Été
POÈMES MÉLANCOLIQUES
II
ÉTÉ
Retiens tes longs rayons, Soleil incandescent !
Vois comme la Nature en souffre et pleure l’ombre !
Une alouette fuit, haut dans le firmament,
Échappant aux torpeurs puissantes où tout sombre.
J’entends le doux ruisseau chanter près du mûrier,
Rafraîchissant un peu l’air qui chauffe et ondule.
Paisse au loin le troupeau d’un jeune chevrier
Qui, sous l’astre en ardeur, peine sous sa férule.
Il est plaisant séjour offrant pures merveilles,
Des champs de lavandins aux subtiles senteurs,
Se déroulant aux pieds des restanques à treilles,
Couvertes d’un ciel bleu mêlant son mauve aux fleurs,
Restituant l’Azur, à vous crever les yeux,
Qu’esthétisent en chœur, éclaboussant d’envoûte,
L’eau, la pierre et la flore éblouies par les cieux…
Ô précieux instants ! Cœur frémissant, écoute !
Sous la forte chaleur les cigales enragent,
Couvrant le clapotis timide du ruisseau.
D’eux-mêmes les gardons dans les graviers s’encagent,
Préférant la pénombre au tendre vermisseau.
Puis viendra l’heure exquise où la brise saura
Ranimer dans l’instant le bal des libellules,
Mon âme délasser, qui déjà goûtera
Le frisson dans le cœur des pâles renoncules.
Cannes le 8 Juillet 2015
Page 3
M.A.B.M.
Droits Réservés.
II
ÉTÉ
Retiens tes longs rayons, Soleil incandescent !
Vois comme la Nature en souffre et pleure l’ombre !
Une alouette fuit, haut dans le firmament,
Échappant aux torpeurs puissantes où tout sombre.
J’entends le doux ruisseau chanter près du mûrier,
Rafraîchissant un peu l’air qui chauffe et ondule.
Paisse au loin le troupeau d’un jeune chevrier
Qui, sous l’astre en ardeur, peine sous sa férule.
Il est plaisant séjour offrant pures merveilles,
Des champs de lavandins aux subtiles senteurs,
Se déroulant aux pieds des restanques à treilles,
Couvertes d’un ciel bleu mêlant son mauve aux fleurs,
Restituant l’Azur, à vous crever les yeux,
Qu’esthétisent en chœur, éclaboussant d’envoûte,
L’eau, la pierre et la flore éblouies par les cieux…
Ô précieux instants ! Cœur frémissant, écoute !
Sous la forte chaleur les cigales enragent,
Couvrant le clapotis timide du ruisseau.
D’eux-mêmes les gardons dans les graviers s’encagent,
Préférant la pénombre au tendre vermisseau.
Puis viendra l’heure exquise où la brise saura
Ranimer dans l’instant le bal des libellules,
Mon âme délasser, qui déjà goûtera
Le frisson dans le cœur des pâles renoncules.
Cannes le 8 Juillet 2015
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12 commentaires
Pierre · le dimanche 12 juillet 2015 à 17:32
J' ai dû mettre mes RayBan pour le
lire !!!... Amitiés estivales, Pierre
Ivy · le dimanche 12 juillet 2015 à 19:43
Merci de ces vers estivales.
Alors que le soleil s'est longtemps fait désirer; maintenant on implore la fraicheur ! Mais aujourd'hui qu'en Beauce c'est chose faite, le soleil nous manque ! Décidément l'été fait la pluie et le beau temps...! Sourire
Amitiés
euphonie0 · le dimanche 12 juillet 2015 à 22:03
Ce fut un régal de lecture.
Merci à la canicule qui vous a fait créer un très beau poème
Amitiés
Marie
Micheline 1940 · le lundi 13 juillet 2015 à 03:55
Il est vrai que c'était éclaboussant de lumière et de couleurs, aussi, vous avez eu raison bien de chausser vos RayBan ! C'est fragile les yeux ! Alors, user de prudence est plus que nécessaire !!!
Je dois vous avouer que je me suis régalée sur vos lignes chargées d'un si bel humour ! Merci cher poète pour être passé si amicalement me faire un coucou, et je vous retourne mon amitié, bien sincèrement !
M.
Micheline 1940 · le lundi 13 juillet 2015 à 04:12
Combien vous êtes chanceuse d'avoir à profiter d'un peu de fraîcheur ! Il est vrai que la pluie c'est triste, d'autant plus en période d'été, mais la chaleur sans brise est insupportable, surtout lorsque le coeur est défaillant, et j'attends la pluie comme la pauvre grenouille près de sa mare desséchée, avec l'angoisse terrible de ne la point voir venir ! Et ça ne sera toujours pas pour demain car il est annoncé de la température chez nous pour un bon moment ! Merci à vous d'être passée me lire, et croyez bien, Ivy, à mon amical souvenir.
M.
Micheline 1940 · le lundi 13 juillet 2015 à 04:27
Votre passage m'a bien fait plaisir, car depuis un moment j'avais un peu perdu pied, et je me sentais sans force, même pour me tenir au courant de ce qui fleurissait sur le Site ! Or, cette fois-ci, j'aurai beaucoup de mal à rattraper cet immense retard de lecture ! Et je ne puis, hélas, que vivement le regretter ! Je vous remercie, Marie, de votre appréciation qui m'est allée droit au coeur !
