Très Chers Doux Souvenirs
POÈMES AJOUTÉS
XXXVI
TRÈS CHERS DOUX SOUVENIRS
Notre ciel n’a jamais approché la tempête.
De nos chers souvenirs, de nos bonheurs je suis,
La secrète vestale aimante et gardienne,
Qui s’en retourne encor sur nos jours et nos nuits,
Accordés bien ensemble aux rythmes des antiennes.
Je suis de nos très chers et merveilleux moments
Un vivant tabernacle aux souffles de nos vies,
Et demeure en ces lieux depuis nombres de lustres,
Pour dire ce que fut, pour moi, ton bel amour,
Le pilier majeur du Temple des beaux jours.
Tu adorais la mer, manteau vaste d’eau bleue,
Qui, câline en sa vague aux voiles des sirènes,
T’inspirait mots charmants, magiques et heureux,
Toujours nous apportant des sentiments joyeux,
Et te faisais me dire « Vois ma Bretagne belle !
C’est bien à ce Pays que mon cœur est fidèle ! »
Tu l’admirais aussi dans ses grandes marées,
Quand en se rebellant, toute en rage d’écume,
Elle hurlait au vent, mugissant à la brune !
Et tu la respirais comme on hume une fleur,
Avec, au fond du cœur, des rêves d’épousailles.
Ta blondeur renvoyait à la pâleur des sables,
Et te yeux s’accordaient aux cieux incomparables.
Ton regard apaisait l’horizon embrasé
De la fièvre d’amour bouleversant notre âme,
Et nos cœurs attirés ne souffraient aucun blâme.
Nous étions tous les deux attachés l’un à l’autre,
Dans ce délicieux songe ourlé d’infini.
Sans entrain aujourd’hui, je vaque tristement,
Dans ce jour tyrannique où s’invite un grand vide.
Pas d’avenir. Nul sens pour ma vie qui piétine.
Mais c’est avec ferveur que je soigne nos fleurs,
Et chaque jour, mes yeux sur tes objets se posent.
Tu dissertais souvent de ton goût pour les peintres.
Des toiles cascadant, accrochées aux cimaises,
Nous insufflaient couleurs, vibrations, bonheur.
Et puis, par-dessus tout, La Musique envoûtante,
Qui avec élégance éblouissait l’oreille!
Amour ! Mon tendre amour ! Ne me laisse languir
À passer ici bas, plus de temps à t’attendre !
Plus de temps d’afflictions que vingt ans à t’aimer !
Au début ce me fût torture véritable.
Compagnons de mes nuits ? Les plus tristes sanglots,
Aux souvenirs aigus d’adorables caresses …
Il me reste à l’esprit de fulgurantes joies !
Et toujours, sur la mer, notre amour vogue encor,
Sur la vague berceuse aux doux chatoiements d’or,
Et ce, même aujourd’hui, n’a failli cette règle,
Des charmants survenus de nos moments espiègles.
Prose Alexandrine
Page 42
Cannes le 3 Avril 2015
M.A.B.M.
Droits Réservés.
XXXVI
TRÈS CHERS DOUX SOUVENIRS
Notre ciel n’a jamais approché la tempête.
De nos chers souvenirs, de nos bonheurs je suis,
La secrète vestale aimante et gardienne,
Qui s’en retourne encor sur nos jours et nos nuits,
Accordés bien ensemble aux rythmes des antiennes.
Je suis de nos très chers et merveilleux moments
Un vivant tabernacle aux souffles de nos vies,
Et demeure en ces lieux depuis nombres de lustres,
Pour dire ce que fut, pour moi, ton bel amour,
Le pilier majeur du Temple des beaux jours.
Tu adorais la mer, manteau vaste d’eau bleue,
Qui, câline en sa vague aux voiles des sirènes,
T’inspirait mots charmants, magiques et heureux,
Toujours nous apportant des sentiments joyeux,
Et te faisais me dire « Vois ma Bretagne belle !
C’est bien à ce Pays que mon cœur est fidèle ! »
Tu l’admirais aussi dans ses grandes marées,
Quand en se rebellant, toute en rage d’écume,
Elle hurlait au vent, mugissant à la brune !
Et tu la respirais comme on hume une fleur,
Avec, au fond du cœur, des rêves d’épousailles.
Ta blondeur renvoyait à la pâleur des sables,
Et te yeux s’accordaient aux cieux incomparables.
Ton regard apaisait l’horizon embrasé
De la fièvre d’amour bouleversant notre âme,
Et nos cœurs attirés ne souffraient aucun blâme.
Nous étions tous les deux attachés l’un à l’autre,
Dans ce délicieux songe ourlé d’infini.
Sans entrain aujourd’hui, je vaque tristement,
Dans ce jour tyrannique où s’invite un grand vide.
Pas d’avenir. Nul sens pour ma vie qui piétine.
