Puits D'Ivresse
POÈMES AJOUTÉS
XXXII
PUITS D’IVRESSE
Elle m’est apparue, l’enchanteresse ivresse,
Qui m’attirait d’autant qu’elle fuyait, traîtresse,
Au fond d’un puits perdu, au bord d’une nuit brune,
Qui sans hâte avançait sous un rayon de lune.
En me penchant au bord de la haute margelle,
Je découvrais un fond tout parsemé d’étoiles,
Que la douce luciole en émérite active
Saluait sans répit, scintillant à l’envi.
Tout cela tournoyait en une ronde lente,
Et semblait, par moments, plonger dans une eau noire
Qui lors, s’illuminait et donnait l’illusion
D’une fête secrète, endiamantée, muette.
Mes yeux ne se lassaient de ce lent tourbillon,
Et ma tête tournait au rythme des étoiles,
Résurgentes, plongeant et jaillissant encore,
Quand l’ivresse tenait éveillés tous mes sens.
Jouant de l’équilibre et relevant la tête,
Je vis poindre au lointain, derrière un bouquet d’arbres,
La lueur encor frêle, hésitante et ténue,
D’une bien pâle Aurore, en prémices d’éveil.
J’aurais bien pu finir au fond de ce vieux puits
Si le froid ne m’avait posé un lourd manteau,
Glacé, m’enveloppant d’une brume alanguie,
Qui, s’immisçant en moi, me sortit de ce rêve.
Prose Alexandrine
Page 37
Cannes le 24 Mars 2015
M.A.B.M.
Droits Réservés
XXXII
PUITS D’IVRESSE
Elle m’est apparue, l’enchanteresse ivresse,
Qui m’attirait d’autant qu’elle fuyait, traîtresse,
Au fond d’un puits perdu, au bord d’une nuit brune,
Qui sans hâte avançait sous un rayon de lune.
En me penchant au bord de la haute margelle,
Je découvrais un fond tout parsemé d’étoiles,
Que la douce luciole en émérite active
Saluait sans répit, scintillant à l’envi.
Tout cela tournoyait en une ronde lente,
Et semblait, par moments, plonger dans une eau noire
Qui lors, s’illuminait et donnait l’illusion
D’une fête secrète, endiamantée, muette.
Mes yeux ne se lassaient de ce lent tourbillon,
Et ma tête tournait au rythme des étoiles,
Résurgentes, plongeant et jaillissant encore,
Quand l’ivresse tenait éveillés tous mes sens.
Jouant de l’équilibre et relevant la tête,
Je vis poindre au lointain, derrière un bouquet d’arbres,
La lueur encor frêle, hésitante et ténue,
D’une bien pâle Aurore, en prémices d’éveil.
J’aurais bien pu finir au fond de ce vieux puits
Si le froid ne m’avait posé un lourd manteau,
Glacé, m’enveloppant d’une brume alanguie,
Qui, s’immisçant en moi, me sortit de ce rêve.
Prose Alexandrine
Page 37
Cannes le 24 Mars 2015
M.A.B.M.
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10 commentaires
domi · le vendredi 10 avril 2015 à 08:54
amitiés
amimots
imparfait · le vendredi 10 avril 2015 à 09:08
Selon l'interprétation que l'on peut faire de votre poème, on se demande si c'est un rêve ou un cauchemar!
Le côté étoiles, lueur, attirance, enchanteresse, fête, sont festifs et rappellent effectivement un état euphorique proche du rêve mais dans votre poème, il y a aussi l'autre côté, noir, profondeur, traîtresse, illusion qui sont plus en relation avec une nuit de cauchemar!
Le mélange des sentiments est tellement bien écrit qu'il faut arriver à la fin pour réaliser que vous dormiez.
Merci pour ce bon moment de lecture Micheline
Bonne journée à vous
Amitiés
Milkyway · le vendredi 10 avril 2015 à 09:46
Il y a cette atmosphère si mystérieuse et attirante au début, avec ce jeu de miroir entre le ciel et le puits, qui se résout dans le dernier vers comme étant un rêve.
J'ai passé un très beau moment, merci.
Amitiés
Marie-Claude ( scarlatine) · le vendredi 10 avril 2015 à 14:56
amitié
très belle journée
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 10 avril 2015 à 17:04
Cerise · le vendredi 10 avril 2015 à 17:42
Votre poème est magnique...ouah !
Merci pour ce partage où magie se conjugue avec beauté.
Très bon week-end à vous...sourire
domidom · le vendredi 10 avril 2015 à 21:07
Etrange ce désir qu'inspire ce puits, on aimerait bien y plonger, mais la crainte de ne pouvoir en sortir apporte quelques appréhensions...
C'est très agréable à lire....
Mes amitiés, Domie/domino...
lilo · le vendredi 10 avril 2015 à 23:15
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 11 avril 2015 à 17:47
Voici un poème presque.....surprenant de ta part. Quoique ? J'y ai trouvé la délicate symbolique des attributs de la nuit, de ses "grands luminaires" que dont la lune, les étoiles. La promesse des aurores, aussi.
Le puits, en soi ? Je n'aurais pas la vanité de donner une vision psychanalytique de l'image. Et ce serait presque déplacé dans la magie de ton poème.
Un écrit une peu étrange, en effet, juste un peu, ensorcelant. Moi qui suis sensible à la musique, j'y entends des mélodies médiavales.
Et au plan pictural, eh bien je vois....Brueghel, mais un Brueghel qui serait un peu sombre et magicien.
Merci pour cet écrit qui se prolonge dans la tête ou le coeur, ou l'âme comme on veut. Avec toutes mes sincères amitiés, je te/vous souhaite un bon dimanche, chère Micheline. Bien à toi/vous. Philip.
Micheline 1940 · le lundi 13 avril 2015 à 20:04
Bien amicalement à Vous, belle amitié pour Vous !
M.
.
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