Avec amitié,
M.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 13 juillet 2015 à 09:04
J'ai commencé par lire ta/votre nuit d'été. Rafraîchissante, féconde et silencieuse avant de lire ce poème.
Ici rayonne l'astre du jour. Un poème descriptif, et quand je fais usage de cet adjectif, c'est pour souligner qu'en lisant tes vers l'on visualise le paysage que tu/vous as sous les yeux. Sous les yeux, vraiment, où souvenirs d'un autre jour ? Je n'ai pas souvenir qu'aux abords immédiats de Cannes il y ait de gais ruisseaux et des muriers. D'autant qu'entre autre exemple, le béton a bien fleuri entre le vieux port et Mandelieu !!!!!!!
Mais qu'importe, entre nuit d'été et soleil d'été, j'ai pu grâce à tes/vos vers, j'ai pu me rassasier d'une certaine vision des beaux jours. Paris en été est si différent !
(Rattraper les immenses retards de lecture ! Ah, je connais ça. Ce n'est pas grave, Micheline, mais non seulement l'on a l'impression de passer parfois à côté de belles choses et également, l'on se désole ne ne pouvoir mettre un petit commentaire chaleureux qui fait toujours plaisir).
Bien à toi/vous et très amicalement. Philip.
Micheline 1940 · le lundi 13 juillet 2015 à 10:27
Je suis restée sous le charme de la Drôme où la famille possède une propriété près de Grignan, dans un village fortifié qui a pour nom Taulignan. La propriété est un ancien Relais de Poste, du temps béni où l'on ne voyageait qu'à cheval. Le coin est superbement couvert de lavandes qui embaument et explosent au ciel, et la Riaille coule le long de la propriété où l'allée de mûriers apporte ses bien frais et consolants ombrages.
Tout y est magnifiquement beau, et les vieilles pierres me bouleversent l'âme, car tout ce qui a vécu raconte les siècles passés, riches de notre histoire de France. Et, les moments que je décris font partie de ma propre vie.
Quant à Cannes, c'est pour moi, une ville sans attrait véritable, une vitrine à une seule artère : La Croisette ! Malheureusement, très amplement et trop largement défigurée par cette verrue horrible, cette affreuse chose qu'est le bunker des Festivals, et que je déplore parfaitement !
Ce matin, les cigales grésillent avec une force centuplée à me faire sauter les tympans ! Elles nous annoncent une affreuse chaleur !
Merci pour votre commentaire, cher Philippe, et il me fut agréable à lire !
Beaucoup d'amies/is ont déserté le Site et j'en suis tout à fait attristée...
Pourquoi cette désaffection ?
Vous qui les connaissez depuis longtemps, vous ont-ils dit s'ils reviendraient un jour ? bientôt ? Dans cette heureuse perspective, je vous souhaite une excellente et superbe journée, cher ami, et vous dis ici, toute mon amitié.
M.
domidom · le jeudi 16 juillet 2015 à 21:28
Alors, je dirais simplement..
Comment ne pas adorer, c'est très très beau...
Merci pour toutes ces merveilleuses poésies....
Amitiés à vous....
Domie...
Micheline 1940 · le dimanche 19 juillet 2015 à 18:58
Pardonnez-moi de passer si tard sur votre commentaire, mais la chaleur m'empêche d'approcher cet appareil qui nous relie... Aussi, soyez remerciée de votre commentaire qui, comme toujours, m'élève très au-dessus de la place où je me relègue ...
Mille mercis qu'accompagnent mon amitié.
M.
Guy · le mercredi 22 juillet 2015 à 14:46
J'ai vraiment beaucoup aimé lire ce poème bien de saison, dans la grande chaleur actuelle du sud-ouest.
Vous étiez à Grignan, je comprends encore mieux ce poème, où tout rappelle cette jolie contrée. Pour ma part, j'ai adoré travailler à Valréas, j'y allais souvent en juin, quand les plus longs jours sont là, sans trop de monde encore dans les alentours.
J'avais écrit quelques vers malhabiles sur ce sujet, en début d'année dernière, intitulés "En Provence":
http://www.mespoemes.net/sites/lire.php?id_poeme=105037&login=renato&page=6
Je vous adresse mes amitiés et un peu de fraîcheur Nantaise pour mieux supporter la chaleur..
Micheline 1940 · le mercredi 22 juillet 2015 à 16:26
J'ai poussé plus loin ma curiosité et ne fus point déçue d'ici vous retrouver ! Je vous remercie de ce joli poème si parfaitement réussi sur la Provence qui m'a réjouit le cœur ! De cela soyez en sûr ! Car j'y ai ressenti la Provence si belle ! Cette terre romane transpirant l'antiquité, la somptueuse, la riche, la très superbe, celle qui nous émeut la fibre au point d'en tirer larmes !
Merci ami, de m'avoir offert ce bien délicieux moment, et de votre fraîcheur Nantaise qui ne tardera pas à me parvenir !
Mille amitiés !
M.
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