Mère Et Fille
POÈMES AJOUTÉS
XL
MÈRE ET FILLE
Je vais vous raconter, ma toute belle enfant,
Un laps de temps heureux où tout était charmant.
Très chères vous l’étiez, l’une à l’autre, et de cœur,
Ensemble organisant votre vie en bonheur.
Cet état pourrait bien vous sembler fort lointain,
Et ces tendres moments se parer d’incertain,
Comme un beau paysage, admiré quelque jour,
Mais qui, par temps de pluie, ne mérite un détour.
Pourtant, que cette mère eût joli temps passé,
Quand l’enfant, bien aimant et toujours empressé,
Lui offrait cette joie de dentelle embellie !
Or, en y songeant, elle se voit démunie …
L’enfant, dressant un mur au jour du mariage,
Puis, les petits venus, força l’appareillage.
Dur fut de constater que, la ligne en brisée
Du lien s’en étira, jusqu’à prendre envolée.
Dans l’an, la mère n’eut que quatre fois nouvelles,
D’anniversaires, fêtes des mères si belles,
De Noël, Nouvel An, quelques lignes banales,
Courriels peu disants pour en garder annales.
Cette attitude lui sembla pur abandon,
Car pas un moindre appel pour quêter un pardon.
La mère préféra le silence au reproche,
Désaveu qui lui fit craindre la moindre approche.
Bien fixée, la distance en délava son âme,
Qui ne s’engagea plus jamais, de peur d’un blâme.
Et la vague d’amour s’en vint là, pour mourir,
Sur la grève du cœur, cette plage en soupir.
Page 47
Cannes le 3 Mai 2015
M.A.B.M.
Droits Réservés.
XL
MÈRE ET FILLE
Je vais vous raconter, ma toute belle enfant,
Un laps de temps heureux où tout était charmant.
Très chères vous l’étiez, l’une à l’autre, et de cœur,
Ensemble organisant votre vie en bonheur.
Cet état pourrait bien vous sembler fort lointain,
Et ces tendres moments se parer d’incertain,
Comme un beau paysage, admiré quelque jour,
Mais qui, par temps de pluie, ne mérite un détour.
Pourtant, que cette mère eût joli temps passé,
Quand l’enfant, bien aimant et toujours empressé,
Lui offrait cette joie de dentelle embellie !
Or, en y songeant, elle se voit démunie …
L’enfant, dressant un mur au jour du mariage,
Puis, les petits venus, força l’appareillage.
Dur fut de constater que, la ligne en brisée
Du lien s’en étira, jusqu’à prendre envolée.
Dans l’an, la mère n’eut que quatre fois nouvelles,
D’anniversaires, fêtes des mères si belles,
De Noël, Nouvel An, quelques lignes banales,
Courriels peu disants pour en garder annales.
Cette attitude lui sembla pur abandon,
Car pas un moindre appel pour quêter un pardon.
La mère préféra le silence au reproche,
Désaveu qui lui fit craindre la moindre approche.
Bien fixée, la distance en délava son âme,
Qui ne s’engagea plus jamais, de peur d’un blâme.
Et la vague d’amour s’en vint là, pour mourir,
Sur la grève du cœur, cette plage en soupir.
Page 47
Cannes le 3 Mai 2015
M.A.B.M.
Droits Réservés.
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14 commentaires
cerise · le mardi 12 mai 2015 à 23:26
Très émue à vous lire...
Je vous souhaite de vous retrouver un jour.
Peut-être justement au début par écrit.
Vous écrivez si bien.
Mais non pas par mail ou SMS, mais à l ancienne, sur une vraie feuille de papier que l on peut garder dans poche et lire et relire.
Douce nuit à vous
Bien amicalement, Béatrice
Micheline 1940 · le mercredi 13 mai 2015 à 03:59
Je suis sensibilisée de vous avoir émue à la lecture de mon texte, narration d'un moment de vie certainement très courant dans notre civilisation dite moderne et détachée des choses de la Vie, essentielles pourtant au bien-être des coeurs et des êtres approchés. Et tout l'art est de savoir se comporter avec son prochain, de l'aborder sans le blesser, de le comprendre, et de ne pas lui asséner sa science infuse et ses dictats sans un plus petit préalable amical de compréhension de la personne qui vous fait face. C'est l'incompréhension qui gâche tout, et peut-être encore plus, la rigidité de réflexion, de sentiment, et surtout le refus de laisser à l'autre son libre arbitre ... Je vous remercie d’être passée me lire et me donner votre délicat sentiment. Doux rêves à vous, en retour, chère Lectrice, et mes souhaits de bonne, d’excellente nuit !
Avec mon amitié, M.
domi/amimots · le mercredi 13 mai 2015 à 06:13
mes amitiés, et belle journée !
Cerise · le mercredi 13 mai 2015 à 09:46
J'ai lu...sourire
Oui c'est tout cela qui fait parfois obstacle aux relations et la peur tout simplement.
Que le soleil réchauffe votre coeur...sourire
Amicalement
Béatrice
Micheline 1940 · le mercredi 13 mai 2015 à 15:28
Avec ce magnifique soleil on se sent revivre, mieux respirer, mieux entendre les bruits de la Vie qui s'écoule, s'écoule ...Heureusement que le temps passe, et laisse à l'oubli l'heur de s'installer, de s'ancrer pour une prétérition salvatrice, acceptante, comme vous l'écrivez si justement ! Je vous remercie infiniment de vous être attardée sur mon texte, merci à vous, très sincèrement.
