micheline 1940 · le mercredi 4 mars 2015 à 04:04
Tout ce que vous écrivez est si juste ! Et je vois que vous avez la chance de vivre avec autour de vous tant d'amis dévoués qui ne savent qu'aimer et s'attacher à vous ! La seule cruauté est celle de leur départ, nous laissant, hébétés, au bord d'un précipice, de ce vide à remplir qui ne se comble pas ... Pourtant, que de beaux souvenirs engrangés, qui nous caressent l'âme et nous passent baume au cœur ! Merci de votre passage sur mes lignes. Je me suis arrêtée sur vos deux derniers textes qui m'ont plu infiniment !
Bien amicalement,
M.
domi · le samedi 21 mars 2015 à 10:16
amitiés d'une amoureuse des chats et des animaux ...
amimots
Micheline 1940 · le dimanche 22 mars 2015 à 08:50
Il m'a suffit de repartir en campagne et recommencer des lectures des poèmes postés pour me corriger, car il y a toujours des corrections à faire !, et me revoici avec ce même problème que je vous expliquais sur " Ma Douce " mon texte sur la chatte ! Je ne puis que me confondre en excuses, et me voici devant vous... acceptez-les je vous prie !
Avec amitié,
M.
Micheline 1940 · le dimanche 22 mars 2015 à 09:01
Je perds la tête ! Décidément !
Mille amitiés,
M.
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