Chaleur
POÈMES MÉLANCOLIQUES
VI
CHALEUR
Été ! Tu n’en finis de brûler la Nature,
Desséchant, assoiffant plus qu’il n’est de raison,
Petit jardin de Cure, allées à frondaison,
Ne vois-tu qu’il est temps ? Tu montres calenture !
Glorieux malfaisant, tu persistes, t’entêtes
À lancer tes chaleurs sans ordre et pour longtemps.
Ne sens-tu qu’il nous faut respirer le Printemps ?
Ne crois-tu qu’il est temps d’aller vers d’autres fêtes ?
Tous s’enquièrent bientôt. Que la raison lui vienne !
Beaux plaisirs à tirer de ces jours accablés !
La campagne se tait, les cours d’eaux ensablés
Ne chantent plus autant, pour ce qu’il m’en souvienne.
Vas au Diable porter tes feux sorciers, funestes,
Laisses-nous à loisir respirer notre soûl.
Quand l’Automne viendra, ne donnerons un sou,
Pour voir se rallumer tes fièvres immodestes.
Cannes le 1er Septembre 2015
Page 7
M.A.B.M.
Droits Réservés.
VI
CHALEUR
Été ! Tu n’en finis de brûler la Nature,
Desséchant, assoiffant plus qu’il n’est de raison,
Petit jardin de Cure, allées à frondaison,
Ne vois-tu qu’il est temps ? Tu montres calenture !
Glorieux malfaisant, tu persistes, t’entêtes
À lancer tes chaleurs sans ordre et pour longtemps.
Ne sens-tu qu’il nous faut respirer le Printemps ?
Ne crois-tu qu’il est temps d’aller vers d’autres fêtes ?
Tous s’enquièrent bientôt. Que la raison lui vienne !
Beaux plaisirs à tirer de ces jours accablés !
La campagne se tait, les cours d’eaux ensablés
Ne chantent plus autant, pour ce qu’il m’en souvienne.
Vas au Diable porter tes feux sorciers, funestes,
Laisses-nous à loisir respirer notre soûl.
Quand l’Automne viendra, ne donnerons un sou,
Pour voir se rallumer tes fièvres immodestes.
Cannes le 1er Septembre 2015
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11 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 4 septembre 2015 à 06:40
Avant de partir pour quelques semaines bien loin et "abandonner" le site (!!!), je vais à ton/votre égard ne pas prendre mon retard coutumier.
Je m'aperçois que, comme je le fais régulièrement avec beaucoup de plaisir, à l'égard des autres ami(e)s, je n'avais pas encore, par plaisir, "mis mes vers dans tes/vos vers". J'espère que tu/vous ne le prendras pas mal. C'est en pure amitié, car cela peut ne pas faire plaisir que l'on surenchérisse sur quelque chose de personnel. Alors voici ce que je pense de ce poème, sous forme de.....ressenti poétique :
"Eté, lentement languissant,
Saison de feu, saison de blé,
Ton chant fier et finissant
S'éteindra doucement, en prenant
le temps de nous sourire encor.
Pour honorer d'une tiède pirouette,
D'une caresse chaude,
Nos âmes, nos regards, nos
Coeurs qui battirent le temps d'une saison,
Au rythme fébrile et langoureux
D'un azur chargé de feu.
Eté,
Il est temps de repartir.
Mais chaque couleur, chaque musique,
Chaque mot gorgés de la chaleur du monde,
Nous rappelleront à ton souvenir.
Et quand le coeur des hommes,
Transi par les frimas des longs jours gris et si lentement finissant
Se réveillera lentement, tu renaîtras enfin."
Voilà, chère Micheline, c'est improvisé, juste une bien amicale reconnaissance à ces vers si charmants. Amitiés bien sincères. Philip.
fiévreux
Pierre · le vendredi 4 septembre 2015 à 11:54
l'été ! La fournaise estivale ! Mais
Septembre est déjà là ! Avec lui, les
Mystères de l'Automne ... Amitiés,
domi/amimots · le vendredi 4 septembre 2015 à 15:43
j'ai beaucoup aimé "Ne chantent plus autant, pour ce qu’il m’en souvienne."
cette petite touche personnelle et nostalgique dans cette dénonciation d'une nature qui a perdu la boule...
amitiés chère Micheline, et au plaisir !
domidom · le vendredi 4 septembre 2015 à 20:49
Au plaisir de vous lire...
Amitiés, Domie...
Nemo · le samedi 5 septembre 2015 à 17:25
Guy · le dimanche 6 septembre 2015 à 07:21
Amitiés. Guy
Micheline 1940 · le dimanche 6 septembre 2015 à 15:39
Le Temps me tient, commande, et je ne le maîtrise. Je me sens envahie de découragement. À peine pied posé, en retard me voici, et rien ne pourra plus me le faire rattraper...
Tout cela pour vous prier de me pardonner ces délais qui ne sont guère plaisants à ma vie. Or, je ne sais comment, et par quel miracle, une force me pousse à me mettre au clavier. Je viens ici, ami, vous remercier d’encore lire mes pâles textes, alors que vous œuvrez ciselant vos écrits, à bien commenter les Poètes de ces Lieux, ce qui est fort courtois et mérite louanges. Votre texte qui brosse un été idyllique, tout empli de regrets de le voir s’envoler, force l’admiration ! J’envie la résistance des êtres qui supportent l’affreuse canicule qui me fit tant souffrir. Mais allons au-delà des basses contingences, et parlons de ce qui vous fit écrire si bien votre Été bien douillet aux rayons chaleureux, et que bien malheureux, vous le voyez s’enfuir. Il est vrai, qu’à l’hiver, dans le frisson qui dure, on repense à l’éclat d’un soleil bienfaisant, qui adoucit le cœur et les heures des jours qui restent à porter avant qu’il nous revienne.
À bientôt ! Et surtout, ne nous oubliez pas !
Bien amicalement,
M.
Micheline 1940 · le dimanche 6 septembre 2015 à 16:01
Il m'est toujours un peu d'angoisse dans le cœur, lorsqu'au bas de mon texte, le blanc s'installe et dure ... Je me dis que le thème ne plait, déplairait même ! Puis quand viennent vos commentaires amicaux, je me rassure un peu, en pensant que peut-être, ça n'était pas trop mauvais. Dans tous les cas, merci infiniment Poète Guy, de m'avoir fait le plaisir de vous retrouver sur ma page, et de me lire avec bonne amitié.
Toute la mienne, sincèrement,
M.
Micheline 1940 · le dimanche 6 septembre 2015 à 16:10
Combien il me fut agréable de vous plaire en ce vers "Ne chantent plus autant, pour ce qu’il m’en souvienne." , et si gentil à vous de venir me le dire ici!
Je vous en remercie, oh! bien sincèrement, et vous prie de trouver là, tout au fil de mon encre, toute mon amitié !
M.
Micheline 1940 · le dimanche 6 septembre 2015 à 16:43
Le frais semblait tenir, deux petits jours, hélas, et puis le chaud revient, et sous nos cieux si bleus, je le sens durement! Je sais que cet hiver, mes os réclameront de la chaleur, en vain, mais qu'il est difficile de combler, satisfaire les besoins incessants d'un corps qui désespère! J'attends de voir ici, les feuillages s'empourprer qui me régaleront l'oeil de leurs moires dorées.
Merci de vous être approchée de mon texte, et vous en remercie bien chaleureusement.
Amitiés,
M.
Micheline 1940 · le dimanche 6 septembre 2015 à 17:13
Mille mercis bien amicaux,
M.
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