Juin 1986 - Mai 2015
POÈMES AJOUTÉS
XLII
JUIN 1986 – MAI 2015
Je souffre d’absence. Ce grand vide au silence
Toujours mène au constat du maelstrom qui devance.
Je souffre d’absence… de ce passé qui vient
De l’espace insensé que mon âme contient !
Il s’estompe et revient, m’obligeant de survivre,
Quant à mon avenir, devrais-je le poursuivre ?
N’apportant de réponse, il se joue du discours,
Et sa ronce me griffe à l’âme au fil des jours.
Il me serait bonheur d’en finir au plus vite,
Et combien m’est regret qu'il ne vienne à l’invite !
Me faudra t-il longtemps endurer cet état ?
Qui, brisée me laissa, sans ressort ni débat ?
Ô mon cœur sanglotant, pesant comme une pierre !
Attentive ne suis à plus rien et m’enferre.
Le soleil même, ne m’illumine plus l’œil,
Et tous les chants d’oiseaux se brisent à l’écueil
De ce no man’s land creux, tout empli de grisaille,
De rien, silencieux, d’un vide qui bataille.
C'est donc ce maigre état de vivre qu’il m’est donné ?
Qu’enivrée de rancœur il me soit pardonné !
Cannes le 9 Mai 2015
Page 49
M.A.B.M.
Droits Réservés.
XLII
JUIN 1986 – MAI 2015
Je souffre d’absence. Ce grand vide au silence
Toujours mène au constat du maelstrom qui devance.
Je souffre d’absence… de ce passé qui vient
De l’espace insensé que mon âme contient !
Il s’estompe et revient, m’obligeant de survivre,
Quant à mon avenir, devrais-je le poursuivre ?
N’apportant de réponse, il se joue du discours,
Et sa ronce me griffe à l’âme au fil des jours.
Il me serait bonheur d’en finir au plus vite,
Et combien m’est regret qu'il ne vienne à l’invite !
Me faudra t-il longtemps endurer cet état ?
Qui, brisée me laissa, sans ressort ni débat ?
Ô mon cœur sanglotant, pesant comme une pierre !
Attentive ne suis à plus rien et m’enferre.
Le soleil même, ne m’illumine plus l’œil,
Et tous les chants d’oiseaux se brisent à l’écueil
De ce no man’s land creux, tout empli de grisaille,
De rien, silencieux, d’un vide qui bataille.
C'est donc ce maigre état de vivre qu’il m’est donné ?
Qu’enivrée de rancœur il me soit pardonné !
Cannes le 9 Mai 2015
Page 49
M.A.B.M.
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4 commentaires
euphonie0 · le jeudi 14 mai 2015 à 08:37
La perte d'un être est toujours une douleur, elle reste ancrée au plus profond de nous.
Quand je ferme les yeux me laisse aller je ressent toutes les émotions d'amour que mon petit frère avait pour moi, et son visage souriant me revient à mon esprit.
Il faut continuer à vivre pour eux partis trop tôt et aussi pour nous car la vie sur terre est un passage qu'il ne faut pas rater.
Très beau cri d'amour.
Amicalement
Marie
domidom · le jeudi 14 mai 2015 à 19:19
Alors, j'imagine qu'il en est de même pour la perte d'un conjoint, comment pouvoir trouver la force d'affronter un tel drame....
Je remercie le ciel de ne pas m'avoir infliger ce cauchemar. En février 2013, mon fils faisait un infarctus, après 3 jours de coma, il s'en est sorti idem, 6 mois plus tard, c'était moi qui faisait mon premier infarctus...
Aujourd'hui, je me demande si j'aurais pu survivre à mon fils, grâce au ciel, Dieu nous a épargné...
Vous lire brise le cœur, car cette douleur qui vous habite est profondément enracinée, et je crains qu'elle le soit jusqu'à votre dernier souffle...
Je ne sais pas, mais j'imagine, qu'il faut beaucoup de courage, pour vivre ainsi, tenaillée par la souffrance...
Toute mon amitié, et mon profond respect...
Domino...
Micheline 1940 · le vendredi 15 mai 2015 à 06:14
jusqu'à ce qu'une bru le chipe ! Et, on peut survivre à tout, avec beaucoup de peine, mais dans quel état ! que l'on ne souhaite pas même à son pire ennemi !
Je vous remercie d'être venue me lire, et vous passe par ce courriel, mon amitié confraternelle. Bien à vous,
M.
Micheline 1940 · le jeudi 4 juin 2015 à 06:14
Bien amicalement, M.
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