Mais c’est avec ferveur que je soigne nos fleurs,
Et chaque jour, mes yeux sur tes objets se posent.
Tu dissertais souvent de ton goût pour les peintres.
Des toiles cascadant, accrochées aux cimaises,
Nous insufflaient couleurs, vibrations, bonheur.
Et puis, par-dessus tout, La Musique envoûtante,
Qui avec élégance éblouissait l’oreille!
Amour ! Mon tendre amour ! Ne me laisse languir
À passer ici bas, plus de temps à t’attendre !
Plus de temps d’afflictions que vingt ans à t’aimer !
Au début ce me fût torture véritable.
Compagnons de mes nuits ? Les plus tristes sanglots,
Aux souvenirs aigus d’adorables caresses …
Il me reste à l’esprit de fulgurantes joies !
Et toujours, sur la mer, notre amour vogue encor,
Sur la vague berceuse aux doux chatoiements d’or,
Et ce, même aujourd’hui, n’a failli cette règle,
Des charmants survenus de nos moments espiègles.
Prose Alexandrine
Page 42
Cannes le 3 Avril 2015
M.A.B.M.
Droits Réservés.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
11 commentaires
domi · le mardi 14 avril 2015 à 07:25
ces deux-là me parlent particulièrement :
"Mais c’est avec ferveur que je soigne nos fleurs,
Et chaque jour, mes yeux sur tes objets se posent."
merci !
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 14 avril 2015 à 08:16
Que dire de ce poème qui est encore une ode à un amour merveilleux, qui jamais ne mourra, c'est certain. Et dans ces jours heureux il y avait (oh, tellement désolé de devoir employer l'imparfait !) aussi de l'Art, de la Peinture, de la Musique. Indissociable décor de ce si bel amour.
Comme fais tu/vous pour écrire de si looooongs poèmes, à la manière d'Hugo, dans la longueur ? Sans nul doute, par les doux et vivants souvenirs affluent avec tant de présence que les mots arrivent à la suite comme autant d'éternels baisers. Prends/prenez soin de toi/vous, chère Micheline. Amitiés fidèles et sincères. Philip.
Loïc · le mardi 14 avril 2015 à 11:46
Beau poème Micheline, franchement bien joué. Un détail : on pourrait regretter une répétition au début, où "la secrète gardienne" est quasiment immédiatement suivi de "un vivant tabernacle", ce qui en fait dit exactement la même chose. Mais on oublie en lisant la suite.
Amitiés Micheline !
domidom · le mardi 14 avril 2015 à 21:15
Un poème émouvant, qui bouleverse le cœur, un poème où l'amour jaillit, un amour puissant, inoubliable....
Vers et rimes sont choisis avec une infini délicatesse....
C'est toujours avec un immense bonheur que je viens vous lire....
Amitiés, Domino...
Benadel · le lundi 20 avril 2015 à 20:49
le long d'une mer de tristesse. Mais là-bas sous l'horizon, la tendresse s'offre à foison aux amants éplorés. Et quand le soleil se lèvera, elle éclairera les personnes qui se sont adorés. Merci Micheline !
Micheline 1940 · le mercredi 22 avril 2015 à 02:56
Merci à vous, Domie, d'être passée me lire, et d'aussi gentiment m'écrire que vous avez goûté tout particulièrement deux de mes vers. Avec mon amical souvenir,
M.
Micheline 1940 · le mercredi 22 avril 2015 à 03:11
Bien à vous et amicalement,
M.
Micheline 1940 · le mercredi 22 avril 2015 à 03:31
Merci cher Philippe de trouver toujours les mots qui me ravissent et font écho à mes émotions.
Belle et bonne fin de semaine, et toutes mes amitiés,
M.
Micheline 1940 · le mercredi 22 avril 2015 à 03:50
M.
Micheline 1940 · le mercredi 22 avril 2015 à 04:02
Je n'ai pas visité le Site depuis quelques jours, aussi, je dois me remettre en lecture de rattrapage, et il y aura probablement beaucoup à faire pour arriver à niveau ! Les Poètes sont de plus en plus prolixes, et la tâche sera grande ! Merci d'être passée me lire, et m'écrire que vous avez eu du bonheur à le faire. Vous me comblez avec tant d'amitié ! Merci pour votre généreuse appréciation. Bien amicalement,
M.
Micheline 1940 · le mercredi 22 avril 2015 à 04:22
Je viens vous remercier d'être passé sur mon texte, et croyez bien que la lecture de votre commentaire fut chargée d'une belle et grande émotion, car, bien que j'essaie de m'en défendre, j'ai hélas, toujours la triste sensation que je vais ennuyer le Lecteur à ressasser cet inaltérable et puissant sentiment qui m'aide à vivre ... Merci pour votre ressenti, merci à vous de me l'avoir écrit ! Bonne et heureuse journée ! M.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.