Mes amitiés poétiques assorties de voeux radieux d'une belle et douce journée.
M.
Micheline 1940 · le mercredi 13 mai 2015 à 15:34
Pour vous aussi, amie, mes augures d' une journée flamboyante et joyeuse, empreinte de tous les bonheurs du monde !
Merci d'être repassée pour cet amical coucou, et bien à vous,
M.
Guy · le mercredi 13 mai 2015 à 23:39
Le lien avec les enfants devrait pouvoir être préservé. Et même renforcé avec l'arrivée des petits-enfants.
Mes deux petits amours sont pour moi un tel soleil !
Bonne nuit.
Avec mon amitié.
Micheline 1940 · le jeudi 14 mai 2015 à 02:40
Qu'il soit loué pour ce qu'il est !
Bonne nuit cher ami, et à vous lire bientôt ! Mille amitiés,
M.
marine · le jeudi 14 mai 2015 à 14:54
beau poème
Micheline1940 · le jeudi 14 mai 2015 à 16:49
Puisse en retour vous jouer un si vilain tour !
Merci d'être passée,
Amitié attristée !
M.
domidom · le jeudi 14 mai 2015 à 18:23
Voilà une image de la cruauté de la vie....
Ces enfants que nous aimons, pour lesquels nous tremblons, ces enfants qui sont souvent la cause de nos grandes joies, mais aussi de nos chagrins, ces enfants, on voudrait que toujours ils soient à nos cotés, intentionnés, mais la vie, le mariage, l'arrivée des petits enfants....
Sans même nous en rendre compte, petit à petit, nos enfants ne sont plus aussi attentifs, une roue s'est tournée, et voilà, le temps passe, la vieillesse nous prend, et nous restons là, à attendre quelques visites, souvent trop rares, ou encore, un appel téléphonique....
Alors, fatiguée d'attendre, on voudrait prendre le téléphone, appeler, mais voilà, ce n'est jamais le bon moment....
Je pense que malheureusement, que nous sommes beaucoup à vivre cet état de chose....
Puis un jour, on se retrouve dans une maison de retraite, et là, on n'attend plus rien, ni personne....
La triste réalité de votre poème m'a arracher les larmes, et pourtant, je ne vis pas encore cette situation, mais je suis lucide, il suffit de regarder autour de soi, pour s'apercevoir, que le malheur qui frappe chez le voisin aujourd'hui, peut venir vous frapper demain....
Bisous à vous chère Micheline et merci pour cet écrit magnifique et pleins d'émotions...
Amitiés et respects...
Domino...
Micheline 1940 · le jeudi 14 mai 2015 à 21:20
Je n'osais aborder ces moments de vie, pensant qu'ils étaient une grande et inique exception, et qu’il semblerait bien inimaginable à certains, voire même à quelques lecteurs de n'en point croire le plus petit du moindre mot... Et pourtant, il s'avère que ce texte révèle des douleurs cachées, tues et enfouies pour les oublier et ainsi moins souffrir, jusqu'à faire nier à la mère le fait même d'avoir été un ventre où s'est niché son malheur programmé... Trop aimer peut tuer, et cela, je puis le concevoir à « l’usage ». Essayer un rapprochement peut augmenter les « chances » de souffrir, alors, à quoi bon s’auto- crucifier ? Je suis bien triste pour vous, amie, car je sais votre douleur, pour l’avoir entendue, mais vous souhaite cependant un ressaisissement, car il faut beaucoup d’autosuggestion pour faire oublier que la mère fût aimante. Votre lettre m’a émue, et il ne pouvait en être autrement de termes qui collent si bien au vécu d’une mater dolorosa.
Avec mon sincère sentiment de fidèle amitié,
M.
violette · le mardi 9 juin 2015 à 17:09
Nous avons enfanté
Autrefois et naguère
De petits anges doux
Qui nous disaient maman
Et notre cœur fondait
A leur moindre prière
A leurs câlins
A leurs bisous
Et nous voici devenues vieilles
Ils nous ont oubliées
Dans nos rêves
Ils appellent encore
Maman maman
Et au réveil
Nous les cherchons
Autour de nous
Nos mères à nous
Sont nos amies nos sœurs
Celles qui comme nous
Souffrent dans leurs prières
Et savent qu’elles ont enfanté
Des loups.
3 juin 2007 –15 h
Micheline 1940 · le mercredi 24 juin 2015 à 06:01
Pardonnez-moi si je n'ai pas répondu plus tôt à votre poème, car je viens de le découvrir seulement à l'instant, et c'est bien tard, je le sais, mais j'aurais fait la démarche de vous en remercier avec le regret de ne l'avoir fait plus tôt. Je puis de suite vous dire que le texte est criant de vérité, pour certaines mères, hélas, mais toutes, fort heureusement, n'ont pas à faire à des enfants égoïstes et ingrats... Mais la vie est ainsi faite, et la souffrance est de mise sur cette Terre ! Jouissons donc en esprit et par avance, du bonheur infini qui nous sera accordé aux Cieux de notre Éternité !
Encore merci pour être passée sur ma page !
Bien amicalement,
M.
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